Les Indians frappent tôt

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Le receveur des Indians de Cleveland, Roberto Perez, a malmené les lanceurs des Cubs de Chicago en cognant deux circuits, mardi soir, pour mener les champions de la Ligue américaine à un gain de 6-0.

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La Presse Canadienne
Cleveland

Corey Kluber a éclipsé Jon Lester pendant six manches et les Indians de Cleveland ont marqué tôt dans le match face au lanceur gaucher des Cubs pour remporter la première rencontre de la Série mondiale au compte de 6-0, mardi soir.

Les Indians ont marqué deux points dès leur premier tour au bâton et Roberto Perez a ensuite frappé deux circuits en quatrième et en huitième manches pour porter la marque à 6-0.

L'as-artilleur des Cubs a connu d'importantes difficultés en début de rencontre, lui qui a donné trois points sur six coups sûrs et trois buts sur balles en cinq manches et deux tiers. Il a quitté le match après avoir retiré les deux premiers frappeurs à lui faire face en sixième, laissant sa place au releveur droitier Pedro Strop.

De l'autre côté, Kluber a été intraitable. Il n'a alloué que trois coups sûrs et a retiré pas moins de neuf frappeurs sur des prises, dont huit en trois manches, pour battre le record d'équipe à ce chapitre pour un seul match en Série mondiale.

Jose Ramirez a produit un point avec un simple à l'avant-champ, Mike Napoli a croisé le marbre lorsque Brandon Guyer a été atteint avec les buts remplis et les Indians détenaient une avance de 2-0 après seulement une manche de jeu.

Lester avait pourtant réussi à enregistrer les deux premiers retraits de la manche avant que Francisco Lindor ne frappe un simple au champ droit. Il a ensuite rempli les sentiers en accordant deux buts sur balles de suite à Napoli et à Carlos Santana.

Ramirez a frappé un faible roulant sur la ligne du troisième but pour semer l'hystérie au Progressive Field et Guyer a reçu la balle sur le genou pour doubler l'avance des champions de la Ligue américaine.

Après avoir menacé sans pouvoir concrétiser leurs chances, les Indians ont ajouté à leur avance par l'entremise de Perez, qui a envoyé la balle dans les gradins du champ gauche en quatrième avec les sentiers déserts.

Miller joue avec le feu

Les Cubs ont menacé en septième et en huitième face au releveur Andrew Miller, mais le grand gaucher s'est sorti d'impasse à deux reprises, les visiteurs abandonnant alors cinq coureurs sur les buts lors de ces deux manches.

Perez est revenu à la charge en fin de huitième manche avec un circuit de trois points face au releveur des Cubs, Hector Rondon.

Le deuxième match de la série aura lieu mercredi, encore à Cleveland.

Les amis Baez et Lindor vivront leur rêve ensemble

Au repêchage de 2011, les Indians ont sélectionné... (Infographie Le Soleil) - image 3.0

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Au repêchage de 2011, les Indians ont sélectionné Francisco Lindor au huitième échelon et les Cubs ont jeté leur dévolu sur Javier Baez avec le choix suivant.

Infographie Le Soleil

Environ quatre mois avant le repêchage de 2011, plus d'une centaine de recruteurs ont fait la route jusqu'au complexe de baseball d'une académie privée située à l'ouest d'Orlando. Ils étaient là pour épier deux jeunes nés à Porto Rico qui allaient devenir les joueurs d'arrêt-court les plus convoités de l'encan.

À 12 ans et avec une connaissance minimale de l'anglais, Javier Baez et Francisco Lindor ont quitté l'île pour déménager en Floride. Ils excellaient avec un jeu spectaculaire, Baez pour une équipe de Jacksonville, et Lindor pour l'Académie Montverde, qui accueillait ce match tant attendu.

«C'était comme une petite Série mondiale», a expliqué Baez en se rappelant du match que son équipe avait remporté. «C'était une soirée spéciale. Il y avait tellement de dépisteurs, tellement d'attention.»

Cinq ans plus tard, Baez et Lindor s'affrontent cette fois dans la véritable Série mondiale. Baez évolue au deuxième but avec les Cubs de Chicago. Lindor joue à l'arrêt-court pour les Indians de Cleveland. En s'illustrant en séries avec leur jeu exceptionnel et leur calme impressionnant, Baez et Lindor incarnent le talent qui émane de Porto Rico.

Au repêchage de 2011, les Indians ont sélectionné Lindor au huitième échelon et les Cubs ont jeté leur dévolu sur Baez avec le choix suivant. On peut aussi inclure Carlos Correa, le joueur d'arrêt-court des Astros de Houston qui est devenu le premier Portoricain à être sélectionné au tout premier rang en 2012.

«Nous avons passé beaucoup de temps avec les deux, a déclaré le directeur du recrutement des Indians, Brad Grant. Javy était un très bon joueur aussi. Nous hésitions entre les deux. Nos recruteurs ont fait du très bon travail en apprenant à les connaître. À la fin, ce qui a fait la différence, c'était que Francisco était capable de jouer à l'arrêt-court et qu'il pouvait frapper des deux côtés du marbre.»

