Capitales : une expérience cubaine «modifiée»

Les Cubains Yordan Manduley, Alexei Bell et Yuniesky... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Les Cubains Yordan Manduley, Alexei Bell et Yuniesky Gurriel entourent l'interprète Raymond Boisvert.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) S'il n'en tient qu'à Patrick Scalabrini, l'expérience cubaine se poursuivra la saison prochaine chez les Capitales de Québec. «Mais elle pourrait être différente», a confié le gérant du club de la ligue Can-Am de baseball indépendant au lendemain du dernier retrait de la saison 2015.

Dans quelques semaines, Scalabrini s'envolera pour Cuba en compagnie du président Michel Laplante afin de faire le post-mortem de la venue au Stade municipal de quatre joueurs de l'île. Reste à savoir si un autre quatuor débarquera en ville, en 2016.

«On veut encore aligner des Cubains, mais peut-être pas le même nombre et pas nécessairement les mêmes joueurs. On pourrait en revoir un ou deux, mais il faudra aussi vérifier qui sera rendu disponible par la Fédération cubaine de baseball», a souligné Scalabrini.

Du lot, le nom du lanceur Ismel Jimenez est déjà rayé de la liste en raison de sa récente fracture au bras. Les plus susceptibles de revenir seraient Yuniesky Gurriel, champion frappeur de la ligue Can-Am avec sa moyenne de ,374, et Yordan Manduley, brillant joueur défensif ayant frappé pour ,269 en plus d'éviter la liste des blessés.

Et Alexei Bell? demanderont les partisans des Capitales. «J'ai d'autres plans en tête, et si ça ne fonctionne pas, je serais prêt à revenir. J'espère que ce projet devienne permanent et que d'autres joueurs puissent vivre l'expérience», a répondu l'ancienne gloire de l'équipe nationale cubaine, mercredi avant-midi, alors qu'il était de passage au Stade municipal pour régler son vol de retour pour Camaguey prévu pour jeudi.

À son retour là-bas, le numéro 88 envisage de demander aux autorités de son pays de le libérer de ses obligations à l'endroit du baseball cubain afin d'explorer d'autres avenues.

«Mon plan est d'en faire la demande et de pouvoir sortir légalement du pays avec ma famille. Après, Dieu seul sait où je pourrais jouer», disait-il, coiffé d'une casquette des Yankees de New York.

Bell a conservé une moyenne de ,317, mais une blessure à un pouce l'a ennuyé tout au long de l'été. Qu'importe, il a apprécié son séjour parmi nous.

Une belle expérience sportive et de vie

«Ç'a été une très belle expérience sportive et de vie. Le calibre de jeu était celui auquel je m'attendais, mais j'ai trouvé le calendrier très exigeant, car à Cuba, on n'a pas l'habitude de jouer tous les jours comme on le fait ici. J'ai eu beaucoup de plaisir en compagnie de mes trois compatriotes en plus de me faire un nouvel ami avec Raymond», disait-il en riant, par l'entremise de l'interprète, le Raymond (Boisvert) en question.

Ses deux compatriotes souhaitent porter à nouveau l'uniforme des Capitales. «Je suis convaincu que je pourrais faire beaucoup mieux, l'an prochain», a indiqué Manduley, muté de l'arrêt-court au deuxième but en cours de route.

«J'aimerais revenir pour une troisième saison. Je sais qu'on m'attend à bras ouverts à Cuba en raison de mon championnat des frappeurs. Ils ont suivi ma saison, à la maison, et j'aimerais bien que mon rendement puisse aider d'autres joueurs à vivre une aventure semblable au Canada», a précisé Gurriel.

Le président de l'équipe se promettait d'avoir une discussion avec le gérant au sujet des joueurs cubains. Pas question de lui imposer un nombre précis, «mais je pense qu'on peut en avoir besoin», a dit Laplante sur la présence de ces baseballeurs développés dans un autre système.

Des fleurs pour Sams, Young et Gélinas

Il était encore trop tôt pour imaginer l'alignement de 2016, mais le gérant Patrick Scalabrini pointait en direction de Kalian Sams comme la plus agréable surprise de la dernière saison. «Il a été le joueur d'impact qu'on espérait et il en a peut-être même fait plus qu'on s'attendait. Il a été élu joueur par excellence - avec Karl Gélinas chez les lanceurs - pour une bonne raison. Tyler Young a aussi été bon dans le rôle de premier frappeur et il s'est trouvé une position comme voltigeur. Nos quatre vétérans [Gélinas, Jonathan Malo, Josué Peley et Deryk Hooker] pourraient revenir. Et que ferait-on si Sams [vétéran en 2016] était disponible? Il est toujours plus facile de conserver un noyau intact lorsqu'on gagne. Je devrai bien évaluer tout le monde, et certains devront se regarder dans le miroir», a indiqué le gérant, qui prendra quelques semaines de repos, histoire de refaire le plein mentalement d'une saison somme toute épuisante.

Les portes ouvertes

La 17e saison des Capitales de Québec a pris fin sur une fausse note, mardi, par une élimination en demi-finale de la ligue Can-Am aux mains des Jackals du New Jersey. Déjà, l'heure était au bilan dans les locaux du club du circuit de baseball indépendant, locaux toujours imprégnés de l'odeur de la défaite. Pour un, le gérant Patrick Scalabrini était toujours déçu du résultat. «Ce n'est pas l'amertume complète, mais que veux-tu qu'on fasse...», disait-il. En raison des blessures et des absents pendant les Jeux panaméricains, pas moins de 48 joueurs ont enfilé l'uniforme des Capitales en 2015. «En début de saison, je croyais avoir la meilleure équipe de la Ligue, mais à un moment donné, ç'a été les portes ouvertes», a raconté le gérant qui vient de terminer sa sixième saison à la barre de l'équipe

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