Capitales: le 34, meilleur que jamais

Faisant mal paraître les frappeurs adversaires, le lanceur... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Faisant mal paraître les frappeurs adversaires, le lanceur Karl Gélinas présente des statistiques remarquables depuis le début de la saison, ce qui fait dire à son gérant, Patrick Scalabrini, que le grand droitier pourrait facilement tenir son bout en classe AAA.

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(Québec) Le rêve s'effrite un peu plus à chaque année qui passe, mais ne croyez pas que Karl Gélinas n'y pense plus. Même s'il ne veut plus se faire d'attentes, l'as lanceur des Capitales croit toujours qu'il pourrait tirer son épingle du jeu dans les filiales d'une équipe du baseball majeur.

Quelques minutes après le grandiose match d'un coup sûr de Gélinas contre les Champions, mardi soir à Ottawa, le sujet est naturellement revenu sur la table. Son gérant, Patrick Scalabrini, venait tout juste de mentionner que le lanceur était parfois beaucoup trop fort pour les frappeurs qu'il affronte dans la Can-Am

«C'est sûr que je repense toujours à l'histoire avec les Phillies. J'aurais aimé avoir une vraie chance», relate Gélinas. Plus de six ans après avoir quitté le baseball affilié avec une réputation entachée par une suspension pour dopage, le lanceur avait finalement obtenu, en 2013, une invitation au camp de l'équipe AAA des représentants de Philadelphie. Mais malgré une rétroaction positive par rapport à son travail, on lui a rapidement indiqué qu'il n'y aurait pas de place pour lui. «J'ai lancé cinq manches, ce n'est pas assez pour se prouver.»

À 31 ans, à sa neuvième saison avec les Capitales, l'artilleur assure qu'il est meilleur que jamais. «Je suis un perfectionniste. Je lance plus fort qu'avant. J'ai développé une balle rapide coupée qui ajoute beaucoup à mon arsenal.» Dur de contredire Gélinas quand on jette un coup d'oeil à ses statistiques. Dix départs, 71 manches lancées, une moyenne de points mérités de 2,27 et un incroyable ratio de 9,5retraits sur des prises pour un but sur balles. 

«Il n'a rien à voir avec le jeune lanceur qui débarquait de chez les Angels que j'ai côtoyé quand j'étais joueur», lance le gérant Patrick Scalabrini. «En ce moment, il est tellement dominant. Ce n'est pas normal qu'il fasse aussi mal paraître des frappeurs professionnels.»

Son vis-à-vis mardi soir, Andrew Werner, en est un qui a fait son chemin jusqu'au baseball majeur, lui qui a lancé huit matchs en 2012 avec San Diego. Probablement une motivation supplémentaire pour Gélinas, qui a lui-même parlé du passé professionnel du lanceur des Champions après la rencontre. 

«Je pense que je serais capable de lancer à un plus haut niveau. Mais je ne me fais plus d'idées ou d'attentes. Je continue de tenter de m'améliorer, advienne que pourra.»

Trois obstacles

Évidemment, son âge joue contre lui. À une époque où les équipes du baseball majeur signent les espoirs à coups de millions, il n'y a pas beaucoup de place dans les mineures pour un lanceur de 31 ans. «Il faudrait qu'une équipe ait des besoins urgents en cours de saison pour faire de la place à Karl», souligne Scalabrini. Gélinas devrait ensuite être capable de trouver rapidement un visa de travail, un autre obstacle. 

Sans compter son passé de dopage, une «erreur de jeunesse» rappelle le gérant des Capitales. «Possiblement que ça rebute quelques organisations. Avec le nombre de joueurs des majeures qui ont fait des erreurs, ce serait une excuse un peu facile pour ne pas le considérer.»

«Mais si tu me demandes si je pense qu'il serait bon dans le AAA, la réponse est : absolument. Il est exactement le genre de lanceur qui a du succès à ce niveau. Il lance une tonne de prises», explique Scalabrini. 

Même son de cloche du côté du principal intéressé. «Je lance des prises et quand tu fais ça, tu te donnes une chance à chaque match», plaide Gélinas. 

Même si le baseball majeur lui trottera probablement toujours dans la tête, Gélinas est loin de sonner comme un joueur malheureux à Québec. «J'aime ce que je fais et je continue d'aborder chaque match avec l'intention d'aller jusqu'au bout.»

Les grands gagnants, depuis neuf saisons, sont les Capitales.

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