Dans quelques jours, quand l'équipe aura pris possession de son vestiaire, le numéro 33 fera installer des casiers et il a mandaté l'ancien lanceur des Capitales, Dan Sausville, d'acheter une chaîne stéréo pour divertir les joueurs.
Canseco, qui se dit bien au fait de l'aventure d'Éric Gagné à Québec, n'écarte pas l'idée de devenir un gérant lorsqu'il se sera élancé pour la dernière fois. À l'écouter et le voir, on ne peut pas dire qu'il manque de confiance en lui...
«Je connais tellement le baseball que vous n'en reviendriez pas. Votre tête en tournerait. Si Ozzie Guillen [Marlins] peut être un gérant dans les majeures, je pourrais l'être 10 fois plus. Et nom de Dieu, Ozzie, apprend un peu l'anglais...» lançait le Cubain avec un large sourire.
Si jamais Canseco devait occuper cette fonction, il ne négligerait pas son tour de taille. Ce n'est pas demain la veille qu'on le verra bedonnant, à la Don Zimmer. «Comme athlète, je me fais un devoir d'être en bonne condition physique. Et si j'étais gérant, j'en ferais autant parce que je pense que les joueurs me respecteraient plus ainsi.»
Le plus acclamé
Hier, l'ex-joueur des A's, des Rangers, des Red Sox - le club pour lequel il a le plus aimé jouer -, des Blue Jays, des Devil Rays, des Yankees et des White Sox était dans son élément. Il a reçu le plus bel accueil de la foule, plus petite que prévue en raison de la pluie qui est tombée vers 18h après avoir pris des élans de pratique devant l'abri, au grand plaisir des photographes en herbe.
Contrairement à Newark, en fin de semaine, il n'a pas été pris à partie par les fans. Il ne prévoit pas porter de bouchons, histoire de ne pas entendre ce qu'on lui criera par la tête. «Ils diront ce qu'ils veulent, j'ai la peau épaisse... Tout ce qui m'importe, c'est de leur donner un bon spectacle.»