L'an prochain est enfin arrivé!

  • Les Cubs de Chicago ont mis fin à une disette de 108 ans sans victoire en Série mondiale en défaisant les Indians de Cleveland 8-7 lors du septième match.  (AFP)

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    Les Cubs de Chicago ont mis fin à une disette de 108 ans sans victoire en Série mondiale en défaisant les Indians de Cleveland 8-7 lors du septième match. 

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  • Cette partisane, comme plusieurs autres, a transmis ses félicitations à la craie sur les murs de briques du mythique stade. (AFP)

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    Cette partisane, comme plusieurs autres, a transmis ses félicitations à la craie sur les murs de briques du mythique stade.

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  • Ray Styrlund, à droite, 105 ans, célébrait jeudi midi avec Eleanor Dumolien, 89 ans. Si le premier est allé au lit après que les Cubs eurent bousillé leur avance en huitième, la seconde trop excitée par la victoire de Chicago, n'avait pas encore fermé l'oeil.  (AP)

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    Ray Styrlund, à droite, 105 ans, célébrait jeudi midi avec Eleanor Dumolien, 89 ans. Si le premier est allé au lit après que les Cubs eurent bousillé leur avance en huitième, la seconde trop excitée par la victoire de Chicago, n'avait pas encore fermé l'oeil. 

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  • Des partisans des Cubs célèbrent la victoire des leurs devant le Wrigley Field. (AFP)

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    Des partisans des Cubs célèbrent la victoire des leurs devant le Wrigley Field.

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  • Le premier-but des Cubs, Anthony Rizzo, à son arrivée au Wrigley Field, tôt jeudi, avec le Trophée du commissaire remis au champion de la Série mondiale.  (AP)

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    Le premier-but des Cubs, Anthony Rizzo, à son arrivée au Wrigley Field, tôt jeudi, avec le Trophée du commissaire remis au champion de la Série mondiale. 

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Associated Press
Chicago

L'an prochain est finalement arrivé.

Les partisans des Cubs n'ont pas boudé leur plaisir après une attente de 108 ans, envahissant les rues de Chicago quand leurs favoris ont finalement remporté la Série mondiale, tard mercredi soir. Ils ne semblaient pas avoir l'intention de diminuer l'intensité des festivités, jeudi, alors qu'une foule bruyante a accueilli les joueurs au Wrigley Field, où le premier-but Anthony Rizzo a présenté le trophée de la Série mondiale aux partisans en liesse.

Ceux qui se sont réunis dans les bars aux abords du Wrigley Field, qui n'existait pas en 1908 - il a été inauguré en 1914 -, ont fêté à l'ombre des statues des légendes des Cubs comme Ernie Banks, Billy Williams, Ron Santo et l'annonceur maison Harry Caray.

Quand les Cubs ont confirmé leur victoire de 8-7 en 10e manche lors du septième match de la Série mondiale, la clameur des partisans a été assourdissante. «C'était une vraie torture, mais je n'aurais raté ça pour rien au monde», a déclaré Mike Delmanowski, un partisan de longue date des Cubs, qui a pris un vol de la Californie pour vivre ce moment historique.

«Je suis si fière de faire partie des célébrations», a ajouté sa femme Sue, qui a pleuré par intermittence à compter de la cinquième manche.

Les festivités se sont étendues dans les rues avoisinantes du Wrigley Field, les partisans chantant l'hymne du groupe Queen We Are the Champion. Plusieurs partisans pleuraient et s'enlaçaient, tandis que d'autres prenaient des photos et des égoportraits. Plusieurs ont transmis leurs félicitations à la craie sur les murs de briques du mythique stade.

Des milliers de personnes se trouvaient toujours dans le quartier connu sous le nom de Wrigleyville plus d'une heure après la fin de la rencontre, alors que des feux d'artifice explosaient à tout moment. Jeudi, la police de Chicago n'avait pas noté d'arrestation à la suite des célébrations.

«De pouvoir vivre ça avec mon fils, c'est fantastique», a déclaré Craig Likhite, qui a conduit jusqu'à Chicago en compagnie de sa conjointe, April, et leur fils de 10 ans, Cade, parce qu'ils voulaient vivre ce moment le plus près possible du Wrigley Field.

