Le fils Gretzky déjà comme chez lui à Québec

Le jeune Trevor Gretzky n'a pas été élevé... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le jeune Trevor Gretzky n'a pas été élevé dans un environnement propice au hockey dans le sud de la Californie. Il s'est plutôt consacré au baseball et au football.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Parce que son célèbre père l'y avait bien préparé, Trevor Gretzky n'a pas été surpris de découvrir la ville de Québec, à son premier jour de travail avec les Capitales, dimanche. C'est quelques heures auparavant, lorsque le voltigeur a passé la frontière canadienne, que le troisième des cinq enfants de Wayne et Janet Gretzky est tombé des nues!

La nouvelle acquisition des Capitales venait de présenter son passeport américain et son permis de travail à un agent du service des douanes lorsqu'il a appris que la procédure était superflue... Il était déjà citoyen canadien! «Il pourrait même obtenir son passeport, s'il le voulait!» a lancé en riant le gérant Patrick Scalabrini, en racontant l'anecdote.

On peut toutefois se demander si la démarche serait nécessaire. Avec un patronyme comme Gretzky, on imagine toutes les portes s'ouvrir devant lui, au nord de la frontière. Conscient des avantages de son héritage, l'athlète de 23 ans, qui a grandi aux États-Unis et allait éventuellement se passionner pour le baseball, ne ressent pas pour autant le poids des comparaisons avec son illustre paternel.

Ce dernier évoluait pour les Rangers de New York, lorsque Trevor a, pour la première fois, chaussé les patins, mais le hockey ne l'a jamais vraiment intéressé.

«C'est quand j'étais à New York que j'ai commencé dans le baseball mineur. Lorsque nous sommes déménagés en Californie, j'ai commencé à jouer plus sérieusement. À cette époque-là, il n'y avait pas vraiment de hockey à Los Angeles. Si j'avais grandi au Canada, j'aurais peut-être joué au hockey, mais j'ai grandi dans un environnement différent...» a laissé entendre le longiligne athlète de 6'4". 

C'est sur un terrain de baseball, et plus tard sur un terrain de football - il était en compétition avec le fils de Joe Montana pour le poste de quart-arrière au secondaire -, qu'il se voyait un jour performer. Après avoir subi une déchirure du labrum au football, c'est finalement vers le baseball qu'il s'est tourné.

Une bonne décision, parce que Gretzky allait être repêché en septième ronde par les Cubs de Chicago, en 2011. Après deux saisons dans les filiales de l'organisation, le voltigeur évoluant également au premier but était échangé contre Matt Scioscia - le fils du gérant Mike Scioscia - aux Angels de Los Angeles. Ces derniers l'ont libéré pendant la dernière semaine de leur camp d'entraînement, au printemps.

Wayne vante Québec

«J'ai été coupé à la dernière semaine du camp d'entraînement et je me retrouve ici. Le jour après que j'aie été libéré, Pat m'a contacté. J'étais très excité. Mon père m'a toujours dit à quel point Québec était un bel endroit en été. J'ai pensé que ce serait une belle opportunité. D'autant plus que j'avais une couple d'amis [Adam Ehrlich et Jasvir Rakkar] qui venaient aussi jouer ici, alors je me suis dit que ce serait une bonne idée d'essayer», a estimé Gretzky.

Ce dernier sait fort bien qu'en s'amenant à Québec, son nom suscitera inévitablement la curiosité. Plus que partout ailleurs aux États-Unis. Il se dit toutefois prêt à vivre sous le microscope, même s'il ne se met pas pour autant de pression sur les épaules.

«Je ne peux pas penser comme ça. Je suis seulement ici pour aider l'équipe à gagner et faire ce que je peux. Je ne pense pas que personne ici s'attende à ce que je sois la prochaine "Merveille"! Je vais essayer d'avoir du plaisir, je vais donner tout ce que j'ai et j'espère contribuer aux succès de l'équipe.»

Par la bande, Gretzky s'attend à vivre une expérience culturelle intéressante, lui qui se trouve plongé dans un environnement francophone pour la première fois de sa vie. «Ce sera différent! J'en ai déjà eu un avant-goût samedi soir, au restaurant. Mais c'est excitant! J'ai hâte de vivre ça. Ce sera un été plaisant.»

Une bonne première impression

Le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini, a apprécié ce... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

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Le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini, a apprécié ce qu'il a vu de Trevor Gretzky pendant l'entraînement optionnel de l'équipe, dimanche matin.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Pour une deuxième journée d'affilée, quelques joueurs des Capitales ont sauté sur le terrain du Stade municipal, dimanche, pour prendre quelques élans, à la veille de l'ouverture officielle du camp d'entraînement de l'équipe, lundi. Ce fut l'occasion pour le gérant Patrick Scalabrini de jeter un premier coup d'oeil à certaines de ses acquisitions, dont le nouveau venu Trevor Gretzky.

Ayant évolué avec les Bees de Burlington de la Ligue Midwest (A moyen) la saison dernière, le grand voltigeur de 23 ans a connu une saison respectable, ayant maintenu une moyenne au bâton de ,242, à la faveur de 64 coups sûrs, dont deux circuits, et 21 points produits.

«C'est un gars qui arrive aux plus belles années de sa carrière, physiquement parlant. C'est un gars qui s'est beaucoup entraîné, qui a pris de la masse musculaire depuis quelques années, parce qu'il se faisait un petit peu reprocher de ne pas avoir assez de puissance. Il est content de sa condition physique en ce moment et c'est pour ça qu'il est déçu d'avoir été libéré par les Angels, parce qu'il vient de connaître son meilleur camp», a raconté Scalabrini.

Bonne coordination

Ce portrait concorde avec ce que le gérant avait entendu dire de Trevor Gretzky avant son arrivée à Québec. «Ce que je savais de lui, c'est qu'il a une bonne coordination des yeux et des mains, donc lorsqu'il met le bâton sur la balle, il a du succès dans ce sens-là, mais il n'avait pas assez de puissance à la position où il jouait. Il est en train de développer ça.»

Chose certaine, Scalabrini a apprécié ce qu'il a vu du rouquin pendant l'entraînement optionnel de l'équipe, dimanche matin. «J'ai bien aimé son élan. Et de ce que j'ai pu voir, c'est un type très sympathique, vraiment le fun, jusqu'à maintenant», a ajouté celui qui, sans en avoir parlé à son joueur, a dit espérer une visite du paternel Gretzky au cours de la saison.

D'ici là, le gérant entend bien, avec autant de nouveaux visages dans l'organisation, parsemer son camp d'entraînement d'activités visant à cimenter l'esprit d'équipe. Karaoke, yoga et quilles ont déjà été inscrits à l'horaire. 

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