«Apou» a comblé ses partisans

Parmi les amateurs de boxe qui prenaient place... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Parmi les amateurs de boxe qui prenaient place au Club Empire, deux partisanes de la première heure de Pier-Olivier Côté: sa mère, Christiane Pleau (au centre), et sa soeur, Marie-Christine Côté (à droite en rouge).

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Même si la foule réunie au Capital FM Arena de Nottingham, en Angleterre, appuyait son adversaire Mark Lloyd, le boxeur Pier-Olivier «Apou» Côté, qui a remporté de belle façon son combat retour samedi, pouvait compter sur les encouragements de son fan club réuni à 5000 km de là au Club de boxe Empire de Sainte-Foy, qui présentait le combat sur écran géant.

Les quelque 400 personnes réunies dans l'almamater de Côté écoutaient religieusement le combat, applaudissant les bons coups de leur favori et criant «Apou! Apou! Apou!» pour l'encourager comme si leurs cris pouvaient franchir l'océan Atlantique pour se rendre aux oreilles du pugiliste de Québec.

«Ça ne me surprend pas de le voir là», lançait avant le combat son partenaire d'entraînement Nicolas Valcourt, qui suit la carrière de Pier-Olivier depuis plusieurs années. «Il avait hâte de remonter dans le ring après avoir pris une pause de trois mois. Il a la forme physique, la force de frappe, tous les atouts qu'un boxeur doit posséder.»

Les cris et les applaudissements des amateurs explosaient à chaque coup de poing de Côté et la fièvre s'est emparée du public quand le boxeur de Québec a donné quelques bonnes taloches à son adversaire au deuxième round.

La foule était en liesse, au cinquième round, quand Côté s'est imposé clairement face à un adversaire qui commençait à en avoir assez. Tous ont bondi de leur siège quand il a envoyé une première fois Lloyd au tapis d'un solide uppercut de la droite, puis une deuxième fois avec un crochet de la gauche.

On aurait cru que le boxeur était dans la même pièce que ses partisans à la toute fin de la cinquième reprise alors que les amateurs de Québec criaient pour qu'il en finisse avec Lloyd. Leur voeu aura été exaucé par l'arbitre, qui a mis fin aux tourments du Britannique en déclarant le K.-O. technique quelques secondes avant la fin du round.

Fierté familiale

Parmi les amateurs de boxe qui prenaient place au Club Empire, deux partisanes de la première heure d'«Apou» : sa mère Christiane Pleau et sa soeur Marie-Christine Côté, qui n'allaient certes pas rater le combat de Pier-Olivier, même si celui-ci se déroulait sur un autre continent.

«Je suis vraiment fière de mon petit frère, je suis sa plus grande groupie! Je savais qu'il était prêt», lançait fièrement Marie-Christine après le combat. «J'essaie de ne pas manquer un seul de ses combats. Même quand j'étais au Moyen-Orient, je downloadais tous ses combats pour pouvoir les regarder.»

La jeune femme avoue toutefois avoir trouvé le combat un peu long. «Je suis toujours un peu stressée, même si j'ai confiance en mon frère, car je sais qu'à la boxe, un seul coup de poing et c'est terminé», signale-t-elle.

Quant à la maman de Pier-Olivier, la fierté se lisait également sur son visage. «Je l'ai trouvé bon! Au début, il étudiait son adversaire. Et c'est sûr que j'étais nerveuse, mais je suis très fière de Pier-Olivier. Il s'en va au sommet!» a-t-elle lancé.

La dame se rappelait également une anecdote au moment où son fils faisait ses débuts. «Je me souviens d'être allée jouer au casino à Atlantic City et m'être dit qu'un jour, Pier-Olivier allait peut-être boxer là. Regardez où il est rendu aujourd'hui! Il boxe en Europe!»

«Ils sont clairs pour un boutte»

En passant, ta mère est bien fière de toi, glissait-on à l'oreille de Pier-Olivier Côté avant de raccrocher. Il n'en fallait pas plus pour prolonger la conversation. «C'est gentil de sa part, je suis sûr que je viens de la rendre bien fière. Toute ma famille capote, présentement. Je suis le seul sportif du groupe, ils sont tous des intellectuels, je les fais sortir de leur zone de confort. Ma mère est toujours stressée quand je me bats, elle a peur que je mange un coup de poing. Mais là, ils vont pouvoir relaxer parce que je ne boxerai pas de l'été, ils sont clairs pour un boutte...» disait-il en remerciant les siens de leur appui inconditionnel.

Avec la collaboration de Carl Tardif

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