Et malgré la routine annuelle qui remonte à 2009, aucun ne se tanne de l'emporter. Une fois n'est pas coutume, mais quatre fois, ça n'arrive pas souvent.
«On dirait que c'est un peu moins émotif de le gagner sur la route après l'avoir fait trois fois à la maison, mais dans le fond, peu importe où, la saveur est incroyable. On le vit entre frères. Quatre titres, c'est fou, mais en regardant l'alignement et la qualité des individus, sans le prédire, tu peux l'espérer», indiquait Gélinas, qui ne cesse de s'améliorer.
De son côté, Boucher aura connu une autre campagne du tonnerre chez les Capitales, frappant pour une moyenne de ,325 avec 14 circuits et 76 points produits. Il s'est fait ravir le titre de joueur par excellence au profit de Nick Giarraputo, le troisième-but des Jackals, qui l'a regardé célébrer avant de retraiter au vestiaire la tête basse.
«La cerise sur le sundae»
«On ne se tanne pas de gagner, le feeling est toujours aussi bon parce qu'on travaille pour cela tout l'été. C'est la cerise sur le sundae. Les statistiques personnelles, c'est bien beau, mais ici, on joue pour gagner le championnat et on vient de le faire une quatrième fois. Oui, c'est dur à faire, mais on l'a eu avec l'esprit de famille», notait le voltigeur de centre.
Échangé aux Lemurs de Laredo pendant l'hiver, Colafemina a été rapatrié par les Capitales quand ceux-ci ont décidé de muter Jonathan Malo au coin chaud en remplacement de Mark Minicozzi, qui devait jouer à Québec avant de signer un contrat avec la filiale AA des Giants de San Francisco. La présence du petit deuxième-but, en réflexion, aura contribué à rehausser une défensive impeccable à l'avant-champ.
«Ce championnat, il a un goût spécial à cause de ce qui est arrivé cet hiver. Je ne pensais même pas jouer, cette année, alors de remporter le titre, encore moins... Je pense qu'on avait peut-être l'une des meilleures équipes de notre histoire, du monticule à la défensive en passant par l'attaque.»
Le mot de la fin appartenait à Patrick D'Aoust. «Envoye donc cinq, maintenant. J'ai le goût d'aller gagner le prochain devant nos partisans», indiquait le receveur, bouteille à la main.
Calfapietra en pleurs
Pour la deuxième saison d'affilée, les Jackals du New Jersey ont observé les Capitales de Québec faire la fête sous leurs yeux. Même si l'on a entendu la fameuse chanson We Are the Champions, en fin de semaine au Stade Yogi Berra, ce n'est pas encore cette année que la troupe de Joe Calfapietra pourra l'entonner malgré le redoutable alignement qu'il avait sous la main. Dans le vestiaire silencieux des Jackals, une porte entrouverte. Un coup d'oeil à l'intérieur, Calfapietra est accoudé à son bureau, en pleurs, une serviette au visage. Inutile de tourner le fer dans la plaie pour le moment. On y retourne quelques minutes plus tard, toutes les portes sont fermées, la saison est terminée!