«Ce match, avec tous ses rebondissements, lui a montré exactement ce que c'est que d'être un partisan des Cubs», a indiqué l'homme de 50 ans. «Mon père est décédé cette année. Il aurait adoré ce match.»

Judy Pareti a pris un vol de New York pour aller suivre la rencontre au Murphy's Bleachers, un bar sportif du voisinage dans un bâtiment où son grand-père a habité et géré un kiosque à hot-dogs. «Mon père et mon grand-père ont possédé cet endroit. Je n'aurais pas voulu être ailleurs pour vivre ce moment.»

Des années d'amertume

Cette victoire a mis fin à des années d'amertume, au cours desquelles l'équipe a trouvé des façons spectaculaires et bizarres de transformer ce qui semblait des victoires assurées en défaites. Et elle permettra de reléguer aux oubliettes la rengaine qui disait : «Attendez à l'an prochain.»

Chaque partisan des Cubs connaît ces histoires. Celle de l'équipe de 1969, bourrée de membres du Temple de la renommée et en avance par 9,5 matchs à la mi-août, qui a finalement vu les «Miracle Mets» les devancer en tête de l'Est de la Nationale par huit matchs! 

Les Cubs ont vécu d'autres défaites en séries, mais aucune aussi douloureuse que celle de 2003, alors que Steve Bartman a fait dévier une balle qui semblait destinée au gant de Moises Alou, alors que les Cubs n'étaient qu'à cinq retraits de la Série mondiale. Les partisans ont vu les Cubs s'effondrer et bien peu d'entre eux, en quittant le stade ce soir-là, croyaient à une victoire des leurs dans le match no 7. Ils avaient raison.

Mais tout cela est maintenant chose du passé. «Les gens disaient toujours que lorsque les Cubs gagneront la Série mondiale, l'enfer serait gelé», s'est rappelée Liz Wolfe. «Je suis toujours sous le choc. C'est la chose la plus excitante qui soit arrivée dans ma vie», a ajouté la femme de 36 ans.

Des Indians fiers

Lorsque le match no 7 a brièvement été interrompu par la pluie, les joueurs des Indians de Cleveland sont retournés dans leur vestiaire, où les chaises avaient été retirées et des bâches de plastique transparentes avaient été installées en prévision de la victoire qui allait leur permettre de sabrer le champagne pour la première fois depuis 1948. Quelques minutes plus tard, les bouteilles de Dom Perignon étaient retirées de la luxueuse salle. Une sculpture de glace du trophée de la Série mondiale a été recouverte d'un drap noir, avant de fondre tranquillement.

Ce n'était pas leur tour, mais les Indians ont acquis une certaine fierté à pousser la Série mondiale à la limite. «Nous avons surpris le monde entier. Personne ne nous voyait là», a confié l'arrêt-court de 22 ans Francisco Lindor, qui a connu son éclosion sur la plus grande scène du baseball professionnel.

En chiffres :

40 millions : Moyenne de téléspectateurs ayant suivi le 7e match de la Série mondiale

Selon Fox, il s'agit de la meilleure audience pour un match no 7 depuis la victoire des Twins de Minnesota contre les Braves d'Atlanta en 1991 (50,3 millions). Cette année, seuls le Super Bowl et les trois débats présidentiels entre Donald Trump et Hillary Clinton ont devancé le match de mercredi.

***

69 ans : Nombre d'années depuis le dernier titre des Cardinals de l'Arizona

La formation de la Ligue nationale de football, dont la dernière conquête du championnat remonte à 1947, a hérité de l'étiquette peu enviable de la plus longue disette du sport professionnel américain que détenaient les Cubs (108 ans).

 

Ce qu'ils ont dit :

«Alors qu'est-ce que ça fait Cleveland?»

- Luke Walton, ancien adjoint à l'entraîneur-chef des Warriors de Golden State. Menant la finale de la NBA 3-1, son équipe avait finalement laissé filer le titre aux mains des Cavaliers de Cleveland.

***

«Même pour un partisan des White Sox comme moi, la victoire des Cubs est quelque chose d'énorme.»

- Barack Obama. Il est le premier président des États-Unis à vivre une conquête de la Série mondiale par les Cubs depuis Theodore Roosevelt, en 1908. «J'ai regardé le match à la télévision, les commentateurs ont dit que la dernière fois que les Cubs avaient remporté le titre, Thomas Edison était encore en vie», a aussi dit le président Obama.

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