La Floride se fout du baseball

Aux parties des Marlins, à Miami, plusieurs bancs... (AP, Wilfredo Lee)

Agrandir

Aux parties des Marlins, à Miami, plusieurs bancs sont très souvent vides, comme à ce match du 27 juin dernier.

AP, Wilfredo Lee

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Associated Press
Miami

Un partisan des Marlins de Miami entre dans un bar, et ceci est loin d'être une blague: il souhaite regarder son équipe jouer, mais les 10 téléviseurs présentent d'autres matchs dans des fuseaux horaires différents. Le bar, situé tout près du Marlins Park, dénonce le manque d'allégeance à l'équipe locale haut et fort.

Il s'agit d'une situation qui survient de plus en plus souvent dans le sud de la Floride, et où serait-il probable de la voir se reproduire? Pas à Boston, ni à St. Louis, ni à San Francisco, ni dans n'importe quelle autre ville où s'est installé le baseball majeur.

Tampa Bay? Peut-être. Tout comme les Marlins, les Rays sont les derniers au chapitre des assistances et ils luttent contre l'apathie des partisans qui afflige les deux concessions depuis qu'elles ont été fondées dans les années 90.

Les Marlins en sont à leur 25e saison et s'apprêtent à accueillir le Match des étoiles pour la première fois de leur histoire. Mais, est-ce que le baseball majeur est à sa place en Floride?

Peut-être pas, étant donné l'échec des Rays et des Marlins, qui ont été incapables de bâtir et développer un lien d'appartenance avec leur communauté.

«Je ne comprends pas l'écart profond qui existe, a avoué Joe Maddon qui sera le gérant de la Ligue nationale lors du Match des étoiles et qui a été le gérant des Rays durant neuf saisons. Le camp d'entraînement printanier a lieu ici depuis les 100 dernières années. Tu penses que ce sera un bon marché pour le baseball.»

C'est plutôt un bon marché pour les partisans qui collectionnent les fausses balles, puisqu'ils ont peu de compétition. Les Rays ont terminé bons derniers des majeures pour les assistances à chaque saison depuis 2011. Les Marlins ont terminé au dernier rang dans la Ligue nationale lors de 11 des 12 dernières saisons.

Plusieurs spectateurs qui se présentent au stade se soucient davantage des visiteurs - même si ça signifie de les huer.

Les deux équipes ont même tenté de changer leurs noms au cours des années; sans succès.

Alors que faire?

«Il existe plusieurs problèmes», affirme le premier-but des Rays, Logan Morrison, qui a également joué pour les Marlins. «Plusieurs résidents de la Floride ne sont pas originaires de cet état. Les organisations sont relativement jeunes, alors elles ne sont pas profondément enracinées chez les locaux. Plusieurs personnes qui assistent à des matchs dans les deux marchés de la Floride sont partisans d'autres équipes.»

Un autre problème provient du manque de compétitivité. Les deux équipes ont atteint les séries à six reprises lors de leurs 43 saisons combinées. Les Marlins n'ont pas participé aux éliminatoires depuis 2003, la plus longue disette de la Ligue nationale.

Le Match des étoiles sera l'occasion rêvée pour présenter le stade des Marlins, vieux de cinq ans, qui a reçu plusieurs éloges sans toutefois régler le problème des assistances. Contrairement aux Marlins, les Rays disputent leur match au Tropicana Field, vieux de 27 ans, qui fait partie des pires stades de tous les sports professionnels réunis.

Les deux stades sont tous les deux situés à l'extérieur des grands centres, ce qui rend les déplacements longs lors de l'heure de pointe pour des spectateurs potentiels.

«Les Marlins ont plusieurs partisans, a expliqué le directeur du club, Jeff Conine, un ancien joueur étoile surnommé "Mr. Marlin". Je me fais reconnaître, peu importe où je vais. Les gens aiment les Marlins. Ils n'assistent simplement pas aux matchs.»

Lorsqu'un processus d'expansion a entrainé des équipes en Floride, le baseball majeur s'attendait à un succès monstre en raison de la tradition du camp d'entraînement printanier. Mais plusieurs partisans qui assistent à ces matchs ne sont pas présents durant l'été.

Le meilleur espoir pour aboutir rapidement à une solution pour les Rays serait d'obtenir un nouveau stade à Tampa, en face de la baie où se situe leur domicile actuel à St. Petersburg. L'an dernier, un vote a permis aux Rays de commencer à regarder des emplacements où il serait possible de relocaliser l'équipe.

À Miami, l'apathie envers le propriétaire Jeffrey Loria garde plusieurs partisans éloignés, et une vente anticipée de l'équipe pourrait permettre à celle-ci de se remettre sur pieds. Il n'y a cependant aucune garantie qu'un nouveau propriétaire réussira là où trois autres ont échoué.

Peut-être que tous ces sièges vides sont une façon de dire que Miami n'est tout simplement pas une ville de baseball - et la Floride, pas un marché de baseball.




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer