Québec 3/New Jersey 4: une défaite en partant

Karl Gélinas a écopé de la défaite en... (Photothèque le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Karl Gélinas a écopé de la défaite en allouant quatre points sur sept coups sûrs en cinq manches de travail.

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(Québec) Le pari n'a pas rapporté la prime espérée! Le lanceur Karl Gélinas a cédé quatre points sur sept coups sûrs en cinq manches, hier soir devant 563 personnes au Stade Yogi Berra, à l'occasion d'une défaite émotive de 4-3 des Capitales de Québec aux dépens des Jackals du New Jersey, en ouverture de la demi-finale de la ligue Can-Am de baseball indépendant.

À ne pas en douter, ces deux équipes ne s'aiment guère. La tension a monté d'un cran, en neuvième, quand Josué Peley a été atteint par le releveur Hector Melo pour remplir les buts... et vider les bancs! Le calme revenu, aucun coup n'étant échangé, Yordan Manduley s'est ensuite élancé sur une troisième prise pour mettre fin à la rencontre.

«Leur lanceur l'a regardé avec un large sourire, les gars n'ont pas apprécié et [Kalian] Sams, entre autres, s'est approché. Cela a amené de l'énergie et on s'est mis à y croire. Mais à ce moment-ci de la saison, c'est juste le résultat qui compte, il faut trouver le moyen de gagner», expliquait le gérant Patrick Scalabrini, joint dans le vestiaire de l'équipe.

Cette série 3 de 5 doit se poursuivre aujourd'hui à Little Falls, si la pluie ne s'en mêle pas. Une remise du match à demain permettrait à Gélinas de lancer à nouveau dans un possible cinquième affrontement, à Québec.

«On savait que la série serait difficile et on comptait beaucoup sur la présence de Karl, alors le deuxième match devient très important et ça nous prendra une grosse performance de Hooks» ajoutait-il à propos du partant Deryk Hooker.

Mauvaise décision de l'arbitre

Les Capitales avaient pris les devants dès la première manche grâce au circuit de deux points de Sams. Mais cette avance de 2-0 était disparue en troisième. Gélinas a cédé deux points sur trois coups sûrs dès le deuxième tour au bâton des Jackals, en accordant deux autres en troisième et cinquième. Mark Threlkeld a frappé trois coups sûrs et produit deux points, dont celui de la victoire, pour les Jackals.

«Karl a bien lancé, il avait de l'étoffe, mais il a manqué un peu de jus. Le mauvais appel de l'arbitre [il a déclaré un coureur sauf en tentative de vol de but] a changé la donne en deuxième. Cela leur a permis de fabriquer deux points et de forcer Karl à effectuer 18 lancers de plus au lieu de rentrer à l'abri avec un troisième retrait et une avance de 2-0...»

John Walter a travaillé pendant huit manches pour savourer la victoire. Les Capitales n'ont frappé que sept coups sûrs, dont deux de Jonathan Malo, qui a inscrit le troisième point sur un mauvais lancer en neuvième. «Leur lanceur a été très bon, mais on n'a pas généré grand-chose», avouait Scalabrini.

Pour la première fois depuis longtemps, il misait sur un alignement complet, même si plusieurs réguliers jouaient en dépit de blessures. Yuniesky Gurriel a été utilisé comme frappeur de choix malgré un claquage. Le champion frappeur de la ligue Can-Am a récolté un coup sûr en quatre présences.

Pendant ce temps, à Trois-Rivières, les Aigles l'ont emporté 2-1 contre les Boulders de Rockland et mènent leur demi-finale 1-0. Le lanceur Luis Munoz a dominé sur la butte, ne cédant qu'un point sur un coup sûr en huit manches. Match 2, aujourd'hui, au Stade Fernand-Bédard, occupé par 2764 spectateurs pour ce premier match éliminatoire de l'histoire des Aigles.

Shaun Ellis... (Photothèque Yan Doublet, Le Soleil) - image 2.0

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Shaun Ellis

Photothèque Yan Doublet, Le Soleil

Ellis de l'autre côté du terrain

La présente série entre les Capitales et les Jackals n'est pas une première pour le releveur Shaun Ellis. Il a vécu l'expérience en 2011, mais de l'autre côté du terrain. Il n'a pas oublié cette finale où New Jersey avait perdu en sept matchs.

«Je n'ai pas besoin qu'on me motive davantage, je suis très excité de jouer contre mon ancienne équipe», disait le droitier de l'enclos québécois à propos de ce rendez-vous devenu quasiment annuel depuis quelques saisons. Il s'agit du cinquième face-à-face entre les deux formations, Québec ayant gagné les quatre précédents, dont trois en grande finale.

«Je n'avais pas joué contre les Capitales en 2011. À mon dernier départ du calendrier, j'avais subi une fracture de stress au bras qui a mis fin à ma saison. Les Jackals avaient utilisé un releveur à ma place, mais il n'avait pas l'expérience pour être à l'aise devant une foule aussi grosse et enthousiaste qu'on avait vue à Québec.»

Ellis, qui a présenté une fiche de 3-4 et une moyenne de points mérités de 2,71 en 38 présences au monticule en 2015, voyait déjà à cette époque que ses futurs coéquipiers pouvaient jouer dans la tête de leurs rivaux du New Jersey. «Je ne sais pas trop pour les joueurs, mais c'était peut-être plus le cas pour le gérant. Je pense qu'il craignait un peu les Capitales», estimait-il à propos de Joe Calfapietra, qui dirige les Jackals depuis 13 saisons et qui est en quête d'une cinquième présence d'affilée en finale.

Si Ellis s'est retrouvé avec les Capitales, c'est en raison de l'ambiance qui régnait au Stade municipal lors de ses visites et de la camaraderie qui se dégageait du clan adverse lorsqu'il jouait contre eux. «J'ai hâte de retrouver l'ambiance des séries au Stade municipal», disait-il quelques heures avant le premier match.

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