Le rêve des Cubs s'estompe

Francisco Lindor et Rajai Davis célèbrent la victoire... (AP, David J. Phillip)

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Francisco Lindor et Rajai Davis célèbrent la victoire des Indians, samedi au Wrigley Field.

AP, David J. Phillip

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Associated Press
CHICAGO

Tout indique que la plus longue disette du sport professionnel américain va se poursuivre au moins une 109e année. Vaincus 7-2 par les Indians de Cleveland dans le quatrième match de la Série mondiale, les Cubs vont faire face à l'élimination, dimanche (20h) au Wrigley Field de Chicago.

Contrairement au match de vendredi, les Indians n'ont pas fait durer le suspense jusqu'en neuvième manche. Le coeur de la formation - Jason Kipnis, Francisco Lindor et Carlos Santana - a placé huit balles en lieu sûr et il a produit cinq points, aidant Cleveland à s'approcher à une victoire d'un premier titre en Série mondiale depuis 1948.

John Lackey, le partant des Cubs a quitté la partie après cinq manches, concédant deux points, quatre coups sûrs et un but sur balles. Quant à Corey Kluber, il n'a presque rien donné aux Cubs, comme il l'avait fait lors du premier duel. En six manches, il a accordé un point, cinq coups sûrs et un but sur balles pour signer une troisième victoire depuis le début des séries.

Dimanche, Jon Lester tentera de maintenir les Cubs en vie contre Trevor Bauer. Sinon, la malédiction de 1945 de Billy Sianis continuera à hanter les Cubs. Chassé du Wrigley Field en raison des plaintes de ses voisins au sujet de l'odeur de sa chèvre domestique, le restaurateur avait maudit les Cubs et prédit qu'ils ne gagneraient plus jamais la Série mondiale.

Plus cher que le Super Bowl!

Le Wrigley Field de Chicago n'avait pas vécu la fièvre de la Série mondiale depuis 1945. Autant dire une éternité qui justifie bien des excès.

La flambée des prix concerne en particulier le match de dimanche, lors duquel les Cubs auraient pu empocher le titre suprême et mettre ainsi fin à une disette de 108 ans. Triste clin d'oeil du destin, les partisans de Chicago pourraient plutôt assister au couronnement des Indians...

Selon le site internet spécialisé TicketIQ, le prix moyen pour assister à ce fameux match numéro 5 est de 6548 $, alors qu'il avait fallu débourser en moyenne 6104 $ pour suivre le Super Bowl de 2015, jusque-là l'événement sportif de tous les records.

«J'ai un ami qui est un supporter acharné des Cubs, il avait acheté un billet pour le match de vendredi 3900 $ et l'a revendu 7500 $ le lendemain. Il m'a dit : "J'aime les Cubs, c'est clair, mais je peux me faire 3000 $ en une fin de semaine», sourit-il.

Les propriétaires des bars et restaurants proches du Wrigley Field en profitent aussi pour faire des affaires : il fallait payer entre 200 et 250 $ pour assister sur grand écran au match no 3 vendredi.

Mais ce rendez-vous avec l'histoire n'est pas qu'une question de gros sous pour tout le monde. À 79 ans, Jerry Pritikin a replongé dans son passé.

Il était enfant lorsque les Cubs ont perdu la Série mondiale en 1945. Malgré son insistance, son père ne l'avait pas emmené au stade, lui promettant de le faire la prochaine fois que l'équipe disputerait la finale. «La prochaine fois est enfin là», soupire-t-il, ému.  Avec AFP

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