Des joueurs de baseball motivés jusqu'au bout des doigts

La veille du premier match de la Série... (AP, Matt Slocum)

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La veille du premier match de la Série mondiale, Noah Syndergaard a lancé l'entraînement au bâton avec son gant Thor.

AP, Matt Slocum

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Associated Press

KANSAS CITY - Ryan Madson ne savait plus quoi penser. Debout sur le monticule, il venait de réaliser que son gant n'avait pas... le bon nom.

Le releveur des Royals de Kansas City aurait préféré se trouver dans une situation aussi corsée en portant le gant où est inscrit le nom de son fils Luke sur le pouce. Il avait plutôt enfilé celui où on pouvait lire le nom de son jeune frère Sean. «Ç'a m'a ébranlé. Je ne savais pas comment réagir.»

Puis, il s'est produit quelque chose d'amusant. «Luke est entêté, le genre de personne qui veut tout faire à sa façon. Je lance en pensant de cette façon», a dit Madson.  «Mais Sean est toujours de bonne humeur, il aime tout le monde. Lire son nom m'a fait changer d'humeur. Ça m'a permis de relaxer. Et j'ai bien fait puisque j'ai ensuite retiré quelques frappeurs sur trois prises.»

Peu importe qu'il s'agisse d'un personnage de télé, de quelques versets de la Bible ou du nom d'un membre de la famille, plusieurs gants portés par des joueurs des Mets de New York ou des Royals de Kansas City lors de la Série mondiale transmettent différents messages.

Noah Syndergaard, qui sera le lanceur partant des Mets vendredi soir, en possède six. Et le gaucher de 23 ans a un nom pour chacun de ses gants. Il a lancé la pratique au bâton la veille du premier match de la Série mondiale avec un gant brun sur lequel le nom Thor est brodé en lettres dorées. 

Tyrion, Drago et les autres

À 6'6'' et en mesure de lancer des rapides à 100 mi/h, Syndergaard a hérité comme surnom du nom du dieu du Tonnerre. Ses gants se nomment notamment Tyrion, de la série Games of Thrones, Drago, du film Rocky IV, et Heisenberg, de la série Breaking Bad. «Tous des personnages que j'aime bien», a résumé Syndergaard.

Le lanceur des Royals, Chris Young, porte un gant noir de la compagnie Rawlings sur lequel on peut lire les noms de ses enfants Cate, Scott et Grant. «Je suis heureux quand je pense à eux», a-t-il tout simplement expliqué.

Le voltigeur des Mets, Juan Lagares, a écrit le nom de son fils et son numéro - J. Lagares Jr 12 - sur son gant chanceux. «Je lis ce qui est écrit sur mon gant à chaque manche», confie-t-il.

Un autre voltigeur des Mets, Kirk Nieuwenhuis, possède deux gants. Il est possible de lire des versets de la Bible sur chacun d'eux. Mais ce n'est rien de nouveau, l'ex-releveur des Yankees, Mariano Rivera, a lancé pendant plusieurs années avec un gant sur lequel était brodé des passages de la Bible.

Selon le vétéran des Mets, Michael Cuddyer, de plus en plus de joueurs ont pris l'habitude de personnaliser leurs gants au cours des dernières années. Selon lui, son ex-coéquipier chez les Twins du Minnesota, Torii Hunter, a été un des premiers à agir de la sorte au début des années 2000. «C'est devenu plutôt commun de nos jours», précise-t-il.

Avant chaque match de la Série mondiale, le troisième-but des Royals, Mike Moustakas, écrit sur son gant avec un crayon feutre les initiales de sa mère Connie, décédée récemment, une façon de lui rendre homage chaque fois qu'il saute sur le terrain.

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