Bérubé à la conquête de son rêve

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(Québec) Seul espoir du baseball majeur de la grande région de Québec, Marc-Antoine Bérubé se relancera, le 4 mars, à la conquête de son rêve. Il participera à son deuxième camp d'entraînement avec les A's d'Oakland, en Arizona, en route pour sa troisième saison dans le baseball affilié.

Le lanceur de Trois-Pistoles s'est entraîné devant les médias de Québec à ExpoCité, jeudi, dans les installations des Canonniers de Québec, le sport-études baseball où il a lui-même progressé. Où il est arrivé d'un peu de nulle part il y a quelques années.

À 24 ans, ce choix de 28e ronde des A's en 2015 espère commencer la saison dans le A-moyen, au Wisconsin. Il y avait fait un bref séjour de 2,1 manches l'an dernier, avant de se retrouver au Vermont, dans le A-faible. À ce niveau, le cinquième du baseball affilié, il a conservé une moyenne de points mérités de 4,85 en 13 manches.

Bérubé est conscient du chemin à parcourir, de la tâche colossale qui l'attend. «C'est sûr. Quand je me suis embarqué là-dedans, je ne me suis pas dit : "Ah, je vais me rendre au top facilement." C'est sûr que c'est une grosse jungle, il y a plein d'étapes. [...] Mais je suis plus en forme que jamais. Je suis confiant d'être bien parti pour me rendre», indique l'ancien des Diamants de Québec et des Panthers de l'Université de Pittsburgh (NCAA), où il s'est fait remarquer.

«C'est un gars incroyable, super mature. Il s'entraîne comme une machine et il est très discipliné», le louange le responsable du sport-études baseball des Canonniers, Jean-Philippe Roy.

Un bout de doigt en moins

Bérubé compte en effet se démarquer par sa forme physique. Il travaille avec un entraîneur personnel, passe de nombreuses heures en gymnase. Tout ça pour éviter d'un jour avoir des regrets : peu importe où sa carrière le mènera, il aura fait le maximum.

Il lance des plombs de plus de 90 m/h. Et ce, malgré un annulaire amputé en partie, résultat d'un accident de scie électrique alors qu'il coupait du bois dans sa ville natale. «J'ai eu peur. Ma première question, c'était : est-ce que je vais être capable de relancer une balle? Le médecin n'était pas sûr, j'ai commencé à pleurer. Je me compte chanceux de jouer au baseball, disons», raconte-t-il au sujet de cet accident subi en 5e secondaire.

Il a ensuite dû s'adapter. «Mes premiers changements de vitesse s'en allaient au plafond!» Mais ses ennuis sont choses du passé depuis longtemps, grâce entre autres aux conseils rassurants du président des Capitales, Michel Laplante, qui lui a proposé des ajustements avec sa prise de balle.

Depuis, Bérubé poursuit son chemin, visiblement conscient d'être choyé, malgré les embûches du parcours, malgré les salaires modestes à son niveau. «C'est tellement une belle aventure. Je suis payé à faire ce que je ferais gratuitement. Peux-tu trouver quelque chose de mieux que ça?» conclut le droitier de 6'2'' et de 180 livres.




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