La Série mondiale poussée à la limite

Addison Russell (deuxième à gauche) a fait mal... (AP, David J. Phillip)

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Addison Russell (deuxième à gauche) a fait mal aux Indians de Cleveland en frappant un grand chelem en troisième manche aux dépens du releveur Dan Otero, qui venait tout juste de faire son entrée dans le match.

AP, David J. Phillip

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La Presse Canadienne
Cleveland

Kris Bryant a donné le ton avec un retentissant coup de circuit dès la première manche, Addison Russell a ajouté un grand chelem en troisième et a produit six points et les Cubs de Chicago ont forcé la présentation d'un match ultime en remportant le sixième match de la Série mondiale 9-3, mardi, face aux Indians de Cleveland.

Les Indians viennent de gaspiller deux occasions de remporter un premier titre de la Série mondiale depuis 1948. Les Cubs espèrent quant à eux mettre fin à une disette qui remonte à 1908.

Le match no 7 sera présenté mercredi à Cleveland. Corey Kluber sera le lanceur partant des Indians, contre Kyle Hendricks du côté des Cubs.

Après deux retraits en première manche, Bryant a cogné une balle courbe de Josh Tomlin dans les gradins au champ gauche.

Anthony Rizzo et Ben Zobrist ont suivi avec des simples, puis Russell a frappé un ballon au champ centre-droit. Les voltigeurs Tyler Naquin et Lonnie Chisenhall se sont regardés et ont laissé la balle tomber, ce qui a permis aux deux coureurs de croiser le marbre.

Tomlin était de retour au monticule après seulement trois jours de repos. Sa soirée de travail a pris fin après deux manches et un tiers, après qu'il eut rempli les sentiers en troisième manche.

Russell a accueilli le releveur Dan Otero avec un grand chelem au champ centre. Les six points produits par Russell ont égalé un record pour un match de Série mondiale.

Rizzo a ajouté un circuit de deux points en début de neuvième manche, ce qui creusait l'écart à 9-2.

Jason Kipnis est le seul frappeur des Indians à avoir donné des ennuis à Jake Arrieta. Kipnis a cogné un double et a marqué sur un simple de Mike Napoli en quatrième manche, avant de claquer une longue balle en solo en cinquième.

Arrieta a quitté le monticule après cinq manches et deux tiers. Il a accordé deux points, trois coups sûrs et trois buts sur balles, en plus de retirer neuf frappeurs sur des prises.

Chapman étouffe la menace

Le gérant des Cubs, Joe Maddon, a confié la balle à son releveur no 1 Aroldis Chapman après deux retraits en septième manche. Chapman avait effectué 42 tirs quand il avait oeuvré pendant deux manches et deux tiers pour fermer la porte aux Indians dans une victoire de 3-2 lors du sixième match, dimanche, à Chicago.

Chapman a finalement lancé pendant plus d'une manche et un tiers mardi. Il a étouffé une menace en septième avant de faire le travail en huitième. Maddon l'a laissé commencer la neuvième manche, mais il a concédé un but sur balles à Brandon Guyer et il a cédé sa place à Pedro Strop.

Après avoir atteint le deuxième but sur un mauvais lancer de Strop, Guyer a croisé le marbre sur un simple de Roberto Perez. Ce dernier a toutefois été retiré au deuxième coussin grâce à un relais précis de Jason Heyward.

Travis Wood a remplacé Strop au monticule après un but sur balles à Carlos Santana. Wood a mis fin à la rencontre en forçant Kipnis à frapper un ballon dans le territoire des fausses balles.

Les Cubs tentent de devenir la première équipe depuis les Pirates de Pittsburgh en 1979 à effacer un retard de 3-1 en Série mondiale et à gagner les grands honneurs en remportant les deux derniers matchs à l'étranger.

L'issue de la finale pourrait être décidée par deux anciens coéquipiers

Andrew Miller et Aroldis Chapman ont passé deux mois et demi ensemble dans l'enclos des releveurs des Yankees de New York cette saison. Les Yankees avaient acquis Chapman en décembre dernier et le releveur cubain a hérité du rôle de spécialiste des fins de match quand il s'est joint à l'équipe au mois de mai après avoir purgé la suspension pour violence domestique décernée les autorités du baseball majeur. Après avoir sauvegardé 36 victoires la saison précédente, Miller renouait du même coup avec son travail en huitième manche.

L'expérience a duré jusqu'à la date limite des transactions à la fin de juillet quand les Yankees ont échangé Chapman aux Cubs et Miller aux Indians en retour de plusieurs jeunes joueurs prometteurs.

Trois mois plus tard, les deux joueurs mis sous contrat par les Yankees dans le but de les aider à gagner une 28e Série mondiale défendent les couleurs de deux formations qui ont remporté un grand total de quatre championnats. Les Indians ont été couronnés champions pour la dernière fois en 1948, tandis que les Cubs espèrent toujours mettre un terme à une disette de 108 ans.

Sur la surface, Miller et Chapman pourraient être perçus comme des copies conformes : deux gauchers intimidants capables de retirer les frappeurs adverses avec des balles rapides. Mais la réalité est un peu plus complexe, étant donné la façon dont le gérant Terry Francona utilise Miller.

À toutes les sauces

À une époque où les rôles sont même clairement définis dans les enclos, Francona utilise Miller, un géant de 6'7'', à toutes les sauces. Miller fait parfois son entrée dans le match en septième manche. Parfois, Francona peut patienter jusqu'à la huitième, mais Miller a aussi été invité à grimper sur le monticule aussi tôt qu'en sixième manche.

Miller, un choix de première ronde qui a passé la première partie de sa carrière à essayer de faire sa marque comme partant avant que les Red Sox de Boston décident de le transformer en releveur en 2012, a répondu à l'appel de son gérant en s'imposant comme on a rarement vu un releveur le faire dans les séries d'après-saison.

Avant la rencontre présentée mardi soir à Cleveland, Miller avait joggé jusqu'au monticule à neuf reprises. Et les Indians sont invaincus dans ces neuf rencontres, mais ce n'est pas une coïncidence. Il a enregistré un minimum de quatre retraits à chacune de ses sorties. Avec une fiche de 2-0, une moyenne de points mérités de 0,36 et 39 retraits au bâton contre seulement cinq buts sur balles, Miller semble pratiquement invincible. 

Au point où Anthony Rizzo, un puissant frappeur des Cubs de Chicago, a l'impression de jouer à la loterie quand il se mesure au grand gaucher des Indians. «Vous espérez seulement choisir la bonne combinaison», a résumé le premier-but des Cubs.

Et personne n'a eu la main heureuse pour l'instant, alors que les adversaires frappent seulement pour ,140 contre Miller, qui ne semble pas ressentir la moindre fatigue, peu importe qu'il effectue 17 ou 37 lancers.  D'après AP

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