Mondiaux d'athlétisme: ouverture royale avec Bolt et Farah

Mo Farah, dont l'image a été écornée par... (AP, Tim Ireland)

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Mo Farah, dont l'image a été écornée par des soupçons de dopage, sera de la finale du 10 000 m disputée vendredi.

AP, Tim Ireland

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Agence France-Presse
Londres

Les Mondiaux démarrent en fanfare, vendredi, à Londres avec les premières foulées de la légende du sprint et futur retraité Usain Bolt lors des séries du 100 m et la finale du 10 000 m, où la vedette du demi-fond Mo Farah, à l'image écornée par des soupçons de dopage, espère faire oublier les polémiques devant son public.

L'heure des adieux approche à grands pas pour le Roi Bolt. Certes, le Jamaïcain sera également engagé avec son pays dans le relais 4 x 100 m, le 12 août, mais c'est surtout sur le plan individuel que l'ultime récital de la super vedette de l'athlétisme est particulièrement attendu.

La course de vendredi ne sera qu'une formalité pour Bolt et les choses sérieuses ne débuteront que samedi avec les demi-finales et la finale. Mais il sera déjà intéressant d'analyser sa prestation et son chrono par rapport à ceux de ses plus sérieux rivaux, même si la grosse bagarre n'aura lieu que le lendemain.

Fidèle à son habitude, le recordman du monde du 100 m (9,58 secondes) et du 200 m (19,19 secondes) affiche en tout cas une foi inébranlable en sa capacité à tenir son rang malgré seulement trois petites sorties cette année sur la ligne droite et un seul passage sous les 10 secondes (9,95, le 21 juillet à Monaco).

«Si je suis ici, c'est que je suis pleinement confiant, à 100 %, et mon coach aussi. Je suis prêt à y aller, j'attends avec impatience ce moment», a-t-il lancé mardi au cours d'une conférence de presse organisée par son équipementier Puma dans la capitale britannique.

D'autres prétendants

Bolt a vu jeudi un adversaire de poids éliminé avec le forfait d'Andre de Grasse, touché aux ischio-jambiers. Troisième du 100 m et deuxième sur 200 m aux JO 2016, le Canadien faisait figure de sérieux prétendant au titre sur les deux distances du sprint. Sa défection ne peut que réjouir Sa Majesté Bolt, mais il reste encore du beau monde pour tenter de lui gâcher la fête.

Entre le vétéran Justin Gatlin (35 ans), son dauphin aux JO 2016 après une suspension de quatre ans pour dopage, Yohan Blake (27 ans), toujours aux avant-postes, et les jeunes Christian Coleman (21 ans), meilleur temps en 2017 (9,82 secondes) et Akani Simbine (23 ans), la partie ne s'annonce pas de tout repos pour le Jamaïcain.

L'autre temps fort de cette première journée aura pour théâtre le 10 000 m, où tous les yeux seront rivés sur Mo Farah. Le quadruple champion olympique délaissera la piste pour le bitume au terme de la saison et l'athlète d'origine somalienne rêve à 34 ans d'un épilogue heureux sur 10 000 et 5000 m (finale le 12 août) dans le stade qui l'avait couronné aux JO de 2012. Mais les révélations de l'Agence américaine antidopage (Usada) sur les méthodes controversées de son entraîneur Alberto Salazar ont jeté le trouble sur son parcours.

Les hackers russes des Fancy Bears ont récemment enfoncé le clou en dévoilant un document de novembre 2015 de la Fédération internationale (IAAF) dans lequel le nom de Farah apparait, parmi une quarantaine d'autres, avec la mention «dopage probable, passeport (biologique) suspect». Six mois plus tard, son profil était cette fois qualifié de «normal».

Preuve du malaise, Farah ne s'est pas plié au rite de la conférence de presse d'avant compétition, sans doute pour éviter de répondre aux questions qui fâchent.

***

La blessure à De Grasse, un dur coup pour ses partisans canadiens

Le retrait du sprinter Andre De Grasse des Championnats mondiaux d'athlétisme n'est pas qu'un dur coup pour le jeune athlète ontarien, mais aussi pour les amateurs canadiens d'athlétisme, selon son entraîneur Stuart McMillan.

Ce rendez-vous devait fournir l'occasion à De Grasse de livrer bataille, pour une dernière fois, au légendaire Jamaïcain Usain Bolt au 100 mètres. L'athlète de Markham se voulait aussi l'un des grands favoris en vue de l'épreuve du 200 mètres. Les vagues de qualification du 100 mètres doivent avoir lieu vendredi, tandis que la finale doit être disputée samedi.

Mais De Grasse a dû se désister de la compétition après avoir subi une déchirure de grade 2 d'un muscle ischio-jambier lors d'une séance d'entraînement, lundi soir.

Le duel potentiel entre Bolt et De Grasse aux Championnats du monde avait été entouré d'un imposant battage publicitaire, ce qui commençait à peser sur le Canadien de 22 ans, selon ce qu'a confié McMillan.

«Je crois que [lorsque la compétition] commencera et qu'Andre regardera la finale, et qu'il verra huit gars s'aligner sur la ligne de départ sans qu'il en fasse partie, je crois que c'est à ce moment que la réalité le rattrapera», a dit McMillan, jeudi.

La blessure à De Grasse fait également mal aux chances de podium au relais 4 x 100 mètres, épreuve lors de laquelle le Canada avait mérité la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Rio, l'été dernier.

«Il y a deux histoires ici : c'est la dernière compétition majeure de Bolt et, d'un point de vue canadien, c'était l'opportunité pour un petit Canadien de participer à cette compétition, de courir contre lui et peut-être même potentiellement de le battre à sa dernière course. Je crois donc que ce sera décevant pour tout le monde - mais jamais autant que pour Andre», a ajouté McMillan.

Selon ce dernier, la perte de De Grasse a la même ampleur que si le Canada avait dû se priver des services de Donovan Bailey ou de Bruny Surin du quatuor qui avait remporté la médaille d'or aux Jeux olympiques de 1996, à Atlanta.

Tous les indicateurs laissaient croire que De Grasse allait connaître des Mondiaux historiques. Il était invaincu au 100 et 200 m à ses quatre dernières compétitions de la Ligue de diamant, et venait de réaliser un impressionnant chrono - aidé par le vent, certes - de 9,69 secondes au 100 m à Stockholm.

Récupération de cinq à six semaines

«Nous ne l'avions jamais vu venir, a admis McMillan, à propos de la blessure. Nous avions connu un très bon camp à Monaco, nous étions rendus en Espagne pour quelques jours, puis nous nous étions présentés au Mile End Stadium de Londres, lundi. Nous avions fait quatre ou cinq départs simulés, qui paraissaient très bons, avant de compléter avec deux 60 m très faciles, puis, à environ 40 m de la première répétition, il a ralenti subitement.»

Au départ, McMillan et son équipe soupçonnaient une crampe ou des raideurs, mais un test de dépistage par résonance magnétique réalisé mardi a plutôt démontré une déchirure partielle. Son commanditaire, Puma, l'a ensuite expédié à Munich afin de rencontrer le Dr Muller Wolfhart, qui a rendu le diagnostic final. La période de récupération de De Grasse sera de cinq à six semaines.  La Presse canadienne




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