Grâce à cette longue balle, bonne pour trois points, les Capitales ont pris une avance de 1-0 dans la série de championnat qui se poursuivra aujourd'hui sur le campus de l'Université Montclair.
«Ça faisait longtemps que je n'en avais pas frappé un, je savais que c'était depuis juillet. Il m'a envoyé le lancer que j'attendais et je ne l'ai pas manqué. Ça leur a fait mal, surtout qu'ils venaient de gaspiller une ou deux chances de prendre l'avance. Ç'a été une belle victoire d'équipe, et de jour en jour, [Bryan] Rembisz nous tient dans le match. C'est très important de l'avoir emporté, surtout contre [Isaac] Pavlik. Notre but était de revenir à Québec avec une égalité de 1-1, mais avec [John] Mariotti qui lance demain [aujourd'hui], rien ne nous empêche d'être 2-0», disait le héros offensif de la rencontre.
Syndrome du gaucher
Les Capitales n'ont pas été atteints par le syndrome du gaucher, forçant l'as de la rotation des Jackals à effectuer 114 lancers en six manches, dont 31 à leur premier tour au bâton. Le lanceur gaucher par excellence de la Can-Am n'avait pas accordé de coup sûr avant la quatrième, trouvant chaussure à son pied contre Laforest, qui a retroussé son offrande loin au champ centre-gauche.
«La grosse victoire qu'on voulait sur la route, on est allé la chercher. Ce fut tout un match, j'aurais aimé qu'il soit disputé devant nos partisans à Québec. Rembisz, wow! Duda a été dominant et Pete, il s'élance bien depuis un bout de temps et c'est un gars de séries, il est vraiment clutch. S'il fallait qu'on inscrive quelques points rapidement dans le deuxième match, ils [les Jackals] seraient dans les câbles solide», disait le gérant Patrick Scalabrini.
Les Capitales auraient pu facilement se retrouver en déficit en début de rencontre. Le partant Bryan Rembisz a cependant réussi à se sortir d'impasse en laissant moisir cinq coureurs adverses sur les buts. Après un premier tiers chancelant, le droitier par excellence de la ligue a retrouvé son rythme par la suite.
«J'ai déjà lancé dans des matchs importants, c'est plus excitant qu'énervant. Il s'agit d'une victoire importante, surtout contre Pavlik et sur la route. Avec le jeu défensif de Patrick [D'Aoust] et le circuit de Pete, ça m'a permis d'être plus relax au monticule», résumait le petit droitier.
À l'exception d'un manque de communication sur un ballon à l'avant-champ qui a résulté en une erreur, les Capitales ont très bien joué en défensive. Ils ont réussi à couper les jambes des Jackals sur les sentiers, notamment quand le receveur Patrick D'Aoust a harponné deux coureurs en tentatives de vol et lorsque Rembisz en a surpris un à contre-pied au premier but. Au champ extérieur, Goefrey Tomlinson et Sébastien Boucher ont réussi deux attrapés superbes.
Giarraputo a eu la frousse
«Ça fait toujours peur», avouait le troisième-but des Jackals, Nick Giarraputo, qui a été atteint à la mâchoire supérieure par une balle rapide de Chris Rubio, des Colonials, lors du deuxième match de la ronde précédente. Son nom a été rayé de l'alignement, hier. «Je n'ai pas subi de commotion cérébrale, je n'ai pas eu de dents brisées non plus. Si je suis au repos, c'est plus par mesure préventive. Je me sens assez bien, quelques jours devraient suffire», confiait celui qui a conservé une moyenne de ,308 pendant la saison régulière. Il se réjouissait de la présence de son équipe en finale. «Pour être champion, il faut battre les champions», ajoutait-il en parlant de la série contre les Capitales.
Laforest au régime
À l'approche de son arthroscopie au genou gauche, la semaine prochaine, Pierre-Luc Laforest n'a plus le droit de prendre de Advil et d'autres produits du genre afin qu'il n'ait pas le sang trop éclairci. Il lui est toutefois permis de recevoir une infiltration de Toradol, un puissant anti-inflammatoire qui l'assure d'une certaine aisance pendant quelques heures. Laforest traîne de la patte depuis qu'il s'est blessé, au camp d'entraînement. Il ne peut évidemment pas s'accroupir derrière le marbre, ni frapper avec puissance. «Je n'ai plus de force dans la jambe, je ne me suis pas entraîné depuis le mois de janvier et c'est avec elles [ses jambes] que j'allais chercher toute ma puissance», disait celui qui sera opéré par le Dr François Marquis. Le résultat de l'intervention sera déterminant sur la suite de sa carrière.
Pas de ruée aux guichets
À l'instar de la première ronde, ce n'était pas la cohue devant les guichets du Yogi Berra Stadium, hier soir, pour le début de la finale de la ligue Can-Am. Lors des trois premiers matchs disputés ici dans les présentes séries éliminatoires, il y a eu des foules annoncées de 335, 461 et 510 spectateurs. La ligue Can-Am avait déplacé à Little Falls les parties prévues à Pittsfield en raison des problèmes financiers et les faibles assistances ayant marqué la saison des Colonials. «Ils ont pris la bonne décision pour les mauvaises raisons», estimait le propriétaire des Colonials, Buddy Lewis, dont le club est sur le point de rendre l'âme, si ce n'est pas déjà fait. Il prétextait que le Wahcona Park n'était pas utilisable en raison des inondations survenues lors de l'ouragan Irène. La ligue se donne jusqu'au début du mois d'octobre pour statuer sur leur cas, pouvait-on lire dans le Berkshire Eagles de l'endroit.
En vitesse
Les Capitales s'aspergeaient de chasse-moustiques, hier soir, en raison d'une plus grande présence de maringouins que de spectateurs... Après avoir passé la première nuit du voyage à leur hôtel habituel, les Capitales ont été obligés de s'installer dans les chambres d'un autre chic hôtel du coin, hier après-midi... Le match d'aujourd'hui opposera deux lanceurs ontariens, soit le droitier John Mariotti (11-1) pour Québec et le gaucher A.J. Wideman (7-2) pour New Jersey... Le gérant des Capitales n'a pas cru bon de faire appel à un réserviste frappant du côté droit pour la finale, ce qui a mis fin au rêve du receveur auxiliaire Matt Blazynski de voir de l'action... Pour cette finale, la ligue Can-Am emploie quatre arbitres, au lieu de trois comme en saison régulière... Sur son compte Twitter, hier, le receveur des Yankees Russell Martin a souhaité bonne chance aux Capitales et à son ami Ivan Naccarata, que l'on soupçonne d'avoir orchestré la chose.