Les Blue Jays sacrés l'équipe de l'année

Jose Bautista projette son bâton dans les airs... (La Presse Canadienne, Chris Young)

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Jose Bautista projette son bâton dans les airs après avoir frappé un circuit de trois points en septième manche du cinquième match de la série de première ronde de la Ligue américaine opposant les Torontois au Texas. La série a été remportée par les Blue Jays qui se sont ensuite inclinés devant les éventuels champions de la Série mondiale, Kansas City.

La Presse Canadienne, Chris Young

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La Presse Canadienne
Toronto

Une date limite des transactions mémorable. Une remontée au classement imperturbable en deuxième moitié de saison. Un lancer du bâton historique.

Les Blue Jays ont mis un terme à la longue disette des équipes torontoises sans participation aux séries éliminatoires cette année, et ils ont insufflé un regain de vie au baseball dans la Ville reine et partout au pays. La seule formation canadienne du baseball majeur, qui a gagné le titre de la division Est de la Ligue américaine et s'est approchée à seulement deux victoires d'une participation à la Série mondiale, a été un choix incontournable pour le titre d'équipe de l'année.

«Il y a trop de qualificatifs qui viennent à l'esprit, mais je choisirais grandiose, exaltant, fier», a résumé l'ex-directeur général des Blue Jays, Alex Anthopoulos à propos de l'équipe en 2015. «Je crois que ce parcours avait une signification particulière pour le Canada et la ville de Toronto elle-même, mais surtout pour le Canada.

«Je sais que le slogan et le mot-clé étaient : Tous ensemble, et c'était vrai. On dirait que tout le monde s'était réuni, et que ceux qui n'étaient pas partisans de l'équipe le sont devenus. Je crois qu'on en parlera pendant encore plusieurs années.»

Les Blue Jays ont obtenu 41 voix (72 %) au scrutin mené sur Internet auprès des directeurs des sections sportives du pays. Équipe Canada junior, qui a remporté la médaille d'or en janvier dernier, a terminé deuxième, loin derrière avec six voix (11 %).

«C'est drôle, jusqu'à un certain point, de choisir une équipe qui n'a même pas participé à la finale», a souligné Jonathan McDonald, le directeur sportif du quotidien The Province, de Vancouver. «Mais pour la première fois depuis très, très longtemps, les Blue Jays sont parvenus à susciter l'intérêt des Canadiens pour le baseball. Les gens ont parlé des Jays sept jours par semaine pendant environ trois mois. C'est un exploit en soi.»

Joueurs-clés blessés

Les Blue Jays présentaient une attaque explosive, mais ils ont été ralentis par de nombreuses blessures à des joueurs-clés en début de saison. La défensive torontoise en a souffert, et les Jays ont divisé les honneurs de leurs 100 premiers matchs.

«Tu peux être un club qui joue pour ,500 et savoir qu'à un certain moment tu vas plafonner ou jouer au-dessus de ta tête. Ou tu peux te dire que tu ne performes pas à la hauteur des attentes et que ton potentiel est beaucoup plus grand, a dit Anthopoulos. Et c'était clair dans notre tête que nous étions bien meilleurs que ça.»

C'est à ce moment-là qu'Anthopoulos a effectué une série de transactions époustouflantes. Il a acquis l'arrêt-court des Rockies du Colorado, Troy Tulowitzki, et a obtenu, peu de temps après, le lanceur gaucher David Price, procurant ainsi aux Blue Jays l'as dont ils avaient besoin pour ancrer leur rotation.

Après des années passées à songer à l'avenir, les Blue Jays jouaient pour le moment présent. Le voltigeur Ben Revere ainsi que les releveurs LaTroy Hawkins et Mark Lowe se sont joints à l'équipe, et la base de partisans de l'équipe s'est alors animée.

Les Blue Jays étaient soudainement devenus de véritables prétendants au titre de la Ligue américaine. Pendant la deuxième moitié de la saison, ils ont joué à la hauteur des attentes.

Menés à l'attaque par le joueur le plus utile de la Ligue américaine, Josh Donaldson, et les gros cogneurs Jose Bautista et Edwin Encarnacion, la formation torontoise a vite fait son chemin jusqu'au premier rang de sa division. Price n'a pas fait mentir sa réputation, présentant une fiche de 9-1 et s'établissant comme la force rassurante de la rotation.Sans compter les belles surprises comme Marco Estrada qui a commencé la saison dans l'enclos des releveurs avant de devenir un solide partant. Le releveur recrue Roberto Osuna s'est comporté comme un vétéran et Chris Colabello, que les amateurs de Québec ont bien connu en raison de son long passage dans la ligue Can-Am, s'est révélé toute une aubaine que les Jays ont récupéré au ballottage, lui qui a maintenu une moyenne au bâton de ,321.

«Nous avions un très bon club et je ne veux pas paraître arrogant en disant ça. Ce que je veux dire, c'est que j'ai l'impression que c'est un fait, a expliqué Anthopoulos. Nous avions un club qui aspirait à gagner la Série mondiale. Ça ne s'est pas concrétisé, car les Royals ont gagné et ils le méritaient. Ils ont mieux joué [que nous]. Mais nous ressentions de la fierté au sein de l'administration, de l'organisation, de tous ceux qui ont contribué à bâtir une équipe du calibre qui pouvait croire à la Série mondiale, ce qui est l'objectif ultime.»

Les nouveaux président Mark Shapiro et directeur général Ross Atkins tenteront de ramener les Blue Jays dans les séries éliminatoires en 2016. Anthopoulos a refusé une offre de contrat de l'organisation et l'ex-président Paul Beeston a pris sa retraite.

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