Les Saints de Saint Paul arrivent en ville

Le passage de J.D. Drew dans l'uniforme des... (Photothèque Le Soleil)

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Le passage de J.D. Drew dans l'uniforme des Saints de Saint Paul en 1997-1998 a contribué à la renommée de l'équipe indépendante. Tout comme les promotions aussi orginales que bizarres au stade des Saints.

Photothèque Le Soleil

Olivier Bossé
Le Soleil

(Québec) Les Capitales livrent le premier match interligue de leur histoire, ce soir. À tout seigneur, tout honneur, les triples champions en titre de la ligue Can-Am accueillent l'équipe référence du baseball indépendant, les Saints de Saint Paul.

«C'est le club le plus reconnu dans le baseball indépendant. Ils sont là depuis le tout début», explique le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini. Les Saints actuels ont vu le jour en 1993. Année de naissance de la ligue Northern, pionnière du baseball indépendant moderne. Les Capitales se sont ralliés en 1999.

Québec est maintenant dans la ligue Can-Am, Saint Paul dans l'Association américaine. Cette année, une première, les cinq clubs de la Can-Am livrent chacun 20 duels aux formations de l'Association américaine.

Quatre fois champions de leur ligue, les Saints connaissent autant de succès aux guichets. Leur célébrité provient en partie des promotions saugrenues imaginées par l'ancien propriétaire majoritaire, Mike Veeck.

Comme vêtir l'entraîneur de l'uniforme d'une chaîne de restauration rapide commanditaire. Ou, durant le conflit de travail dans le baseball majeur, donner à chaque spectateur un coussin pour s'asseoir avec le visage de Bud Selig d'un côté et celui de Donald Fehr de l'autre.

Avoir un véritable cochon comme ramasseur de balles ne passe pas inaperçu non plus. L'animal apporte les balles à l'arbitre en échange d'une tétée de lait au biberon. Le passage de joueurs comme Darryl Strawberry (1996), Jack Morris (1996) et J.D. Drew (1997-1998) a aussi forgé la réputation des Saints.

Scalabrini a porté la casquette des Saints en 2006. Juste avant de revenir à Québec. «J'avais joué contre eux pendant deux ans [avec Winnipeg], alors ce n'est pas pour rien que je voulais jouer là. J'ai eu énormément de plaisir.» Le lanceur T.J. Stanton avait commencé cette saison-là à Saint Paul pour la finir à Québec. Il est aujourd'hui releveur numéro un et instructeur des lanceurs des Capitales.

George Tsamis était alors le gérant des Saints. Il l'est toujours. Mais Scalabrini ne sait pas quel genre d'équipe Tsamis présentera au Stade municipal, aujourd'hui, demain et jeudi. «On a regardé un peu les statistiques, mais on ne les connaît pas. On ne peut pas changer trop notre plan de match», affirme le gérant des locaux.

Pointages élevés

Jusqu'ici, les Jackals du New Jersey sont les seuls à avoir affronté l'Association américaine, mais pas Saint Paul. Jersey a gagné 5 de ses 10 parties, toutes jouées sur la route. Ce qui ressort, ce sont les pointages élevés. Les Jackals ont dévoré les T-Bones de Kansas City 17-7, par exemple, mais ont perdu 18-5 contre les Wingnuts de Wichita.

«Nos joueurs en parlent depuis un petit bout. On veut bien représenter notre ligue», fait valoir Scalabrini, qui a joué au golf avec une dizaine de ses protégés, hier. Pour lui, l'objectif se résume à gagner la série, donc au moins deux matchs sur trois.

Pour ce faire, il enverra ses trois as au monticule : Adam Kudryk ce soir, Bryan Rembisz demain et Karl Gélinas jeudi. Le réserviste Josué Peley devrait intégrer l'alignement partant.

Les Saints amorcent un voyage de 10 jours. Après Québec, ils iront à Newark et à Little Falls (New Jersey). Les Capitales se rendront au Minnesota les 27, 28 et 29 juillet.

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