Capitales: le Tim Smith nouveau

Tim Smith jure que les amateurs de Québec... (Photo LE SOLEIL, Caroline Grégoire)

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Tim Smith jure que les amateurs de Québec ne retrouveront pas le frappeur de ,236 de l'an dernier, mais plutôt celui qui affiche une moyenne en carrière de ,296.

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(Québec) Tim Smith a quelque chose de changé. La grosse barbe noire? Assez évident. Mais plus que ça. Le numéro 25 des Capitales revient à Québec avec une nouvelle attitude. Plus positif, plus zen.

«Ça me plaît d'avoir l'air d'un baseballeur hippie de 28 ans!» s'esclaffe l'homme aux allures de l'ancien releveur des majeures Brian Wilson. Originaire de Toronto, Smith a au moins appris un nouveau mot en français dans les derniers jours : «La barbe!» lui lancent des quidams dans les rues de Québec.

Non, il n'a pas rencontré de yogi dans le désert durant son séjour en Australie, cet hiver. «Je n'avais pas de rasoir là-bas et quand ç'a commencé à mieux aller pour moi au bâton, j'ai décidé de la garder. Je ne suis pas superstitieux, mais j'aimais la laisser pousser et ça faisait aussi un peu partie du changement.»

Lanceur pour les Capitales la saison dernière, il s'aligne cette année avec New Jersey, le très roux et très barbu Shawn Sanford faisait équipe avec Smith au sein du Heat de Perth. «Au début, Sanford m'agaçait en me disant que j'avais une barbe de rien du tout. Maintenant, je lui envoie des photos et je lui dis : "Essaie de me rattraper!''»

L'athlète de 6'3'' et de 220 livres a déjà été approché pour mettre sa barbe à prix en vue du Défi têtes rasées de LEUCAN que certains joueurs des Capitales relèvent chaque été. Il a la cause à coeur, mais hésite encore. Il aura alors passé 10 mois sans se raser.

Outre cette fabuleuse pilosité, il a rapporté d'Australie une confiance revigorée et une bague de championnat. Il jure que les amateurs de Québec ne retrouveront pas le frappeur de ,236 aperçu durant ses 35 matchs avec les Capitales en 2014. Il estime être redevenu ce frappeur redoutable qui affiche une moyenne en carrière de ,296 et plus de points produits (307) que de retraits sur trois prises (295).

«Je suis déçu de mon rendement de l'an dernier», avoue-t-il. «Ça faisait deux ans que j'étais stressé, que je broyais du noir.» Repêché trois fois, il a été laissé de côté après six saisons dans le baseball affilié, au printemps 2013.

Pas comme le vélo

Membre de l'équipe canadienne championne des Jeux panaméricains de 201, Smith a ensuite joué dans le baseball indépendant à Winnipeg, sans grand succès. Il avait pour ainsi dire pris sa retraite de la compétition quand les Capitales l'ont appelé la première fois.

«Ce n'est pas comme du vélo, j'ai eu de la misère à recommencer. Et c'est difficile d'affronter un lanceur quand tu te bats déjà contre toi-même. Mais j'ai appuyé sur le bouton "rafraîchir'', je suis reparti à zéro.

«J'ai retrouvé le plaisir de jouer au baseball comme quand j'étais petit gars. Oui, le baseball est un emploi pour nous, mais c'est aussi un jeu. Beaucoup de joueurs traversent une période difficile que j'aurais préféré ne pas vivre, mais j'en sors grandi.»

Smith frappe et lance de la gauche. Voltigeur naturel, le gérant prévoit plus l'utiliser au premier coussin ou comme frappeur de choix. «S'il ne performe pas, on n'attendra pas toute la saison. Mais je suis confiant de revoir le frappeur qui a une moyenne au bâton à vie de presque ,300 et plus de 800 apparitions au bâton dans le AA [849]. Il a de nouveau la piqûre», croit Patrick Scalabrini.

Un bon mot de Claude Raymond

Rencontre entre deux lanceurs, mercredi, lors de la soirée hommage à Michel Laplante. Le Québécois de 78 ans et ancien des majeures Claude Raymond a serré la pince au Cubain de 29 ans et nouvel artilleur des Capitales Ismel Jimenez. Admiratif du vécu de l'auteur de 721 manches lancées et 82 victoires protégées dans les grandes ligues, Jimenez a demandé à Raymond de lui souhaiter bonne chance pour sa saison à Québec...

Il semble que Jimenez n'aura pas trop besoin de chance. «Il a impressionné la galerie dans tout. Ça fait deux fois qu'il lance devant nous et il n'a fait aucune erreur. Ses balles sont toujours aux genoux», a résumé le gérant des Capitales Patrick Scalabrini, à propos de la performance de jeudi de celui qui amorcera la campagne comme troisième partant. 

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