Fier pour Porto Rico

Lindor, 22 ans, a réfléchi lundi à propos des chemins similaires qu'il a partagés avec Baez depuis leur enfance à Porto Rico. 

«Nous avons suivi la même voie vers les majeures. Il a quitté sa famille et j'ai fait la même chose de mon côté, en quête d'un avenir brillant, a déclaré Lindor. Nous sommes deux joueurs d'arrêt-court, repêchés huitième et neuvième, qui jouent en Série mondiale et qui continuent d'apprendre. C'est incroyable. C'est une bénédiction. Je suis tellement fier pour Porto Rico.»

Leurs deux familles ont déménagé aux États-Unis pour leur permettre de polir leur talent, surmontant les obstacles tout au long du parcours.

Dans le cas de Baez, ses parents voulaient aussi que sa soeur Noely obtienne de meilleurs traitements pour une anomalie congénitale dont elle était atteinte. Noely est décédée à l'âge de 21 ans au mois d'avril 2015. Baez avait 12 ans lorsque son père, Angel Luis, est mort accidentellement.

«C'est irréel que je l'affronte, a lancé Baez. Nos familles sont très proches. Sa famille a passé l'Action de grâce avec nous, il y a deux ans. En tant que joueur, c'est comme si nous étions pareils. Nous jouons pour avoir du plaisir et nous réussissons des jeux spectaculaires sur le terrain.»

Baez a été élu joueur par excellence de la série de championnat de la Ligue nationale en compagnie de Jon Lester. Samedi, peu après qu'il eut aidé les Cubs à atteindre leur première Série mondiale depuis 1945, Baez a échangé avec Lindor.

«Est-ce que c'est un rêve? a écrit Lindor. Je pense que oui. Je ne me suis pas réveillé et je ne veux pas me réveiller. Je vis un rêve. Continuons dans cette voie!»  AP

Une ville au coeur de la planète sport

Mardi soir, Cleveland a été le centre d'attention de toute la planète sport, avec une célébration qu'on pensait impossible. 

LeBron James et les Cavaliers, qui ont donné à Cleveland un premier titre majeur depuis 1964 en battant les Warriors de Golden State avec une remontée historique lors de la série finale de la NBA, en juin, ont reçu leurs bagues et hissé la bannière des champions lors du match inaugural de la saison, face aux Knicks de New York.

Les réjouissances au Quicken Loans Arena n'ont toutefois été qu'un début. Une demi-heure plus tard, à toutes fins utiles de l'autre côté de la rue, au Progressive Field, les Indians ont entamé la Série mondiale en accueillant les Cubs de Chicago. 

«C'est une journée spéciale pour Cleveland, pour la région. C'est une journée historique», a résumé LeBron James. «Quand on sait ce que cette ville a traversé en matière de sports lors des 50 dernières années, on peut dire qu'elle mérite d'être à la fête», a souligné James.

Voilà qui semblait impen­sable : deux équipes de Cleveland au sommet de leur art. «Il n'y a pas de meilleur endroit dans le sport que Cleveland actuellement et beaucoup de gens ici ont attendu longtemps pour entendre ça, a dit le deuxième but Jason Kipnis, des Indians. C'est une journée extrêmement spéciale.»

Pendant le premier match de la Série mondiale, les Indians vont présenter des faits saillants de la cérémonie de remise des bagues aux joueurs des Cavaliers.

LeBron James et compagnie ne pourront traverser Gateway Plaza pour aller au baseball, mais ils espérent assister au match deuxième duel de la Série mondiale, mercredi soir.

Cleveland est au sommet depuis la victoire ultime contre les Warriors, et la vue est splendide. Près d'un million de personnes ont assisté au défilé des Cavaliers, qui auront toujours la distinction d'avoir mis fin à la disette de grands championnats.

Une fierté civique

Gonflée par ce triomphe, la fierté civique s'est ensuite nourrie des succès des Indians, au fur et à mesure qu'ils s'approchaient du championnat de l'Américaine.

Avant la semaine dernière, l'horaire des deux matchs apparaissait conflictuel, mais la NBA a devancé de 30 minutes la cérémonie au domicile des Cavaliers.

Les images de la fin du septième match de la série restent bien vives pour l'entraîneur des Cavaliers, Tyronn Lue, envahi par l'émotion après la sirène finale à Oakland, le 19 juin.

Quatre mois plus tard, il est encore ému quand il revoit les dernières séquences : le tir de trois points de Kyrie Irving, le bloc de James contre Andre Iguodala, après une course fulgurante pour le rattraper, et la ténacité de Kevin Love contre Stephen Curry, qui finit par rater son tir.

«Je vais probablement me remettre à pleurer, dit Lue. Chaque fois que je revois ces jeux, les gars qui célèbrent et qui pleurent, j'en ai des frissons. Ça va être émotionnel. Je vais savourer cette soirée-là, je le sais. Qui ne voudrait pas avoir cette chance-là dans la NBA, comme joueur ou comme entraîneur? Ça va être une super belle soirée pour nous.»  D'après AP et avec AFP

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