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Temple de la renommée: Pedro Martinez sème l'hystérie à Cooperstown

Pedro Martinez a effectué quelques pas de danse... (PHOTO MIKE GROLL, AP)

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Pedro Martinez a effectué quelques pas de danse lors de son intronisation au Temple de la renommée du baseball.

PHOTO MIKE GROLL, AP

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Frédéric Daigle
Le Soleil

(Cooperstown) Tout au long de sa carrière, Pedro Martinez a été flamboyant. Son discours d'intronisation au Temple de la renommée du baseball a été livré de la même façon, devant une foule en liesse, composée de plusieurs milliers de Dominicains.

Martinez avait choisi deux mots pour orienter son discours: Dieu et merci.

Très croyant, le deuxième Dominicain seulement après Juan Marichal, en 1983, à être admis à Cooperstown a d'abord remercié Dieu, «qui est la raison pour laquelle nous sommes tous ici». Mais par la suite, il a remercié les gens qui l'ont aidé au cours de sa carrière, et Montréal a occupé une bonne part de ses remerciements.

Il a d'abord remercié Dan Duquette, le directeur général «assez fou pour transiger deux fois pour obtenir mes services, et que j'ai fait bien paraître les deux fois!».

Puis, il a enchaîné avec Felipe Alou et l'instructeur Tommy Harper, qui était sur place.

«Felipe Alou est celui qui m'a donné ma première opportunité, même si parfois, j'avais l'impression de ne pas être à la hauteur.

«Tommy m'a été d'un grand secours alors que je traversais une période creuse. Il m'a dit: 'Tu t'es mis dans ce pétrin en lançant; c'est de cette façon que tu vas t'en sortir'.»

C'est ensuite qu'il a remercié les partisans et Montréal, au grand plaisir des quelques centaines d'amateurs montréalais sur place, un peu noyés dans la «mer Dominicaine».

«Je remercie toutes les franchises pour lesquelles j'ai joué: les Dodgers, les Expos, les Red Sox, les Mets et les Phillies. Aux partisans, nous vous apprécions tous sincèrement.

«Montréal: j'espère que vous aurez une équipe bientôt. Je veux remercier Sam Elkas, Mark Routtenberg et les partisans. Merci de m'avoir appuyé. C'est dommage que nous n'ayons plus d'équipe.»

Foule gagnée d'avance

Avant même qu'il ne s'amène au micro pour livrer son discours, Martinez avait semé l'hystérie parmi les plusieurs milliers de spectateurs amassés à l'extérieur du Clark Sports Center. Déjà la veille, lors de la parade annuelle, Martinez était descendu de son camion pour aller danser avec les nombreux Dominicains, qui ont envahi la petite ville de 1800 habitants.

Dimanche, chantant et dansant au rythme de la musique dominicaine, les nombreux partisans de l'ex-Expo ont scandé son nom avant même que la présidente du Temple, Jane Forbes Clark, ne l'eut présenté. Ils n'avaient encore rien vu: Martinez a livré un discours inspirant, sur un ton décontracté et joyeux.

«Hola! Hola!, a-t-il dit pour lancer son discours, laissant le temps à la foule de lui répondre à chaque fois. Je vais commencer en anglais, mais je suis pas mal certain que je vais terminer en espagnol», a-t-il prévenu les 52 autres membres du Temple réunis avec lui sur la scène.

Près d'une centaine de personnes accompagnaient Martinez, vêtu d'un complet bleu orné des armoiries de la République dominicaine et des États-Unis et portant une cravate aux couleurs - bleu, rouge et blanc - de ses deux pays.

«Je voulais m'assurer de rendre hommage à ces deux pays, a-t-il expliqué en conférence de presse. Je suis né en République dominicaine et plusieurs des mes compatriotes étaient ici aujourd'hui, comme vous avez pu le constater. En même temps, je suis un citoyen américain et je respecte ce pays. Je voulais accorder la même importance aux États-Unis qu'à la République dominicaine, car sans les États-Unis, je ne serais pas ici. J'apprécie énormément l'opportunité qui m'a été offerte par les États-Unis.»

Martinez a livré un discours hors de l'ordinaire jusqu'à la toute fin, alors qu'il invité le grand Juan Marichal à le rejoindre et les deux hommes ont alors brandi le drapeau de leur pays, semant davantage l'hystérie parmi les nombreux Dominicains sur place.

«Je suis certain que ça contrevient au protocole, a-t-il indiqué. C'est la fête des Pères en République dominicaine et je voulais leur offrir ce cadeau.»

Présence sentie d'ExposNation

Pour la première fois de son histoire, le Temple de la renommée a accueilli trois lanceurs la même année et pour la première fois depuis 1955, quatre nouvelles plaques orneront la galerie dédiée aux immortels du baseball. Craig Biggio, Randy Johnson et John Smoltz ont livré leur discours, à la fois drôles, touchants et engagés, avant Martinez.

Les quatre hommes ont été intronisés devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs. Parmi eux, plusieurs Dominicains, qui ont animé l'atmosphère de leurs cris et leurs chants, et les centaines de partisans des Expos, venus acclamer Martinez, mais aussi plaider la cause de Tim Raines auprès des médias sur place.

Le Maire de Montréal, Denis Coderre, n'a pas manqué d'aller les saluer. Plusieurs ont d'ailleurs tenu à se faire photographier avec lui.

Ces partisans, dont plusieurs accompagnaient ExposNation, qui avait nolisé deux autobus pour l'occasion, ont profité de l'arrivée du commissaire Rob Manfred au lutrin au début de la cérémonie pour scander un «Let's go Expos!» bien senti.

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