«Je t'aime, Montréal»

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Tim Raines en compagnie de sa conjointe, Shannon Watson et de ses jumelles, Ava et Amelie.

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Montréal

Tim Raines n'a jamais oublié Montréal et les partisans des Expos n'ont jamais oublié Tim Raines.

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À la toute fin de la cérémonie, Tim Raines a été invité à s'emparer du deuxième coussin du Stade olympique, sur lequel un «808», son nombre de buts volés en carrière, a été peint en noir.

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L'ex-voltigeur des Expos a fait l'objet des cérémonies avant le premier match préparatoire entre les Blue Jays de Toronto et les Pirates de Pittsburgh - un verdict nul de 1-1 -, vendredi au Stade olympique. Raines a été chaleureusement accueilli au moment où il a fait son entrée dans le stade, monté sur une voiturette sortie du champ centre. Les 43 180 spectateurs sont demeurés debout à l'applaudir tout au long de son tour d'honneur.

«Bonjour mesdames et messieurs. Je t'aime, Montréal», a déclaré Raines en français au public, avant de l'inviter en grand nombre à se joindre à lui à Cooperstown, le 31 juillet, pour son intronisation au Temple de la renommée.

«Tout ça est très émouvant. Vous savez que j'aime cette ville», a-t-il poursuivi devant sa conjointe, Shannon, et ses jumelles, Ava et Amelie, réunies à ses ex-coéquipiers Bill Lee, Steve Rodgers, Jeff Reardon, Dennis Martinez, David Palmer, Al Oliver et Warren Cromartie.

Un 809e but volé...

C'est lors de ses 13 années à Montréal que Raines a connu ses meilleures saisons, obtenant 1622 de ses 2605 coups sûrs, en plus de réussir 635 de ses 808 buts volés, le cinquième plus haut total de l'histoire. À moins qu'on ne doive maintenant parler de 809?

À la toute fin de la cérémonie, on l'a invité à s'emparer du deuxième coussin du Stade olympique, sur lequel un «808» a été peint en noir. «C'est super qu'ils m'aient laissé faire ça. J'ai pu le donner à mes filles. Un jour, sûrement, elles comprendront ce que tout ça voulait dire et ce que ça a représenté pour moi.»

Les clés de la ville

En matinée, le maire Denis Coderre lui a remis les clés de Montréal et lui a fait signer le Livre d'or, à l'hôtel de ville. Tiré à quatre épingles, Raines s'est dit ému par cet honneur.

«C'est un endroit spécial; c'est un jour spécial», a-t-il souligné, avant de rappeler à quel point pour lui Montréal représente la ville où il a grandi, puisqu'il est arrivé ici tout jeune homme, à 19 ans. «J'ai vraiment le sentiment de revenir à la maison.»

Jeudi, il avait effectué la mise en jeu protocolaire au Centre Bell, où plus de 22 000 spectateurs lui ont offert une chaleureuse ovation. «Cette ovation, ce n'était qu'une séance d'entraînement», l'a prévenu le maire Coderre. «Ma seule crainte pour le toit du Stade olympique vendredi, c'est qu'il explose au moment où les gens t'applaudiront.» Il a finalement résisté!

***

«Il n'avait pas peur de salir son uniforme. Il jouait avec beaucoup de passion. Je suis heureux qu'ils rendent hommage à cette légende.»

- Le receveur des Blue Jays Russell Martin, au sujet de Tim Raines

***

«Je ne comprends pas pourquoi ils ont mis 10 ans à lui ouvrir les portes, mais l'important c'est qu'il y soit.»

- Dennis Martinez, au sujet de l'intronisation au Temple de la renommée de son ex-coéquipier Tim Raines




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