Tommy Giordano, une vie près des losanges

À 90 ans, Tommy Giordano est aujourd'hui assistant... (AP, Paul Newberry)

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À 90 ans, Tommy Giordano est aujourd'hui assistant spécial du directeur général des Braves d'Atlanta. Au cours de sa longue carrière, il a notamment joué un rôle important dans le recrutement de Cal Ripken Jr. et de Manny Ramirez.

AP, Paul Newberry

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Associated Press
KISSIMMEE, Floride

Tommy Giordano est assis dans une chaise derrière le marbre au Champion Stadium, un chronomètre dans la main droite, une carte d'alignement sur les genoux, les yeux fixés sur le terrain, toujours à la recherche de la prochaine vedette à mettre les pieds sur un terrain de baseball, qu'il s'agisse d'un autre Joe DiMaggio. Ou Hank Aaron. Ou Cal Ripken Jr. Peu importe, il les a tous vus.

À 90 ans, Giordano est encore éveillé, sa passion pour le baseball toujours omniprésente. «J'adore ce que je fais», a déclaré Giordano qui, au moment de l'entrevue, ne ratait rien du camp d'entraînement des Braves d'Atlanta, agissant comme assistant spécial du directeur général. «Je vais faire ça jusqu'à ma mort.»

Toute sa vie a été consacrée au baseball. «Dès que je me lève le matin, j'ai hâte de me rendre au terrain. Puisque je travaille encore dans ce milieu, cela doit signifier que j'ai fait du bon travail au fil des ans.»

Giordano en est à sa 69e année dans le monde du baseball. Il a lui-même disputé quelques matchs dans les majeures. Il a également dirigé un petit nombre de clubs dans les mineures, en plus de faire partie en quelques occasions de certains bureaux de direction.

Toutefois, sa longue carrière a surtout été consacrée au rôle de dépisteur. Un travail exigeant et souvent frustrant, où les mauvais coups font beaucoup plus parler que les bonnes prises, et où la technologie prend de plus en plus de place.

«Il faut être complètement fou aujourd'hui pour se priver de toutes les informations que la technologie peut nous apporter, mais il est toujours bon de pouvoir compter sur l'opinion et l'évaluation de quelqu'un qui a travaillé dans ce domaine toute sa vie», a indiqué John Hart, le président des opérations baseball des Braves d'Atlanta. «Si un dépisteur de renom refuse d'endosser la candidature d'un jeune joueur, nous ne prendrons aucune chance avec lui, peu importe les données fournies par la technologie.»

Durant les années qu'il a passées à Baltimore, Giordano a joué un rôle important dans le recrutement de Ripken. À Cleveland, il a convaincu les Indians de mettre sous contrat Manny Ramirez.

Selon Giordano, un dépisteur doit se fier sur quatre facteurs pour obtenir du succès. Il montre du doigt sa tête et son coeur avant de parler d'instinct et de cran. Et être en mesure d'avoir une bonne idée du cheminement du jeune homme au cours des cinq prochaines années.

«Il faut absolument mettre les pieds dans la maison familiale», soutient Giordano, qui considère que cela permet de voir si l'espoir épié est un individu susceptible d'éprouver des problèmes à l'extérieur du terrain. «Il faut examiner l'ameublement dans la maison. Compter le nombre de voitures dans l'entrée. Comment se comporte le père de famille? Est-ce qu'il boit? Est-ce qu'il fume? Y a-t-il des problèmes dans la maison? Il faut apprendre à connaître la famille. J'adore cet aspect de mon travail.»

Le plus beau souvenir

Le plus beau souvenir ancré dans la mémoire de Giordano est survenu en 1953 quand l'habile arrêt-court a été rappelé par les Athletics de Philadelphie pour terminer la saison dans les majeures. Il a disputé seulement 11 matchs pour cette très mauvaise équipe, mais ce court séjour dans les grandes ligues lui a au moins permis de rencontrer une figure légendaire du baseball : Connie Mack.

À son premier match avec les Athletics, Giordano a frappé un circuit aux dépens du lanceur Virgil Trucks, un gagnant de 20 victoires avec les White Sox de Chicago. Mais il a conservé une faible moyenne au bâton de ,175 durant son bref passage avec les Athletics et il n'est jamais retourné en haut.

Comment Hank Aaron est devenu voltigeur

En 1953, Tommy Giordano jouait avec la formation de Savannah (classe A). C'est alors qu'il a rencontré un joueur de deuxième but de 19 ans dont on disait beaucoup de bien et dont le nom de famille était Aaron. Le gérant Ben Garrity avait alors demandé à Giordano de travailler avec le jeune Hank afin de lui enseigner l'art de tourner le double-jeu. Mais le frappeur qui allait détrôner Babe Ruth comme roi des circuits ne semblait pas tellement intéressé à apprendre les rudiments du métier à l'avant-champ. «Henry ne portait pas le moindrement attention à ce que je lui racontais. Il avait toujours les yeux tournés vers le ciel», a rappelé Giordano. «J'ai alors dit à Ben : "Enlève ce jeune-là de l'avant-champ. Il va se faire tuer s'il continue de jouer à cette position. Il a un bras puissant. Transforme-le en voltigeur!"»  D'après AP

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