Rene Leveret préfère jouer à Québec

Tenté de poursuivre sa carrière au Japon, Rene... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Tenté de poursuivre sa carrière au Japon, Rene Leveret a finalement décidé de rester avec les Capitales, le calibre du baseball indépendant nippon étant selon lui «moins fort qu'ici».

Le Soleil, Erick Labbé

Olivier Bossé
Le Soleil

(Québec) Rene Leveret est né en République dominicaine. Il habite les Antilles. Il possède la nationalité néerlandaise. Il a eu une offre du Japon et s'alignera bientôt pour l'équipe nationale de France. L'an dernier, il a joué en Italie. Mais cet été, le premier-but des Capitales de Québec préférait «rester de ce côté-ci de la planète».

Le colosse de 6' 1'' et de quelque 260 livres a tout du gentil nounours. Sauf quand il cogne la balle, ce qu'il fera au profit des Capitales pour une troisième saison. Il a déjà démontré de belles choses, jeudi, dans le match préparatoire face aux Jackals du New Jersey.

«Pourtant, je n'avais pas affronté un lanceur en situation de match depuis le 15 novembre, dans une ligue au Nicaragua. Je suis heureux de voir que ma coordination est déjà revenue», a souri Leveret, hier midi, avant le premier entraînement de l'année sur le terrain du Stade municipal.

Cet hiver, ce résidant de Saint-Martin, petite île caribéenne divisée entre la France et les Pays-Bas, a surtout «profité de la chaleur», admet-il, sans culpabilité aucune. Il s'est marié, le 1er octobre. Mais pas de baseball pendant l'entre-saison.

La balle molle à la mode

«Le baseball a tellement diminué, chez nous. Le sport à la mode maintenant, c'est la balle molle. J'ai joué une ou deux parties de balle molle pour garder la forme, mais pas plus.» Il tente de mettre sur pied un camp de vacances familial de baseball en collaboration avec le ministère du Tourisme de l'endroit et les Capitales.

Au printemps dernier, il avait tenté sa chance du côté de l'Italie. Sa déception l'avait vite ramené chez les Capitales, avant même l'ouverture de la saison ici. Cette année, il a été tenté par le Japon. «J'ai fait mes recherches, et le calibre du baseball indépendant, là-bas, est moins fort qu'ici. Je préfère rester de ce côté-ci de la planète.»

Il aura d'autres occasions de parcourir le globe. En novembre, sa nationalité française lui permettra de participer aux qualifications de la troisième Classique mondiale de baseball, en Floride. Sa première présence chez les Bleus. Les représentants de l'Hexagone devront surpasser l'Espagne, Israël et l'Afrique du Sud pour accéder au tournoi principal, disputé en mars 2013.

Multiples nationalités

Grâce à ses multiples nationalités, Leveret aurait pu jouer pour les Pays-Bas ou la République dominicaine, deux pays au nombre des 12 qualifiés d'office. Mais l'alignement dominicain est bourré de joueurs des ligues majeures. Et son rôle risque d'être plus important avec la France que les Pays-Bas. Le Canada devra aussi passer par ce processus qualificatif, fin septembre, en Allemagne. Mais Leveret n'est pas Canadien.

C'est toutefois ici qu'il améliorera son français, tout l'été, question de mieux communiquer avec ses coéquipiers. Les neuf Québécois des Capitales et tous ceux de la sélection française. Il aimerait remporter au passage un troisième championnat de la ligue Can-Am, un quatrième de suite pour l'équipe.

Leveret attend par ailleurs avec impatience l'arrivée de Jairo Jabalera à Québec. Le lanceur dominicain de 26 ans est le conjoint de sa cousine. Les Capitales ont promis un essai à Jabalera, à condition qu'il obtienne un visa. Ce qu'il devrait avoir mardi après-midi. La blessure à Pierre-Luc Laforest retardera toutefois sa venue chez nous.

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