Le développement du baseball indépendant au Canada est le sujet principal, cette semaine, à l'occasion de la visite des Capitales dans l'AA. Rien de plus normal, puisque l'avenir du club québécois passe par une éventuelle division pancanadienne.
«Pour l'instant, il y a plusieurs choses dans l'air et il est difficile de prédire ce qu'on fera, l'an prochain. Je ne peux pas dire qu'on est sur le point d'avoir une division canadienne, mais il n'est pas hors de question que ça se produise d'ici quelques années», expliquait Wolff.
Mardi, des représentants de Fort McMurray l'ont rencontré au Shaw Park pour lui faire part de leur intérêt à joindre les rangs de l'AA en 2014. La Ville d'Edmonton, qui a pris une pause en 2013, aimerait aussi repartir son club, ce qui pourrait inciter Calgary à se joindre au groupe. Qu'en est-il dans l'est du pays, maintenant?
Wolff et les Capitales travaillent fort pour implanter une équipe à Trois-Rivières. Le dossier de Montréal n'avance pas rapidement et le commissaire caresse toujours le rêve de retourner à Ottawa, mais peut-être aussi à Mississauga ou à London.
«J'aimerais beaucoup que l'on répète l'expérience des matchs interligues. J'estime qu'il est financièrement possible d'effectuer un voyage ou deux dans l'une ou l'autre des ligues. La série entre les Capitales et les Goldeyes suscite de l'intérêt, non seulement parce qu'il s'agit de deux équipes canadiennes, mais aussi parce que ce sont les clubs les plus en santé de chaque circuit.»
Si la Can-Am et l'American Association ont conclu un pacte, c'était en raison du nombre impair de franchises de chaque côté. «Avec un nombre pair, ça n'aurait pas eu lieu. La Can-Am a aidé l'AA à intégrer Laredo dans ses rangs, cette saison, et je pense que celle-ci a une petite dette, d'où mon espoir qu'il y en ait encore l'an prochain», indiquait Wollf, que l'on imagine soucieux devant les insuccès de Newark et de Worcester, les deux canards boiteux d'une saison à cinq équipes dans la Can-Am.
Winnipeg à Québec?
S'il n'en tient qu'à Rick Forney, le gérant des Goldeyes, ceux-ci joueront une série à Québec, la saison prochaine. «Je l'espère, ça ferait changement. Nos partisans sont excités par cette série, comme les vôtres le sont», confiait celui qui a déjà visité le Stade municipal à l'occasion d'un Match des étoiles en 2002.
«Je sais comment ça se passe, à Québec. Le stade est vieux, il a de l'histoire, je l'avais beaucoup aimé», précisait Forney à propos de ce rendez-vous qui avait notamment vu Patrick Scalabrini et Maxime Poulin s'y produire.
Un fan de Scalabrini
Rick Forney, le gérant des Goldeyes, se disait un peu surpris de voir son ancien joueur Patrick Scalabrini emprunter la même voie que lui, mais il n'était guère étonné des succès qu'il récolte. En 2003 et en 2004, il était l'instructeur des lanceurs quand le gérant des Capitales jouait à Winnipeg. «Il était un joueur complet, un gars très intelligent. Et plus important encore, il se présentait pour jouer tous les jours. Je suis vraiment fier du boulot qu'il fait», notait Forney. Lorsqu'on lui demande de commenter le calibre de jeu de la Can-Am, il estime que seulement deux équipes, soit Québec et New Jersey, pourraient rivaliser quotidiennement avec celles de l'American Association. «Le secret, c'est d'avoir de bons lanceurs et à cette position, les Capitales en alignent de très bons.»
Sur le losange
Le propriétaire des Capitales, Jean Tremblay, est arrivé en ville, mercredi, pour assister aux deux derniers matchs contre les Goldeyes. «Je voulais voir ça à Winnipeg, au cas où il y aura une division canadienne», disait-il en visitant la confortable galerie de presse... Au lendemain d'un match complet, le partant Karl Gélinas présentait une bulle de sang au majeur de la main droite. Ça ne devrait pas l'empêcher d'être à son poste, dimanche à Saint Paul. «J'ai eu ça toute ma vie, je vais lancer quand même», disait-il en soulignant que des lanceurs des majeures rataient parfois un départ à cause d'une ampoule... Jeff Duda sera le partant du dernier match de la série contre les Goldeyes, jeudi (13h). La rencontre se tient en matinée en raison de l'ouverture locale des Blue Bombers (football) en soirée... Le voltigeur James Roche, qui a récemment été libéré par les Capitales, se retrouve dans l'alignement des Bears de Newark...
La médaille d'or à l'enjeu
Les Capitales ont été informés qu'ils n'auraient pas besoin de leurs uniformes, vendredi, à Saint Paul. Jamais à court d'idées originales, les dirigeants des Saints ont planifié un match pour la médaille d'or, histoire de faire un clin d'oeil aux Jeux olympiques. Ainsi, les Saints enfileront les couleurs des États-Unis, tandis que les Capitales défendront l'honneur du Canada dans cette activité où l'on allumera aussi la flamme «olympique» au terme d'un défilé. L'équipe québécoise s'offre d'ailleurs une randonnée de six heures 30 vers le Minnesota, jeudi, à la conclusion du troisième match contre les Goldeyes. «Ils m'ont appelé il y a trois semaines pour me demander les grandeurs de chaque joueur. On n'en sait pas plus, mais je trouve le concept intéressant», indiquait le directeur général des Capitales, Alexandre Harvey, qui accompagne l'équipe pour les deux premières séries.