Lourdes Gurriel fier de ses fils

La famille de Yuniesky Gurriel est de passage... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La famille de Yuniesky Gurriel est de passage à Québec cette semaine. Son père, Lourdes, est une légende du baseball cubain, lui qui présente une moyenne en carrière de ,323 en «Serie Nacional».

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Il n'y avait pas qu'un seul Gurriel au Stade municipal, dimanche, pour le retour en ville des Capitales. Pendant que Yuniesky se produisait sur le terrain, son père Lourdes, sa mère Olga Lydia et sa fiancée Alicia occupaient des sièges de choix dans la première rangée derrière le marbre. La famille cubaine est de passage à Québec jusqu'à samedi, une première depuis que Yuniesky enfile l'uniforme québécois.

«Michel [Laplante] a eu une très bonne idée d'inviter des joueurs cubains à venir à Québec, incluant Yuniesky. Ça représente beaucoup, pour nous, je suis très reconnaissant envers lui et Daniel [Rochette], qui a établi le premier contact», a indiqué Lourdes Gurriel, après la première présence au bâton de son fils.

S'il passe plus inaperçu au parc Victoria, l'homme de 58 ans est une véritable légende dans son pays. Il a joué pendant 17 ans avec l'équipe nationale cubaine, remportant l'or olympique en 1992, à Barcelone. Il a aussi gagné l'or aux Jeux panaméricains à quatre reprises.

«Je suis fier de ma carrière, mais je reste humble face à cela. Mon plus grand bonheur, c'est d'avoir trois fils talentueux qui peuvent aspirer à des niveaux encore plus élevés. J'ai déjà été approché par de grandes équipes, mais à mon époque il était impossible de sortir de Cuba», a raconté l'ex-voltigeur, détenteur d'une moyenne cumulative de ,323 en «Serie Nacional».

Lourdes Gurriel apprécie la chance des joueurs d'aujourd'hui de pouvoir évoluer dans diverses ligues à travers le monde. À Cuba, les amateurs de baseball suivent quotidiennement ce que font les joueurs, notamment ceux basés à Québec.

«Il s'agit d'une ligue de très bon calibre. Pour nos joueurs, il s'agit d'une belle expérience d'avoir la chance de jouer tous les jours, de voyager d'une ville à l'autre», a noté celui qui avait déjà visité Edmonton et Toronto avant de découvrir la capitale, en fin de semaine.

Plus de cubains à l'étranger

Il ne serait pas surpris si un plus grand nombre de joueurs de Cuba s'amenaient dans la ligue Can-Am dans l'avenir. L'an dernier, il n'y en avait qu'un, mais cette saison ils sont quatre à s'aligner avec les Capitales. Un cinquième a même failli se pointer, récemment, mais un délai à l'ambassade a empêché sa venue.

«J'espère que l'échange se poursuivra, que d'autres joueurs pourront venir jouer ici et dans d'autres ligues et qu'à l'instar des Dominicains et des Vénézuéliens les joueurs cubains pourront avoir la chance d'évoluer en Amérique», a ajouté celui qui entretient des liens étroits avec les autorités gouvernementales cubaines.

Pourrait-il y avoir un autre Gurriel avec les Capitales dans un avenir rapproché? Le plus âgé, Yuliesky, serait de calibre pour le baseball majeur. Le plus jeune, Lourdes fils, possède beaucoup de potentiel.

«On verra comment les choses vont aller, mais c'est possible. Ça ne va pas tarder, reste à savoir lequel», disait-il, en ajoutant que la fédération cubaine a répondu positivement aux demandes des Capitales jusqu'à présent.

Jouer devant papa, «Yuni» en a l'habitude

Le hasard de la visite ne pouvait pas mieux tomber puisque fiston connaît ses meilleurs moments depuis qu'il porte l'uniforme québécois. En fait, le nom de Yuniesky Gurriel (photo) vient d'apparaître parmi les meilleurs frappeurs de la ligue Can-Am, sa moyenne de ,338 lui octroyant le quatrième rang.

Blanchi en trois présences au bâton, dimanche après-midi, «Yuni» n'était pas nerveux pour autant à l'idée de jouer devant ses parents et sa fiancée. «J'en ai l'habitude, ce n'est pas quelque chose de nouveau», a avoué le voltigeur de gauche après une séance de photos avec les siens au terme de la rencontre.

Avant sa première présence, Gurriel s'est approché du filet, derrière le marbre, pour discuter avec son père tout en effectuant quelques élans d'échauffement. Il s'est finalement fait retirer sur une troisième prise, un lancer parfait de Matthew Rusch qu'il a regardé passer.

«Je suis très heureux de les savoir ici. Je vais passer le plus de temps possible avec eux et leur faire visiter la ville», a-t-il ajouté en vitesse avant de passer sous la douche avant de rejoindre les siens.

Depuis le début de la saison, les noms d'Alexei Bell, de Yordan Manduley et d'Ismel Jimenez ont été plus souvent mentionnés que celui de Yuniesky Gurriel. «Il mérite tout le crédit de ce qui lui arrive, c'est tout en son honneur d'avoir pris sa place», a commenté Patrick Scalabrini à propos du voltigeur de gauche des Capitales.

«Jusqu'à présent, Yuni n'est pas le même joueur, il frappe avec beaucoup plus d'aplomb. Il a l'air plus heureux, plus à l'aise. L'an passé, il était seul au monde, mais le fait d'avoir d'autres compatriotes avec lui, de connaître notre ligue, ça l'aide beaucoup», a expliqué le gérant des Capitales, qui admet être impressionné par la personnalité attachante de Lourdes Gurriel, qu'il a rencontré à quelques reprises depuis le début des tractations avec les Cubains.

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