Bears 2/Capitales 3: un gain avant l'exil à l'Ouest

Rene Leveret a connu un après-midi fructueux dimanche,... (Photo Le Soleil, Yan Doublet)

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Rene Leveret a connu un après-midi fructueux dimanche, face au lanceur Mike Ness. Il a frappé trois coups sûrs, dont un circuit en solo en quatrième manche.

Photo Le Soleil, Yan Doublet

<p>Kathleen Lavoie</p>

Kathleen Lavoie
Le Soleil

(Québec) Un simple chanceux de Josh Colafemina en fin de neuvième manche a permis aux Capitales de remporter une victoire de 3-2 face aux Bears, au Stade municipal, dimanche après-midi. Du coup, les hommes de Patrick Scalabrini ont enlevé les honneurs de la série face aux adversaires de Newark et pu quitter vers Winnipeg, où ils affronteront les Goldeyes à partir de mardi, sur une note positive.

Opposés au lanceur Mike Ness pour la première fois depuis le match sans point ni coup sûr réussi à leurs dépens il y a une douzaine de jours, les Capitales étaient déterminés à se montrer plus menaçants à l'attaque, dimanche. Ce qu'ils ont fait grâce à René Leveret, qui a frappé trois fois en lieu sûr.

«Ness a très bien lancé, mais on en a fait un petit peu plus. Leveret a connu tout un match. Et puis, c'était leur lanceur numéro un contre notre lanceur numéro cinq, Chad Jones. On s'en sort quand même avec la victoire et on gagne la série, alors je suis bien content», a affirmé le gérant Patrick Scalabrini.

Les visiteurs ont ouvert la marque en début de troisième manche grâce à un simple de John Patrick Reardon IV, suivi d'un double dans la gauche d'Orlando Mercado, qui propulsait les Bears en avant 2-0. La réplique des Capitales est venue en fin de quatrième, alors que Leveret frappait un circuit en solo, réduisant l'écart 2-1. Il s'agissait du premier point accordé par Ness à ses trois derniers départs. Un ballon sacrifice de Josué Peley, en sixième, allait ensuite permettre à Sébastien Boucher de niveler la marque 2-2.

Tony Davis brille

Relevé après cinq manches de travail, le partant des Capitales Chad Jones n'a pas mal paru, limitant l'adversaire à cinq coups sûrs et deux points. Il a accordé un seul but sur balles et retiré deux frappeurs au bâton. Son successeur au monticule, le droitier Chris Cox a, de son côté, connu une présence plus ardue, allouant trois coups sûrs en une manche et un tiers de travail, en plus de laisser des buts remplis au gaucher Tony Davis, en septième. Arrivé dans une situation critique, ce dernier a sauvé les meubles, brillant devant Juan Martinez, qu'il a retiré sur des prises.

«À date, c'est tout une acquisition! On l'amène dans des situations difficiles, après seulement un retrait, et il fait mal paraître le frappeur gaucher, fait mal paraître le droitier. En plus, on aime son attitude dans la chambre», a félicité un Scalabrini fier de sa trouvaille.

À sa première présence dans l'uniforme des Capitales, le releveur Roque Mercedes s'est quant à lui bien acquitté de sa tâche, faisant fendre l'air à deux frappeurs des Bears en neuvième et récoltant sa toute première victoire à Québec.

«Tu vois qu'il a de l'expérience, qu'il sait ce qu'il fait. Il ne montre pas beaucoup d'émotions, alors que je pensais voir un gars qui allait lancer très fort, être très erratique. Il n'a pas lancé très fort, mais tu vois qu'il a un plan. Et il a une bonne glissante. Je ne pensais pas qu'il avait une bonne glissante comme ça. Je suis très encouragé par sa première sortie», a indiqué le gérant.

Le releveur des Bears, Anthony Pluta, a connu un peu moins de succès, concédant un but sur balles à Bobby Wagner en fin de neuvième. Ce dernier allait voler le deuxième but, avant de marquer le point de la victoire sur le simple à l'avant-champ de Colafemina

Jouer pour l'honneur

Même si les formations de la Can-Am ne font pas très bonne figure dans leurs confrontations face à leurs adversaires de l'American Association jusqu'à maintenant, les Capitales sont déterminés à bien paraître, face aux Goldeyes de Winnipeg, qu'ils affrontent à partir de demain.

