Bill Lee dans les traces de Bernie Sanders

Bill Lee met à l'épreuve un des bâtons... (AP, Dave Gram)

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Bill Lee met à l'épreuve un des bâtons qu'il fabrique lui-même en érable du Vermont.

AP, Dave Gram

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Associated Press
Burlington

Bill Lee reçoit tellement d'appels téléphoniques qu'il commence à se demander s'il a eu une bonne idée de devenir candidat pour le poste de gouverneur de l'État du Vermont.

«Je n'aurais pas dû le faire, je déteste le téléphone», déclare l'ancien lanceur des majeures, entre des coups de fil de sympathisants et ceux du gérant de son équipe de baseball de la Ligue senior du Vermont, les Cardinals de Burlington.

La station de télévision locale WCAX a rapporté, lundi, la nouvelle de la candidature de Lee. Celui qui a porté l'uniforme des Red Sox de Boston et des Expos de Montréal durant les années 70 et 80, ne manque ni d'idées ni d'enthousiasme.

Il veut éliminer la frontière entre le Vermont et la province de Québec pour améliorer les déplacements, notamment pour lui et pour son épouse, Diana Donovan, une Canadienne. «Mon problème n'est pas d'entrer au Canada; mon problème est de retourner aux États-Unis!» lance-t-il.

Lee veut former une alliance avec le Québec et les provinces de l'Atlantique pour exploiter l'énergie des vagues provenant de la baie de Fundy. Plus près de chez lui, il espère instaurer un nouveau système de covoiturage pour aider les citoyens ruraux du Vermont à circuler plus facilement.

L'Union de la liberté

Âgé de 70 ans, Lee se présente sous la bannière du parti de l'Union de la liberté, pour lequel s'est présenté Bernie Sanders lors de ses premières tentatives, infructueuses, de se faire élire au Vermont. Lee signale d'ailleurs qu'il et un partisan de Sanders, qui tente d'arracher la nomination démocrate à Hillary Clinton.

Il fait face à cinq candidats de formations politiques majeures pour le siège que laissera vacant le démocrate Peter Shumlin à la fin de l'année.

Quant à ses relations avec les membres de l'Assemblée législative, Lee croit qu'il parviendra à bien s'entendre, «s'ils décident d'être intelligents et de travailler dans la bonne direction».

Surnommé «Spaceman» lors de son passage avec les Red Sox de Boston, à cause de sa tendance à se prononcer sur des dossiers complexes, Lee n'est pas un nouveau venu en politique. En 1988, il s'était présenté à la présidentielle américaine sous les couleurs du Rhinocéros. Il se décrit comme un socialiste et «un libéral avec un fusil».

Lee consacre une bonne partie de son temps à voyager pour prendre part à des matchs d'anciens organisés pour venir en aide à des oeuvres caritatives. Il jure qu'il ne fume pas trop de marijuana, mais il rigole en racontant avoir mangé deux brownies au pot lors d'un voyage entre la Nouvelle-Écosse et San Francisco.

Ses autres passe-temps favoris sont le jardinage... et la boisson. Il confie avoir un penchant pour la tequila et la bière. Il aime particulièrement une boisson appelée Space Juice qui est concoctée par la Long Trail Brewing Co. du Vermont. Et si vous vous posez la question, le nom de l'elixir n'est que pure coïncidence...

Quant à son match avec les Cardinals de Burlington, dimanche, il a promis à son entraîneur qu'il va s'assurer «de ne pas trop boire et d'être très efficace au monticule».

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