À l'automne 2008, Bizier et GYM ont paraphé une première entente bonne pour trois ans ou 18 combats, selon la première occurrence. Un contrat standard de départ comme l'ont signé Jean Pascal ou Adonis Stevenson à leurs débuts.
Pour Bizier, une blessure au coude a allongé la période de deux mois, en cours de route. Ce qui fait que l'affrontement du 17 décembre contre Lanardo Tyner constituait la 17e et dernière étape de ce premier accord.
La relation n'a pas toujours été aussi harmonieuse. Bizier n'a remporté que trois de ses six premiers combats par knock-out. Ce qui a fait douter le promoteur Yvon Michel et l'entraîneur Marc Ramsay sur le potentiel de leur recrue de Québec. «Je leur ai dit : "Laissez-moi le temps!"» sourit aujourd'hui le boxeur de 27 ans.
Neuf de ses 10 sorties suivantes se sont conclues avant la limite, dont quatre fois dès le premier round. Sa récente victoire par décision unanime au Colisée de Québec est venue interrompre une séquence de six K.O. consécutifs. Sa performance contre Tyner a de plus démontré toute sa maturité et son endurance lors de gros combats.
Une performance qui lui laissait les yeux tuméfiés et les mains souffrantes pour quelques jours. Mais qui a sûrement aussi convaincu Michel de verser en totalité l'argent de fin de contrat qu'il doit à son protégé, auteur d'une fiche de 17-0 et 12 K.O.
Question de mettre la table en vue d'une nouvelle entente d'encore trois ans, s'attend le principal intéressé. N'oublions pas que tous ces contrats renferment une clause selon laquelle deux revers de suite du boxeur en justifie la résiliation de la part du promoteur.
Bizier se plaît dans l'équipe de GYM, à Montréal. Il s'entraîne avec Pascal, Stevenson, Antonin Décarie, David Lemieux, Didier Bence. Il y trouve aussi tous les services à portée de main, comme physiothérapeute, massothérapeute ou médecin.
Il ne compte toutefois pas étirer sa carrière pour rien. Il sait que Ramsay ne le laissera pas continuer non plus. «Je ne veux pas recevoir des coups pour rien. Je ne veux pas avoir des séquelles à 40 ans», assure-t-il.
Le boulot d'entraîneur l'intéresse au plus haut point. Son père l'a coaché durant sa douzaine d'années chez les amateurs. Son frère, Yannick, est déjà en train de prendre la relève du paternel au club Le Cogneur, à Charlesbourg.