Jackals 2/Capitales 5: surprenant Schmeltzer

Jadd Schmeltzer a vécu une semaine en montagnes... (Photo fournie par Les Capitales, Martin Bouchard)

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Jadd Schmeltzer a vécu une semaine en montagnes russes. Viré par les Aigles de Trois-Rivières lundi, embauché par les Capitales vendredi, il a savouré la victoire, samedi.

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(Québec) À voir ce que Jadd Schmeltzer leur donnait en première manche, les Jackals du New Jersey semblaient partis pour la gloire, samedi soir, au Stade municipal. Mais le nouveau lanceur des Capitales de Québec s'est vite ressaisi et la victoire de 5-2 des locaux n'a fait aucun doute.

La nouvelle acquisition des Capitales a donné un but sur balles aux deux premiers frappeurs des Jackals avant d'allouer un double au suivant. Il a donné un point avant d'enregistrer un seul retrait. Et sans les mauvaises courses des visiteurs, le bilan de la première demi-manche aurait été beaucoup plus lourd qu'une avance de 1-0 pour Jersey.

«J'avoue que pendant la première manche, je me suis mis à lire les petites annonces du Soleil pour me trouver un nouvel emploi», a blagué le gérant Patrick Scalabrini, qui avait embauché Schmeltzer la veille, quatre jours après que Trois-Rivières l'eut renvoyé. Qui plus est, Schmeltzer remplaçait l'as Karl Gélinas, blessé.

«Disons que je suais à outrance», a poursuivi Scalabrini, plus sérieux. «On savait que les paris à Vegas n'étaient pas de notre côté avec un vétéran et ancien des ligues majeures [Anthony Claggett, 3,2 ml en 2009] contre une recrue qui venait d'être limogée par une autre équipe. Mais autant je l'ai détesté au début, autant je l'ai aimé par la suite.»

«J'étais sur les nerfs»

Le numéro 28 a amorcé la deuxième manche en accordant une quatrième passe gratuite avant son quatrième retrait. Mais un double jeu et un ballon ont sauvé la mise. Et entre-temps, un circuit de deux points de Kalian Sams avait relancé les Capitales en avant 2-1, en fin de première.

En six manches de travail, Schmeltzer n'aura donné que deux coups sûrs et un point, en plus de cinq buts sur balles. Le releveur Jay Johnson a alloué l'autre point et Deryk Hooker a obtenu son22e sauvetage de la saison, à un du record d'équipe.

«Au début, c'est sûr que j'étais sur les nerfs», a admis le colosse de 6'4'' et de 240 livres, pour qui il s'agissait d'un premier départ en deux ans. Il besogne d'ordinaire en relève. «Et les 72 dernières heures ont été assez folles», a-t-il expliqué.

Sa dernière sortie remontait au 7 août, dans l'uniforme des Aigles de Trois-Rivières. Il s'est ensuite disputé avec le gérant Pierre-Luc Laforest, qui l'a congédié, lundi. Le gaillard a aussitôt pris l'avion pour rentrer à la maison, à Tappan, tout près de New York, avant de refaire le chemin inverse en voiture, jeudi, à la demande de Scalabrini.

Premier chapitre d'une autre histoire cendrillon à la Will Walsh, joueur aussi rejeté par Trois-Rivières qui fait le bonheur des Capitales avec sa moyenne au bâton de ,322 depuis son arrivée à Québec? «On ne sait jamais. J'aimerais lui donner un autre départ, il vient de nous donner une grosse victoire», a indiqué Scalabrini.

150e victoire

Selon le gérant, la longue balle de Sams a fait tourner le vent, après les chances ratées par le New Jersey. «Ça leur a mis dans les dents», reconnaît le coach, qui a aussi vu Alexei Bell produire deux points et Tim Smith l'autre.

La 150e victoire de l'histoire des Capitales contre les Jackals a été applaudie par 2323 spectateurs. Cet après-midi, conclusion de la série de trois matchs, Québec envoie Sheldon McDonald (7-4, 3,24) au monticule et New Jersey fait confiance à Gabriel Perez (7-3, 2,75).

Une rivalité historique

La rivalité entre les Capitales et les Jackals remonte à la naissance du club de Québec, en 1999, un an après celui du New Jersey. Les deux concessions constituent les piliers de la ligue Can-Am, auparavant Northern et Northeast. Et si la tendance se maintient, puisqu'ils occupent les deuxième et troisième rangs au classement, les deux antagonistes s'affronteront en première ronde des séries pour un cinquième duel éliminatoire en six ans.

«J'affronte cette équipe depuis longtemps. Les visages changent, mais le club demeure le même», estime Joe Calfapietra, gérant des Jackals pour une 13e saison. «C'est toujours une lutte féroce. Si une nouvelle opportunité de s'affronter se présente, ce sera amusant. Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir», freine l'homme de baseball.

Calfapietra et ses Jackals ont atteint la finale de ligue au cours des quatre dernières années, s'inclinant chaque fois. Dont trois contre Québec, en 2011, en 2012 et en 2013, après avoir perdu en demi-finale aux mains des Capitales en 2010.

De l'autre côté, le gérant Patrick Scalabrini ne cache pas vouloir profiter de la présente série de trois rencontres régulières pour examiner l'adversaire sous toutes ses coutures. «On va les étudier sérieusement. On va analyser encore plus chaque lanceur et chaque frappeur qu'on va affronter d'ici dimanche pour essayer de découvrir une faille quelconque. On va prendre beaucoup de notes», confie l'instructeur-chef des Capitales.

Même les joueurs veulent prendre une mesure étalon. «Comme on va sûrement les affronter en séries, je veux lancer contre eux. Je veux savoir ce que j'ai contre eux», attestait le closer des Capitales, Deryk Hooker, qui a été exaucé en montant sur la butte en huitième manche, samedi.

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