Piniella, le fan de toujours

Ichiro Suzuki, 42 ans, refuse de ralentir. Le... (AP, Carlos Osorio)

Agrandir

Ichiro Suzuki, 42 ans, refuse de ralentir. Le voltigeur des Marlins de Miami continue de déjouer les défensives adverses en frappant des coups sûrs dans toutes les directions. Le Japonais approche d'ailleurs le plateau des 3000 coups sûrs en carrière, un exploit remarquable pour un joueur ayant débuté sa carrière dans les majeures à 27 ans.

AP, Carlos Osorio

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Associated Press

En 2001, Lou Piniella a eu des doutes au sujet de son nouveau-venu japonais, se disant qu'il poussait trop de balles au champ opposé et que les défensives adverses s'ajusteraient facilement.

Alors, le gérant des Mariners de Seattle a dit à Ichiro Suzuki, en passant par son interprète : «Je veux voir ton bâton bouger plus rapidement.»

Piniella a ensuite vu les deux hommes se parler dans l'abri et éclater de rire. Deux manches plus tard, Suzuki amorçait la manche en frappant un circuit au champ centre-droit.

«Après avoir contourné les sentiers, il m'a serré la main en me disant : ''Vous êtes content maintenant?''» se rappelle le gérant à la retraite, maintenant âgé de 72 ans.

Plusieurs années plus tard, Suzuki, qui est sur le point d'atteindre le plateau des 3000 coups sûrs dans le baseball majeur, fait la fierté du premier homme qui l'a dirigé en sol nord-américain. Même si, après ses doutes initiaux, il est devenu un grand fan du voltigeur, Piniella n'aurait jamais cru que celui-ci jouerait encore à l'âge de 42 ans et qu'il attendrait le prestigieux plateau.

Et puis, Suzuki ne se contente pas de remplir un uniforme : le Japonais qui s'aligne maintenant avec les Marlins de Miami présentait avant le match de samedi soir une excellente moyenne de ,339 et a frappé vendredi son 2991e coup sûr en carrière.

Arborant maintenant des cheveux gris et ne faisant plus partie de l'alignement de départ chaque jour, Suzuki continue, à sa 16e saison dans les majeures, à surprendre ses adversaires.

Lou Piniella (à droite), premier gérant de Suzuki... (AP, Lenny Ignelzi) - image 2.0

Agrandir

Lou Piniella (à droite), premier gérant de Suzuki à son arrivée en Amérique du Nord en 2001, est rapidement devenu un admirateur du voltigeur japonais.

AP, Lenny Ignelzi

Celui qui se fait appeler simplement «Ichiro» avait 27 ans lorsqu'il est arrivé en Amérique du Nord. À ce moment, il avait déjà derrière la cravate ses 1278 coups sûrs récoltés dans la Ligue majeure japonaise. Et il s'est rapidement fait des amis de ce côté-ci du Pacifique, son gérant Piniella n'hésitant pas à lui faire une chaleureuse accolade après son premier match, le 2 avril 2001, au cours duquel il a récolté deux coups sûrs. 

«J'étais tellement content pour lui. C'est très dur pour un joueur de débarquer ici en provenance du Japon, surtout avec la réputation qui le précédait. Comme je suis un gars émotif, je me suis laissé entraîné par le moment et je l'ai pris dans mes bras. J'ai toujours aimé le voir jouer et lorsque je l'ai vu au camp d'entraînement, j'ai senti qu'il était un joueur spécial», affirme Piniella.

De plus, Suzuki n'arrivait pas ici à bas prix. Les Mariners ont dû payer 13 millions $ pour s'assurer de pouvoir négocier avec lui, avant de lui faire signer un contrat de trois ans, pour 14 millions $. En bout de ligne, l'investissement en a valu la peine.

Dès la première saison d'Ichiro dans les majeures, la magie a opéré, alors que les Mariners ont remporté 116 matchs - un record- et que le voltigeur a été nommé recrue de l'année et joueur le plus utile de la Ligue américaine. Seule ombre au tableau : Seattle s'est incliné en finale de la Ligue face aux Yankees de New York, ratant une chance inespérée d'atteindre la Série mondiale, exploit jamais accompli par cette franchise depuis ses débuts en 1977. 

«Cette saison-là [2001] a été spéciale pour l'équipe, et pour Ichiro», se souvient Piniella. «Ichiro a été un des grands responsables de notre saison de 116 victoires. Il épatait avec sa vitesse et avait immédiatement démontré qu'il pouvait facilement mettre la balle en jeu. Défensivement, il était excellent et avait un bon bras. Il a su, avec ses habiletés, s'ajuster très rapidement au baseball nord-américain. Les gars l'ont accepté très rapidement.»

Dans une classe à part

Celui qui a lui-même frappé 1705coups sûrs lors de sa carrière de joueur poursuit en affirmant qu'il a toujours autant de plaisir à le voir jouer. «Je suis fier de lui, fier de la carrière qu'il a eue. J'ai hâte d'assister à son intronisation au Temple de la renommée.»

Son gérant actuel ne peut qu'être d'accord. «C'est un joueur et un individu fantastique», dit sans hésiter Don Mattingly. «On se doit d'oublier son âge et de l'évaluer par ce qu'on voit. Et ce que je vois, c'est un gars qui est plus rapide que la moyenne, qui peut jouer à n'importe quelle position au champ extérieur et qui est aussi à l'aise au bâton contre les gauchers que contre les droitiers.

«Ses habitudes de travail et toutes ses habiletés le placent dans une classe à part.»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer