Capitales: Karl Gélinas fin prêt

À sa neuvième saison avec les Capitales, Karl... (Photothèque le soleil, Pascal Ratthé)

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À sa neuvième saison avec les Capitales, Karl Gélinas amorcera son deuxième match inaugural en autant de semaines, mercredi soir au Stade municipal.

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(Québec) Karl Gélinas était prêt à jouer, mardi. Il est revenu de l'Iowa en avion, avant tout le monde en plus. Mais ses coéquipiers des Capitales s'étaient tapé une trentaine d'heures d'autocar pour arriver à Québec dans la nuit de lundi à mardi. Alors le report de l'ouverture locale à mercredi - merci la pluie - a fait plaisir à plusieurs.

Mercredi soir, au Stade municipal, l'artilleur à sa neuvième saison avec les Capitales amorcera son deuxième match inaugural en deux semaines. Gélinas était au monticule le 21 mai, à Gary, en Indiana, pour le tout premier rendez-vous au calendrier, une première pour lui dans l'uniforme québécois.

Mais le lancement local revêt davantage de cachet, assure-t-il. Il l'avait aussi vécu l'an dernier. «Pour moi, c'est un honneur encore plus grand que de lancer le premier match de la saison. J'ai toujours plus aimé lancer à Québec qu'à l'extérieur», a fait valoir le grand droitier.

Première fois que son entrée en scène au Stade municipal arrive aussi tard. Mais que les partisans se rassurent, il a remporté ses trois premiers départs au cours des trois dernières campagnes.

Contrairement aux années passées, il a bénéficié d'un excellent support offensif à ses deux premières prestations, des victoires de 11-4 et de 7-5. «C'est plaisant d'avoir un coussin. Surtout en début de saison, les lanceurs ne sont pas à leur meilleur. Tu peux te permettre des petites erreurs que tu ne feras plus dans un mois», explique l'auteur d'une fiche de 2-0 et d'une moyenne de points mérités de 3,85.

Les Capitales (5-5) amorcent leur 17e saison locale contre les Aigles de Trois-Rivières (4-3). Selon Gélinas, «considérant qu'on était sur la route, contre des équipes de l'Association américaine et qu'il fallait jumeler une gang de gars comptant pas mal de nouveaux», une fiche de ,500 s'avère satisfaisante. «Par contre, on en a peut-être échappé une ou deux, des avances qu'on a perdues en fin de match», reconnaît-il. Les releveurs vont se ressaisir une fois à Québec, il garde confiance.

La blessure d'Alexei Bell au sixième match a fait mal. «C'est un cristi de joueur de balle», atteste Gélinas, à propos du voltigeur cubain qui devrait revenir au jeu autour de la mi-juin. «S'il reste en santé, on va être très gâtés de regarder ça tous les jours», promet-il.

Apparitions de qualité

Sa «plus belle surprise» s'appelle Jean-Luc Blaquière, qui a «toujours des apparitions de qualité. Même quand il se fait retirer, il frappe solidement». Kalian Sams aussi obtient une bonne note : «La balle explose sur son bâton.»

Et il s'estime choyé d'être appuyé par un milieu d'avant-champ aussi solide avec le deuxième-but Jonathan Malo et l'arrêt-court Yordan Manduley. «Le lanceur a juste à garder la balle basse et ils vont faire le travail», se réjouit-il.

La véritable raison de son retour en avion dès samedi? Un mariage au Québec auquel il a assisté. Le plan initial du gérant envoyait Sheldon McDonald sur la butte pour la première sortie devant les amateurs de Québec.

Il est devenu clair vers la fin du voyage que ce serait plutôt au tour de Gélinas et qu'il serait reposé. Le report de mardi lui a donc fourni 24 heures supplémentaires pour se remettre de... la soirée de mariage. Et comme McDonald a gardé son vol de lundi, il sera frais et dispos pour entreprendre le programme double prévu jeudi.

Les 2500 km d'autocar entre Sioux City et... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Les 2500 km d'autocar entre Sioux City et Québec n'ont pas aidé les maux de dos du receveur Jean-Luc Blaquière. Mais la journée de congé de mercredi a été appréciée par le Québécois qui a pu reposer. 

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Blaquière espère garder son erre d'aller du début de saison

En 10 ans à bourlinguer dans le baseball mineur, Jean-Luc Blaquière n'avait jamais fait autant de route entre deux matchs. «Pour aller en Floride l'hiver avec les jeunes de l'Académie de baseball du Canada, mais pas pour aller jouer tout de suite après», reconnaît le frappeur de l'heure chez les Capitales.

Quelque 2500 km d'autocar entre Sioux City, où Blaquière et ses coéquipiers jouaient dimanche soir, et Québec, où ils devaient jouer, mardi. Mais pour une fois, la pluie était bienvenue et le match a été remis dès la mi-journée.

«Le congé est apprécié par plusieurs», avoue Blaquière, qui avait lui-même une difficulté accrue avec les maux de dos qui l'assaillent depuis jeudi dernier. «Ce n'est pas le mieux, j'ai le dos un peu raide. Je ne sais pas trop comment c'est arrivé... Je terminais une présence, je me suis penché pour détacher ma chevillère et le dos m'a barré d'un coup.»

Il a depuis reçu les conseils du physiothérapeute de l'équipe, Jean-François Brochu, ainsi que ceux de son ami et coéquipier Jonathan Malo, qui a été en proie à des douleurs musculaires au dos il y a quelques années. Anti-inflammatoires et étirements réguliers constituent la solution pour le moment.

Blaquière a expédié la balle en lieu sûr dans chacun de ses neuf matchs jusqu'ici. Sa moyenne au bâton de ,308 et ses sept points produits en font l'un des meneurs offensifs chez les Capitales. Mais sa blessure coïncide avec un léger ralentissement pour le troisième frappeur du rôle.

Après un départ canon de 9 en 24 (,375), il n'a frappé que pour 3 en 15 (,200) depuis sa courte absence d'une rencontre. «Dans les trois dernières parties, ça va un peu moins bien, laisse-t-il tomber. Je sais que je ne serai pas trois en quatre chaque soir, mais j'espère demeurer constant durant la saison», insiste celui qui oeuvre surtout comme receveur.

Affronter son associé

En considérant la fin de la dernière campagne, Blaquière a cogné au moins un coup sûr à ses 13 derniers matchs.

Le numéro 30 de Québec renouera mercredi avec un autre numéro 30 qu'il connaît bien. David Leblanc est ce grand releveur droitier québécois évoluant chez les Aigles de Trois-Rivières, les visiteurs au Stade municipal jusqu'à jeudi.

Blaquière et Leblanc sont associés dans une salle d'entraînement spécialisée en baseball qu'ils ouvriront en septembre, à Repentigny. «On s'est parlé au téléphone quand j'étais sur la route et on va avoir encore bien des choses à discuter quand on va se voir sur le terrain. On va sûrement plus parler de l'équipement dont on a besoin pour septembre que du match comme tel», confie celui qui en est à sa troisième saison avec les Capitales.

Leblanc n'a pas un vilain début de calendrier non plus, avec aucun point mérité et aucun but sur balles accordé en deux présences sur la butte, soit une manche et un tiers.

Prata suspendu dans le junior

Gérant dans le junior élite, l'ancien lanceur des Capitales Danny Prata a été suspendu pour 10 matchs. Celui qui dirige le Royal de Repentigny depuis 2008 a écopé pour des incidents survenus dans un match présenté dimanche après-midi, à Jonquière. Un joueur du Royal a poussé l'arbitre Jean-François Fleurant au sol. Pour ce geste, Moises Perez est suspendu pour le reste de la campagne 2015, saison et séries, ce qui représente au moins 39 matchs. Le ton avait monté juste avant entre Prata et Fleurant, qui avait expulsé le gérant du Royal. Une poubelle a alors abouti sur le terrain. Puis Perez s'en est mêlé pour continuer à contester la décision, ajoutant les gestes à la parole. Ce «genre d'événement [...] n'est pas acceptable pour notre ligue. Ça n'a jamais été toléré et ce ne le sera jamais», a affirmé le directeur des opérations de la ligue, Serge Rivest, par communiqué. Repentigny a gagné ce match 5-1.

Le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini ... (Photothèque Le Soleil) - image 4.0

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Le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini 

Photothèque Le Soleil

Scalabrini change de rôle

Le temps d'une journée, Patrick Scalabrini a changé de rôle. Au lieu de manipuler son alignement dans tous les sens, le gérant et directeur général des Capitales a plutôt jonglé avec les couches, les biberons et les siestes, mardi. Il a retrouvé la douce Maya et sa maman, après deux semaines sur la route pour commencer la saison. C'est que les Capitales profiteront d'une longue fin de semaine de congé. Pas de matchs vendredi, samedi et dimanche. Scalabrini aura alors tout le temps de mettre sa casquette de directeur général pour évaluer ses troupes et, au besoin, embaucher un remplaçant à Alexei Bell. Victime d'un claquage, le Cubain sera encore absent pour au moins une dizaine de jours. Libérée quelques heures avant que Bell ne se blesse, la recrue Jackson Gooch pourrait être réembauchée en vue de la rencontre de lundi. Gooch n'est pas Bell, tant s'en faut, mais un 22e joueur n'est jamais de trop. 

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