«Winnipeg, c'est symbolique, admet Patrick Scalabrini. Les Capitales et les Goldeyes sont les deux plus grosses organisations de chaque ligue. C'est un voyage important. C'est une question de fierté. On n'est pas responsables du fait que Worcester et Newark n'ont pas été à la hauteur. Si on revient avec une fiche de ,500, je serai satisfait. Chaque match qu'on va gagner de plus va faire augmenter mon niveau de bonheur de façon exponentielle!» a-t-il lancé à la blague, dimanche.

Avec le haut de sa rotation en santé et disponible, le gérant considérait sa formation, à la veille du périple d'une dizaine de jours au Manitoba, au Minnesota et au Dakota du Sud, en bonne position pour s'illustrer. «Les gars sont reposés. On est prêts. On a hâte à ces deux semaines là depuis le début de l'année. En plus, on rentre avec nos bons partants, Gélinas, Mariotti et Duda. On n'aura pas d'excuses.»

Le mystérieux Mercedes

Un produit de l'organisation des Brewers de Milwaukee, la nouvelle acquisition des Capitales, le releveur dominicain Roque Mercedes, a un parcours pour le moins intrigant. Un espoir bien coté, il a d'abord connu une saison extraordinaire dans le A fort en 2010, avant d'offrir des performances «pitoyables» dans le AA en 2011 et 2012, aux dires du gérant Patrick Scalabrini. C'est d'ailleurs ce qui a mené à sa libération plus tôt dans l'été. «Son parcours est jusqu'à maintenant énigmatique. C'était un gros espoir, qui était convoité par beaucoup d'agents, dont celui de Pierre-Luc Laforest. C'est un gars qui a déjà lancé à 96 m/h, qui n'a pas été blessé. Il n'y a pas non plus d'indication qu'il ait perdu sa vélocité. Peut-être qu'un changement de décor, ça va lui faire du bien», a laissé entendre le gérant. Chez les Capitales, ce dernier obtient, en raison de son jeune âge, un statut LS-4. Kathleen Lavoie

Rendez-vous avec les beaux-parents

Huit années après son passage chez les Goldeyes de Winnipeg, le gérant Patrick Scalabrini (photo) était fébrile à l'idée de renouer avec l'organisation et la ville, où il a fait ses débuts professionnels, dimanche. Son passage dans la capitale du Manitoba ne passe d'ailleurs pas inaperçu, puisqu'il devra s'acquitter de plusieurs engagements médiatiques, aujourd'hui. «En théorie, c'est une journée de congé à Winnipeg, mais moi, je vais avoir un peu de relations publiques à faire, notamment auprès de la communauté francophone et de Radio-Canada. Il n'y a plus de joueurs francophones avec les Goldeyes...» a laissé entendre le gérant des Capitales qui, en 2003, portait ce flambeau, en compagnie de son coéquipier Max Poulin. En outre, Scalabrini renouera aussi avec son ancienne belle-famille, à qui il a laissé un bon souvenir. «Je leur manque!» a-t-il lancé à la blague. Kathleen Lavoie

En vitesse...

Les Capitales quittaient Québec en avion en direction de Winnipeg, ce matin. En plus du personnel d'entraîneurs, 23 joueurs font le voyage. Un ancien, Ivan Naccarata, se joindra également au groupe, mais dans son cas, pas de retour au jeu en vue... Les Capitales disputeront leur série de trois matchs face aux Goldeyes, à partir de demain. Leurs partants seront dans l'ordre Karl Gélinas, John Mariotti et Jeff Duda. Ils affronteront respectivement Todd Privett (4-3), Ace Walker (5-2) et Chris Salamida (2-4). Il n'y aura donc pas de retrouvailles entre l'ex-artilleur des Capitales, Matthew Rusch, qui lançait dimanche... Le voyage se poursuivra à St.Paul, au Minnessota, puis à Sioux Falls.

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