Un voyage qui tombe mal pour les Capitales

Patrick Scalabrini s'est cassé la tête toute la... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Patrick Scalabrini s'est cassé la tête toute la journée de lundi pour dénicher quelques joueurs qui pourraient ajouter de la profondeur à sa troupe.

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(Québec) Le plus long voyage de la saison des Capitales ne pouvait arriver à un pire moment. À la veille de partir pour Ottawa, Patrick Scalabrini travaillait encore, lundi en fin de journée, à trouver du renfort à sa formation handicapée par les blessures et les Jeux panaméricains.

«Un voyage de cinq matchs, je ne me rappelle pas avoir vu ça dans la Can-Am. Je ne sais pas ça vient d'où», a lancé, lundi, le gérant des Capitales à propos de la longue série qui s'amorce mardi contre les Champions. «Le moment est mal choisi pour nous.»

Les hommes de Patrick Scalabrini disputeront, en fait, presque six matchs en l'espace de cinq jours, à Ottawa. C'est que les deux équipes doivent d'abord terminer leur match du 1er juillet, interrompu par la pluie en troisième manche, avec Québec en avant 6-0.  

Dimanche après-midi, au Stade municipal, des blessures à Alexei Bell et Tanner Rust ont forcé les Capitales à n'habiller que le minimum possible de neuf frappeurs. L'équipe était littéralement à une blessure de la catastrophe. 

Si le gérant espère que le voltigeur Bell sera de retour pour la série contre les Champions, il a confirmé, lundi, que Tanner Rust s'ajoutera à la liste des blessés. En quête de renfort toute la journée, Scalabrini n'avait pu obtenir que la présence de l'ex-Capitale Issael Gonzalez pour les deux premières journées de la série, lorsque joint par Le Soleil, en soirée. 

L'entraineur a eu la main heureuse en amenant Cédric Vallières et Vincent Guglietti avec l'équipe, la semaine dernière, mais il semble approcher de la fin des ses options. 

«En ce moment, dans ma fonction de directeur général, je dois constamment nous trouver du renfort pour essayer de nous garder la tête hors de l'eau», a illustré Scalabrini. «Ne serait-ce que pour avoir suffisamment de joueurs pour jouer et survivre en attendant que tout cela revienne à la normale», a-t-il ajouté au sujet de sa formation, tout de même solidement ancrée au troisième rang de la ligue Can-Am. 

Si l'entraîneur savait, en début de saison, qu'il devrait remplacer quelques joueurs de son alignement pendant les Jeux panaméricains, il ne pouvait prévoir la situation actuelle. «Quand les Cubains sont partis, on était encore corrects. Mais quand un ou deux gars ont commencé à se blesser, c'est là qu'on est tombés dans le trouble.»

Message à passer

Malgré tout, le gérant s'est montré optimiste pour la série qui s'annonce. «On débute le voyage avec un match où on a six points d'avance et le deuxième match, c'est Karl [Gélinas] sur la butte. Donc il y a moyen d'envoyer un bon message dès demain.»

Le programme double pourrait-il compliquer la gestion de la relève pour le reste de la série? «Je ne pense pas, car le deuxième match a été réduit à sept manches seulement», a souligné Scalabrini. «Un match de sept manches avec Gélinas comme partant, d'habitude, on n'a pas trop besoin de relève.»

Le vétéran des Capitales Jonathan Malo ne semblait pas inquiété outre mesure, pour sa part, par la longue série à Ottawa. «C'est un voyage de six matchs, certes, mais ce n'est pas la première fois que l'on joue six matchs en cinq jours», a relativisé le joueur de deuxième but.

Scalabrini attend impatiemment du renfort de Cuba

Désespérément en quête de renfort, Patrick Scalabrini accueillerait volontiers le Cubain Edilse Silva La O, qui devait venir donner un coup de main aux Capitales en l'absence de ses compatriotes Manduley et Gonzalez. Le gérant est toutefois toujours en attente d'un visa de travail canadien pour le joueur. «Notre contact devait brasser les choses aujourd'hui, on espère avoir des nouvelles d'ici la fin de la journée», a indiqué le gérant, lundi matin. Sauf qu'en fin de journée, il n'avait toujours pas été en mesure d'avoir de réponses des autorités canadiennes. «La partie du gouvernement cubain est faite, il nous manque vraiment juste le visa», se désolait Scalabrini.

Le premier-but des Capitales, Tim Smith, porte les... (Associated Press) - image 3.0

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Le premier-but des Capitales, Tim Smith, porte les couleurs du Canada au Jeux panaméricains.

Associated Press

Tim Smith fait bonne impression avec l'équipe canadienne à Toronto

Le premier-but des Capitales, Tim Smith, fait parler de lui à Toronto, autant pour sa barbe que pour son jeu offensif étincelant. L'athlète de 29 ans frappe pour une moyenne au bâton de ,500 après deux matchs et le gérant de l'équipe canadienne, Ernie Whitt, l'utilise au troisième rang de l'ordre des frappeurs. Patrick Scalabrini n'est pas surpris du bon début de tournoi de son protégé. «Je ne suis pas vraiment surpris qu'il frappe bien. C'est un gars des grandes occasions qui a toujours eu du succès avec l'équipe nationale, c'est pour ça qu'ils l'ont ramené», a expliqué le gérant des Capitales. «Là où je suis étonné, c'est qu'il était troisième frappeur dès le début malgré tous les gros noms qu'il y a dans l'équipe. Mais tant mieux pour lui et il semble saisir l'opportunité.» Les Cubains des Capitales, Ismael Jimenez et Yordan Manduley, connaissent des débuts de tournoi un peu plus difficiles. Jimenez a concédé trois points en seulement quatre manches et un tiers à son seul départ, tandis que Manduley n'a obtenu qu'une seule apparition au bâton en trois matchs, étant retiré sur des prises.

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