Les Capitales muselés par un lanceur qui en arrachait

Après avoir accordé un circuit au premier frappeur... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Après avoir accordé un circuit au premier frappeur du match, le partant des Capitales, Lazaro Blanco, a été dominant pour le reste des sept manches qu'il a lancées, n'accordant finalement que quatre coups sûrs et un point mérité.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Sur papier, le duel semblait inégal. Une équipe en pleine confiance, l'autre en déroute; un lanceur dominant, l'autre chancelant.

Mais le baseball est rempli de surprises. Et les Capitales ont été victimes de l'une d'elles, samedi. Une défaite de 2-0 contre les Champions d'Ottawa, au stade Canac.

Premier frappeur du match, Tyson Gillies a accueilli l'as cubain des locaux, Lazaro Blanco, avec un solide circuit. C'est tout ce qu'il aura fallu aux visiteurs, qui ont quand même ajouté un point d'assurance en début de neuvième, encore produit par Gillies, à l'aide d'un simple.

Steve Borkowski (2-3) s'est chargé du reste. Même s'il avait accordé 17 points en 23,2 manches jusque là, le partant des Champions a été dominant sur le nouveau monticule du stade du parc Victoria. Devant une attaque qui venait de marquer 50 points en quatre matchs, il a lancé huit manches, n'accordant que six coups sûrs et retirant neuf frappeurs sur des prises.

«Il m'a impressionné», a réagi le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini. «Il avait de l'étoffe, il lançait fort. On dirait qu'il lançait toujours le tir que mon frappeur n'attendait pas», a-t-il ajouté, rappelant que Borkowski avait été un rouage essentiel du triomphe des Champions en séries de la ligue Can-Am, l'an dernier.

«Tous ses lancers fonctionnaient», a confirmé le gérant d'Ottawa, Hal Lanier. «C'est ce qu'il faut faire contre une bonne attaque. Quand tu blanchis cette formation, tu te dois d'être fier de toi. Parce qu'ils ont vraiment un très fort alignement.»

Blanco n'a pas à rougir

Blanco (3-1) n'a pas à rougir de sa soirée, bien au contraire. Après ce lancer échappé en ouverture, «il a été quasiment plus dominant que Borkowski», a même affirmé Scalabrini. Au final, il n'a alloué que quatre coups sûrs et un point mérité en sept manches. Le releveur Miles Moeller a été victime de l'autre réussite des Champions. Victor Beriguete a réussi son deuxième sauvetage de la saison.

Après avoir gagné 10 de leurs 11 dernières rencontres, les Capitales étaient peut-être dus pour un match sans éclat. Ils ont quand même eu leurs chances, entre autres après avoir rempli les buts avec un seul retrait en fin de première. Mais Yurisbel Gracial a frappé dans un double-jeu.

Si Maxx Tissenbaum a ajouté deux coups sûrs à sa fiche, Kaliam Sams a connu une soirée de misère en étant retiré trois fois au bâton. Adam Ehrlich a été le meilleur des locaux avec trois de leurs six coups sûrs.

Du côté des Champions, cette victoire était essentielle après six défaites en succession. «C'est le moins que l'on puisse dire!» a lancé Lanier en riant. «En espérant que ça nous donne de la confiance.»

Dimanche après-midi (13h), dernier match de cette série de quatre. Le troisième partant des Capitales, Brett Lee (2-0), affrontera Raydel Sanchez (0-2).

***

Un frappeur d'élite dans l'ombre

La moyenne au bâton du Cubain Yordan Manduley... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 3.0

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La moyenne au bâton du Cubain Yordan Manduley s'élevait à ,433 avant le match de samedi.

Le Soleil, Yan Doublet

Une preuve que l'attaque des Capitales connaît une séquence extraordinaire? Le Cubain Yordan Manduley joue (un peu) dans l'ombre de trois de ses coéquipiers, même s'il présente la meilleure moyenne de la ligue Can-Am, un impeccable ,433 avant la rencontre de samedi.

Il est moins question du deuxième frappeur, car ceux qui l'entourent dans l'alignement viennent de vivre une série de cinq matchs à tout casser. Maxx Tissenbaum (,545, 3 circuits et 6 PP), Kaliam Sams (,500, 6 circuits et 14 points produits) et Jordan Lennerton (,471, 4 circuits et 15 PP) sont invincibles, du moins autant qu'on peut l'être au baseball.

Patrick Scalabrini se dit un peu surpris du rendement au bâton de Manduley, d'abord reconnu pour son jeu défensif. À sa première et seule saison quasi complète à Québec, il y a deux ans, le Cubain avait présenté une moyenne de ,269. Mais son début de campagne en dents de scie a faussé les données, a rappelé le Capitales en chef, samedi.

Depuis ce temps, par contre, le Cubain impressionne. Et particulièrement cette saison, où il a frappé 26 coups sûrs en 60 présences au bâton avant le match de samedi. «Il joue un peu au-dessus de sa tête. Mais c'est fou, il met le baril [du bâton] sur la balle tout le temps. C'est pas tout le temps beau, mais il fait toujours quelque chose pour se donner une chance», a analysé Scalabrini.

Le côté givré

Manduley commence aussi à prendre ses aises dans le vestiaire, même si la barrière de la langue demeure un frein dans les échanges avec les joueurs - et les journalistes - à l'espagnol déficient. À sa première saison ici, même s'«il ne disait pas un mot, il voulait tout le temps jouer», ce qui plaisait à Scalabrini. Le gérant découvre cette année le côté givré de son arrêt-court.

«C'est un comique, Manduley. Il niaise plus, il apprend un peu l'anglais. Oui, il s'adapte très bien. Premièrement, c'est un [sacré] bon joueur de balle, alors il a gagné le respect du monde avec ça. En plus, il est aimé parce que tu vois qu'il est heureux, il fait le clown», a conclu le gérant.

***

Sur le losange

Il est beaucoup question de l'offensive des Capitales par les temps qui courent - avec raison -, mais leur défensive est aussi impeccable. L'erreur commise samedi par Yordan Manduley était seulement la cinquième en 21 matchs pour les hommes de Patrick Scalabrini... Lorsqu'on demande au gérant s'il croit ses hommes capables de garder le rythme offensif des quatre derniers matchs avant celui de samedi (50 points marqués), il répond candidement : «Non.» La réalité rejoindra forcément les joueurs des Capitales à un moment ou un autre, d'autant plus que Kalian Sams et Maxx Tissenbaum sont des frappeurs de séquence, fait remarquer Scalabrini, qui compte toutefois s'assurer que ces beaux moments durent le plus longtemps possible.




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