Deryk Hooker : un «monstre» en fin de match

Le nouveau venu Deryk Hooker devrait être le... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Le nouveau venu Deryk Hooker devrait être le releveur appelé à terminer les matchs des Capitales. Pendant sa carrière dans le baseball affilié, le lanceur de 6'4'' et de 225 livres a retiré 502 frappeurs au bâton en 514 manches.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) «Je veux battre le frappeur chaque fois que j'en affronte un. Je veux dominer ce gars-là.» Celui qui parle s'appelle Deryk Hooker. Et si tout va comme prévu, il sera le lanceur utilisé pour terminer les matchs des Capitales cette saison dans la Ligue Can-Am de baseball indépendant.

Il y a quelques jours, Patrick Scalabrini a parlé de lui comme de l'un de ses «monstres» de l'enclos des releveurs. Il évoquait évidemment la taille du lanceur - 6'4'' et 225 livres -, car Hooker parle d'une voix posée et a une bouille sympathique.

«La camaraderie est excellente», dit-il quand on lui demande ce qu'il attend des Capitales cette saison. «J'aimerais remporter un championnat ici. Je crois que nous avons le talent. Je regardais les joueurs lancer et frapper aujourd'hui... Il n'y a aucune raison pour laquelle on ne devrait pas gagner un paquet de matchs.»

Les Capitales ont embauché Hooker il y a quelques semaines. Le releveur venait d'être libéré par les Red Sox de Boston. L'été dernier, il s'est entre autres aligné avec les River Cats de Sacramento, filiale AAA des A's d'Oakland. Pendant sa carrière dans le baseball affilié, il a retiré 502 frappeurs au bâton en 514 manches, tout en conservant une très respectable moyenne de points mérités de 3,62.

le rêve des majeures

Même s'il s'éloigne des équipes des ligues majeures en enfilant le chandail des Capitales, Hooker n'a pas renoncé à son rêve. «Je sens que je peux toujours me mesurer avec les meilleurs», lance avec conviction celui qui a été un choix de septième ronde des Cards de St. Louis en 2007.

Cette saison, il formera un trio de releveur d'expérience avec Shaun Ellis - l'autre «monstre» - et Jay Johnson, qui était avec l'équipe l'an dernier. Même s'il n'a que 25 ans, Hooker est l'un des quatre vétérans des Capitales cette saison, avec les Québécois Karl Gélinas, Josué Peley et Jonathan Malo.

Hooker, toutefois, n'a pas toujours eu la «sagesse» d'un vétéran. En 2009, alors qu'il n'avait que 19 ans, il a été suspendu 50 matchs par le baseball majeur pour usage de substances illégales.

«J'étais jeune. On m'a surpris à fumer un peu de pot», explique-t-il, l'air un peu gêné. «Mais j'ai évolué et j'essaie d'être meilleur. [...] Ça m'a appris à grandir, que si tu veux jouer à un jeu d'hommes et être un professionnel, tu dois agir comme un professionnel. Tu ne peux plus te conduire comme un enfant.»

Aider les Cubains

S'il est heureux de s'aligner avec les Capitales, cette transition ne se fait pas sans sacrifice. Sa copine habite Sacramento, en Californie. Et lui... un condo, près du Stade municipal de Québec. «J'espère qu'elle pourra me visiter», dit-il.

En attendant la venue de sa douce, Hooker compte passer du temps avec ses coéquipiers, au premier chef les joueurs cubains. Puisqu'il parle espagnol, le natif de San Diego a déjà tissé des liens avec Alexei Bell, Yuniesky Gurriel, Ismel Jimenez et Yordan Manduley.

«Je crois que je vais passer quelques soirées avec eux et les aider à s'habituer à la vie dans le coin», dit Hooker, qui comptait visiter la ville, dimanche soir. «Jusqu'à maintenant, j'aime beaucoup [mon expérience]. Tous les gars de l'équipe sont très cool et les choses sont bien gérées.»

Un premier entraînement entre quatre murs

Dame Nature a forcé les Capitales à sortir de la maison... pour se réfugier sous un toit, hier matin. Le premier entraînement officiel du camp de la formation québécoise ne s'est pas déroulé au Stade municipal comme prévu, mais plutôt au complexe d'entraînement d'ExpoCité, dans une lumière un peu glauque.

Le gérant Patrick Scalabrini admet que ce n'est pas la situation idéale. «C'est certain que c'est un frein, a-t-il affirmé. Mais avoir eu à choisir entre la pluie les premiers jours ou les derniers jours, j'aurais pris les premiers jours. Il faut rester positif. Mais ça serait l'fun de pouvoir travailler à l'extérieur dans les prochains jours.»

Pris entre quatre murs, les joueurs n'ont pu déployer tout leur talent, mais ils ont démontré une attitude qui a plu à leur patron. «On a une gang de gars qui avaient l'air d'avoir hâte de jouer au baseball, qui ont travaillé très fort et qui en voulaient toujours plus. Mon bras commençait à me faire mal quand on a arrêté de frapper, c'est bon signe», a lancé le gérant, qui a agi comme lanceur pendant l'exercice au bâton.

«En même temps, il ne faut pas s'emporter en début de camp, a ajouté Scalabrini. Les premiers élans, on trouve tout le monde bon : on a coaché des plus jeunes tout l'hiver!»

Le reste de la journée d'hier a été consacré à des activités promotionnelles, comme la prise de photos. Les joueurs des Capitales étaient aussi invités à assister au troisième match de la finale de la LHJMQ entre les Remparts et l'Océanic, au Colisée. Une chance pour les Cubains de l'équipe de réellement goûter à l'aventure québécoise.

Deux joueurs n'étaient toujours pas arrivés en ville, dimanche matin. Le Néerlandais Kalian Sams et l'Américain Shaun Ellis devraient toutefois rejoindre leurs nouveaux coéquipiers pour l'entraînement d'aujourd'hui.

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