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Retour du baseball majeur: Montréal utilise la bonne recette, selon le président des Jays

Le président des Blue Jays, Paul Beeston, applaudit... (Photothèque Le Soleil)

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Le président des Blue Jays, Paul Beeston, applaudit la démarche du maire de Montréal, Denis Coderre, qui s'est rendu récemment à New York pour y rencontrer le commissaire Rob Manfred.

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La Presse Canadienne
Montréal

Paul Beeston ne s'en est jamais caché. Il est pour le retour du baseball majeur à Montréal, qu'il souhaite à la fois personnellement et pour les Blue Jays de Toronto.

Le président de la formation torontoise a d'ailleurs applaudi la démarche du maire de Montréal, Denis Coderre, qui s'est rendu récemment à New York pour y rencontrer le commissaire Rob Manfred.

«C'est formidable! s'est-il exclamé. Que le maire Coderre prenne le temps de se rendre à New York, c'est merveilleux. Je sais que Rob a grandement apprécié cette rencontre, qu'il a prise très au sérieux d'ailleurs.»

Quelle est maintenant la prochaine étape pour Montréal? «Ce n'est pas à moi de le dire. Je crois que ce serait au Projet Coup de circuit de répondre. Je pense qu'ils font ça dans l'ordre. Ils ne mettent pas de pression et ne font rien pour rendre cette expérience négative aux yeux du baseball.

«Ce qu'ils font par contre, c'est de rendre ça intéressant. Ils disent : "Voyons ce qu'on peut faire ensemble" et ils s'assurent d'être les premiers en lice si quoi que ce soit - délocalisation ou expansion - devait se produire. Quand on regarde froidement les marchés où il n'y a pas de baseball présentement, il n'y a pas mieux que Montréal.»

Et il croit que Montréal est sans nul doute plus près de retrouver le baseball professionnel qu'elle ne l'était il y a deux ans. «Absolument. Je pense que les matchs des Blue Jays contre les Mets et contre les Reds ont réaffirmé l'intérêt de Montréal envers le baseball.»

Comme tous ceux qui souhaitent le retour du baseball à Montréal, il est excité par la perspective que des matchs de la saison régulière soient disputés au Stade olympique dans un avenir rapproché.

«Nous l'avons déjà fait auparavant - au Japon, en Australie, à Porto Rico -, alors ça ne serait pas la première fois. Si on peut attirer 96 000 personnes pour des matchs de la Ligue des pamplemousses, je ne pense pas que ce serait bien difficile d'attirer autant de monde pour des matchs de la saison régulière.»

Les Jays seraient-ils intéressés? «Nous ne serions pas fermés à l'idée. Nous gardons l'esprit ouvert. Ce serait bon pour le baseball et bon pour les Blue Jays.»

Une ville de baseball

Comme le maire Coderre l'a fait après sa rencontre avec le commissaire, Beeston a rappelé la grande histoire du baseball à Montréal. «Vers la fin des années 70 et au début des années 80, il n'y avait tout simplement pas un meilleur endroit pour assister à un match, souligne-t-il. Les partisans connaissaient le baseball et ils étaient enthousiastes.

«Ça remonte à la Ligue internationale et aux grands joueurs issus des Royaux. Ensuite, il faut regarder l'histoire des Expos, qui comptent maintenant deux représentants au Temple de la renommée en Andre Dawson et Gary Carter. Souhaitons que Tim Raines y accède bientôt. Et souhaitons que le retour du baseball soit inévitable. Je ne sais pas, mais je pense que l'effort conjoint déployé par tout le monde nous rapproche de cet objectif.»

Celui qui quittera son poste à la fin de la présente campagne se rappelle avec justesse que le baseball majeur a tendance à revisiter les marchés qu'il avait précédemment abandonnés.

«J'y reviens toujours : il y avait une équipe à Washington et nous y sommes retournés. Il y avait une équipe au Texas et nous y sommes retournés. Il y avait une équipe à Seattle et nous y sommes revenus, même chose à Milwaukee. Ce ne serait pas la première fois que nous retournerions dans un marché et de faire en sorte que ça fonctionne.»

Mais chaque chose en son temps. «Je ne crois pas que Rob Manfred fera cela pendant sa première année - voire les deux premières années - en poste, mais il va apprendre tout ce qu'il peut et, par la suite, mettre ce savoir en application.

«Quelle ville majeure en Amérique du Nord ne possédant pas de club actuellement est mieux placée que Montréal, qui a déjà eu une équipe et qui l'a appuyée? Il n'y en a tout simplement pas. C'est un marché naturel pour le baseball majeur.»

LE TON A CHANGÉ

Et il constate que le ton a changé parmi les dirigeants du baseball majeur depuis que Manfred a remplacé Bud Selig. «Rob n'est pas contraint par l'ère Bud Selig : il a un nouveau canevas sur lequel bâtir son propre règne. Il veut faire les choses à sa façon et c'est quelqu'un qui a beaucoup voyagé et il croit que c'est en partageant le baseball avec le reste du monde que le sport grandira.»

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