La belle et la balle

Pier-Luc Nappert a travaillé pour les Capitales de... (La Presse Canadienne, Chris Young)

Agrandir

Pier-Luc Nappert a travaillé pour les Capitales de 2007 à 2014. Il a suivi sa belle à Toronto sans savoir ce qui l'attendait et, par un concours de circonstances «extraordinaire», il a été embauché par les Blue Jays comme analyste financier.

La Presse Canadienne, Chris Young

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Toronto) 4e de 4 / 

Chacun à leur façon, ils ont atteint les ligues majeures sans y jouer. Le Soleil s'est rendu à Toronto pour vous présenter quatre hommes au destin unique, dont le principal point commun demeure leur passage avec les Capitales de Québec. Quatre hommes qui poursuivent leur rêve de baseball... Après Andrew Tinnish, adjoint au dg des Jays de Toronto, l'interprète Josué Peley et l'instructeur des frappeurs chez les A's d'Oakland Darren Bush, nous vous présentons l'analyste financier Pierre Luc Nappert.

Si Pier-Luc Nappert est devenu un Blue Jays, c'est grâce aux Capitales... et à l'amour. Il a rencontré sa douce moitié sur la galerie de presse du Stade municipal de Québec. Un espace exigu qui favorise les rapprochements... Et c'est en suivant sa belle à Toronto, sans savoir ce qui l'attendait, qu'il s'est retrouvé à l'emploi de la seule équipe canadienne du baseball majeur.

La formation de la ligue Can-Am ne l'a donc jamais «suggéré» aux Jays. Même que Nappert y occupe un poste, analyste financier, qui n'a rien à voir avec les nombreuses tâches de ses années chez les Capitales.

De son embauche par les Jays, Nappert parle lui-même d'un concours de circonstances «extraordinaire». «Il y a beaucoup de gens qui disent qu'il n'y a pas de chance dans la vie, que si tu réussis, c'est parce que tu as travaillé pour. Moi, je ne crois pas à ça. Tu fais ta chance, mais ça te prend de la chance», estime l'homme de 27 ans.

En suivant sa copine, étudiante en hémato-oncologie à l'Université de Toronto, Nappert est prêt «à jouer au X-Box» pendant quelques mois en attendant de trouver du travail. Mais un emploi dans son domaine chez les Jays est disponible. Il applique, misant sur ses connaissances pointues en finances et en baseball.

Il faut dire que la nature même des Capitales, une petite entreprise où tout le monde fait un peu de tout, a permis à Nappert d'acquérir des connaissances et de développer une créativité qui lui servent encore aujourd'hui.

«C'est la meilleure entreprise au monde pour débuter une carrière, croit Nappert. C'est extraordinaire. T'as la chance de faire des communications, du marketing, de vendre des billets, de faire des ventes corporatives, de faire de la gestion d'événement... On n'est pas une grosse équipe. Avec le temps, j'ai eu la chance de faire à peu près n'importe quoi. [...] Je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas 100 étudiants chaque année qui arrivent au Stade municipal en disant : "Je veux travailler ici". C'est la meilleure job au monde.» Et le président Michel Laplante est «le meilleur boss au monde», ajoutera-t-il au fil de l'entretien.

Entré chez les Capitales en 2007 alors qu'il n'a que 18 ans, Nappert y restera jusqu'en 2014. Il travaille au Stade municipal et poursuit ses études en même temps, d'abord au cégep, puis à l'Université Laval, où il complètera une maîtrise en comptabilité. C'est donc comme comptable qu'il occupe désormais un bureau du Centre Rogers.

«Je te le cacherai pas : c'est monotone ce que je fais ici par rapport aux Capitales. Et c'est normal, tu passes d'une entreprise de 10 à une entreprise de 250», lance le natif de Saint-Sylvestre-de-Lotbinière.

Une blonde marqueuse

Le plus beau de l'histoire, c'est que sa blonde, Marie-Claude Pelland-Marcotte, travaille aussi pour les Blue Jays! En plus de ses études, la jeune femme agit comme marqueuse officielle lors de plusieurs matchs locaux de la formation torontoise. Les mêmes tâches qu'elle occupait comme replaçante avec les Capitales.

«C'est moi qui est arrivé avant, mais ce n'est pas moi qui a poussé sa candidature», explique Nappert. En fait, Pelland-Marcotte avait travaillé lors d'un match hors-concours des Jays à Montréal. C'est là que l'état-major de la formation torontoise l'a remarquée, pour finalement l'embaucher quelques mois plus tard.

Le travail deviendra secondaire pour le couple québécois dans les prochains mois. Pour toujours, en fait. Ils viennent d'avoir leur premier enfant, un garçon, qui risque fort de rapidement s'y connaître en baseball...

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer