Biagini se prépare pour un nouveau rôle

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Le lanceur Joe Biagini s'est soumis à des examens médicaux mardi lors de l'ouverture du camp d'entraînement des Blue Jays de Toronto.

La Presse canadienne, Nathan Denette

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La Presse Canadienne
Dunedin, Floride

Six mois après avoir percé la formation des Blue Jays de Toronto, Joe Biagini a fait un rêve dans lequel il était de retour au camp d'entraînement comme un lanceur inconnu devant faire ses preuves. Et il éprouve toujours du mal à croire en ses succès de 2016.

Vous passez 15, 20 ans à y rêver et vous vous habituez à penser à atteindre les majeures», a-t-il dit mardi, dans le vestiaire du complexe printanier des Jays. «Tout au long de la dernière année, j'ai pensé que j'allais finalement le réaliser. Mais je ne l'ai jamais vraiment réalisé.

«En août, j'ai rêvé que je tentais de faire l'équipe. Je me suis réveillé et j'ai vu l'intérieur de mon appartement de Toronto et j'ai dû prendre une seconde pour reprendre mes esprits. J'ai finalement réalisé que j'avais fait l'équipe!»

Options fiables

Sélectionné par les Jays avant la dernière campagne lors du repêchage de la règle n° 5, le droitier de 26 ans est devenu l'une des options les plus fiables du gérant John Gibbons en relève. Il a lancé 67,2 manches, retiré 62 frappeurs sur des prises et n'a permis que trois circuits tout au long de la saison. Il a ensuite lancé sept manches et un tiers sans accorder de point en séries.

C'est en raison de ces succès que le rôle de Biagini avec l'équipe est incertain. Comme les Jays sont à la recherche de partants, l'organisation compte étirer ses sorties pendant le camp d'entraînement.

Comme le dit Biagini, il fait office de police d'assurance «au cas où quelque chose de fou ne survienne, ne se passe pas comme prévu, ou qu'un poste se libère».

«On va me préparer comme tel, mais il n'y a pas de garantie que mon rôle changera, a-t-il expliqué. De toute évidence, on se servira du camp pour évaluer tout ça. Je viens juste de parler au directeur général [Ross] Atkins à ce sujet et il n'a pas été très encourageant. Je crois qu'ils vont étirer mes sorties tôt dans le camp, afin de m'y préparer, mais qu'ils vont me garder dans l'enclos et me faire prendre un départ de temps en temps.»

Biagini a surtout oeuvré comme partant dans les ligues mineures, alors qu'il évoluait dans l'organisation des Giants de San Francisco. Il a compilé une fiche de 29-30 avec une moyenne de points mérités de 4,06 en 89 matchs en quatre saisons, tous comme partants sauf trois sorties.

Possible passage au AAA

L'expérience pourrait aussi signifier que Biagini soit cédé au niveau AAA afin qu'il prenne quelques départs à Buffalo une fois la saison commencée. Biagini a dit qu'Atkins et lui en ont discuté.

«Je suis prêt à faire tout ce qu'ils veulent que je fasse. Je ne sais pas si d'aller [au niveau AAA] soit la première option, il n'y a pas moyen de le savoir. Ils ont dit qu'il y avait des scénarios très précis où ça pourrait arriver pour un temps. Si, en faisant cela, ça aide l'équipe à gagner, je ne vais pas en faire un plat.»

Marco Estrada, qui a raté quelques départs en raison d'une blessure au dos en 2016, croit que Biagini a ce qu'il faut pour être un partant efficace. «Il peut sûrement être un partant, a déclaré Estrada. C'est un grand atout pour ce club. Ce qu'il a fait pour nous l'an dernier était incroyable. Il a été repêché grâce à la règle n° 5 et était virtuellement inconnu. La prochaine chose dont vous avez conscience, c'est qu'il est l'un de vos meilleurs releveurs.

«Je pense qu'il a l'étoffe d'un partant. Il peut probablement être un très bon partant, mais la seule façon de le savoir, c'est de la lancer dans la mêlée.»

En dépit des questions au sujet de son rôle, Biagini a beaucoup plus confiance en lui cette année qu'au même moment l'an dernier. «C'est la première fois que je sais un petit peu - un tout petit peu - ce qui m'attend, a-t-il indiqué. Les autres années, au début du camp, je ne savais pas exactement quel était mon statut. Mais il n'y a rien de garanti pour moi cette saison. Mais cette familiarité m'aide à relaxer. Ça ne veut pas dire que je serai moins motivé, mais je n'ai pas à être nerveux. Je vais tenter d'apprécier l'expérience davantage.»

La norme des Cubs: la victoire

Les Cubs sont les champions en titre de... (AP, Charlie Riedel) - image 3.0

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Les Cubs sont les champions en titre de la Série mondiale.

AP, Charlie Riedel

Les choses ont changé au cours de la dernière année pour les Cubs de Chicago. Pendant une période de 108 ans, les échecs crève-coeur étaient devenus pratiquement normaux pour les partisans.

Les Cubs sont toutefois arrivés à Sloan Park cette semaine en tant que champions de la Série mondiale et le gérant Joe Maddon a donc tenu à souligner que la norme pour l'équipe est maintenant la victoire. «C'est normal à l'avenir pour les Cubs de gagner la Série mondiale et de revenir la saison suivante et d'aimer ce que nous faisons, mais il faut continuer vers l'avant», a raconté Maddon.

Le gérant des Cubs a parlé des trois thèmes sur lesquels il allait se concentrer pendant le camp printanier : éviter d'être à l'aise, l'authenticité et le coeur. «Il est très important d'éviter d'être à son aise, a déclaré Maddon. Quand vous êtes à l'aise, vous arrêtez de grandir. Si vous restez dans une situation où vous n'êtes pas à l'aise à 100 %, vous allez continuer de grandir. Vous évitez de devenir complaisant. 

«Je veux aussi que nous comprenions ce qui nous rend authentiques, a-t-il ajouté. Nous devons continuer d'accomplir ce que nous avons fait par le passé en restant nous-mêmes. Nous ne devons rien faire de différent. Je veux que nous restions les mêmes, que nous restions les mêmes personnes authentiques.»

Discours de Heyward

Maddon est revenu sur le septième match de la Série mondiale, à Cleveland. Les Cubs ont bousillé une avance de trois points en huitième manche, quand Rajai Davis a cogné un circuit aux dépens d'Aroldis Chapman. Mais Jason Heyward a livré un discours pendant le court délai de pluie après la neuvième et les Cubs ont marqué deux points en 10e manche avant de réussir à fermer la porte aux Indians pour gagner un premier championnat depuis 1908.

«Les choses ont mal tourné, a rappelé Maddon. Mais nous nous sommes regroupés dans le vestiaire, sans utiliser des statistiques, des vidéos, des données - les joueurs sont ressortis en groupe uni. Tout le monde veut parler de tout le reste, mais tout le monde oublie le coeur. Je ne veux pas que nous l'oubliions.

«Nos méthodes de travail ne changent pas, a rappelé Maddon. Nous ne nous concentrons pas sur les résultats. Nous nous concentrons sur le processus qui va nous permettre d'obtenir les meilleures chances de gagner. Rien ne change à ce niveau. L'objectif et tout le reste n'ont pas changé.»  AP




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