Usain Bolt déborde de confiance

Usain Bolt enlace son père Wellesley lors d'un... (AP, Frank Augstein)

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Usain Bolt enlace son père Wellesley lors d'un point de presse en vue des Mondiaux d'athlétisme qui s'amorcent vendredi à Londres.

AP, Frank Augstein

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Associated Press
Londres

À l'approche de ses derniers Mondiaux, Usain Bolt, le plus divertissant et le plus rapide des hommes de piste, a discuté pendant une heure de souvenirs, de plans d'avenir et du futur de l'athlétisme, un sport qui sera bientôt privé de sa plus grande vedette.

Le Jamaïcain aux neuf médailles d'or olympique aura 31 ans le 21 août, peu après le grand rassemblement qui se tiendra du 4 au 13 août, à Londres.

Questionné sur la possibilité qu'il pourrait décider de reporter la retraite s'il perdait en finale du 100 m, samedi, il a dit : «Ça n'arrivera pas, alors le problème ne se posera pas. Ne vous inquiétez pas.»

Bolt dit avoir hâte de tenir des conférences de motivation et de jouer au soccer avec ses amis. Il laisse même planer qu'il pourrait être tenté de jouer dans des films d'action, pour l'adrénaline.

Si on se tourne vers le passé, il a raconté que sa fameuse pose de victoire, prise pour la première fois aux Jeux de Pékin, était complètement imprévue. «C'est juste quelque chose qui est arrivé comme ça, a dit Bolt. J'imagine que c'est par la grâce de Dieu. C'est devenu gros. Ç'a bien marché pour moi.»

Statut légendaire

Bolt a aussi passé en revue ce qui l'a motivé au fil des saisons, depuis ses débuts en 2008, quand la course qui retenait le plus son attention était le 200 m.

Il a été piqué par les bémols, venant par exemple de ceux qui avançaient que ses succès de 2008 étaient le résultat d'une blessure à Tyson Gay. Quatre ans plus tard, aux Jeux de Londres, plusieurs favorisaient Yohan Blake, ce dernier ayant battu Bolt deux fois plus tôt pendant l'été, en Jamaïque.

Au fil du temps et des triomphes, Bolt a voulu solidifier sa place dans l'histoire. L'an dernier, le balayage aux Jeux de Rio lui a donné le statut légendaire qu'il souhaitait. «J'ai atteint mon objectif et j'ai l'esprit en paix, a dit Bolt. J'ai prouvé ce que je vaux.»

On l'a questionné sur le dopage. Bolt n'a jamais été trouvé fautif, mais ce fut le cas pour de nombreux compatriotes et sprinters en général. Et le scandale russe n'a pas embelli le portrait. «Ça ne peut aller qu'en s'améliorant pour l'athlétisme, a dit Bolt. Espérons qu'on va redresser le navire et qu'on va continuer d'aller dans la bonne direction.»

Bolt portera des espadrilles alliant les couleurs mauve et or. Le mauve est l'une des couleurs de son école secondaire. L'or n'a pas besoin d'être expliqué.

À l'approche des Mondiaux, son commanditaire Puma met de l'avant le slogan «Fastest Forever», mais Bolt suggère un autre grand titre. «Imbattable, dit-il. Pour moi, ça serait la manchette la plus frappante. Imbattable. Impossible à arrêter. Vous entendez ça? Prenez ça en note.»

Afrique du Sud: un pur diamant et de l'or attendu

Le diamant Wayde Van Niekerk (WVN), recordman du monde du 400 m (43,03 secondes), n'est pas seul en son écrin : l'Afrique du Sud, puissance émergente de l'athlétisme, ambitionne d'autres médailles du plus beau métal aux Mondiaux de Londres.

Van Niekerk symbolise la renaissance. L'athlète du Cap, 25 ans, explore toutes les frontières du sprint, avec également des records de 9,94 secondes au 100 m et 19,84 secondes sur le demi-tour de piste. À Londres, WVN tentera le doublé victorieux 200-400 m, à la poursuite de l'Américain Michael Johnson, qui avait réussi l'exploit aux Mondiaux 1995 puis aux JO d'Atlanta l'année suivante.

L'avènement de Van Niekerk, c'est un bol d'air frais pour l'athlétisme sud-africain empêtré ces dernières années dans les affaires Oscar Pistorius, le multiple médaillé d'or paralympique meurtrier de sa compagne, et Caster Semenya, la double championne olympique (2012-2016) et du monde (2011-2013) hyper-androgène du 800 m.

Une récente étude scientifique, commandée par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), a démontré que les sportives produisant de la testostérone en excès, comme Semenya, étaient avantagées par rapport à leurs rivales. Sourde à ces preuves, la demi-fondeuse a réagi à sa manière, en décidant elle aussi de doubler, avec l'ajout du 1500 m à son programme londonien.

Le rêve de Manyonga

En tête des listes 2017 de la longueur, on trouve deux représentants de la «nation arc-en-ciel» : le médaillé d'argent des Jeux de Rio, Luvo Manyonga (8,65 m), et Ruswahl Samaai. L'histoire édifiante du premier, que le sport a sauvé de la drogue et de la délinquance, a fait le tour du monde au printemps. «Mon rêve, c'est de devenir le premier athlète à sauter au-delà des neuf mètres», a-t-il affirmé.

Finaliste olympique en 2016, Akani Simbine compte parmi les candidats au podium sur 100 m à Londres. Et, dans le sillage de Van Niekerk, c'est à toute vitesse que les sprinters sud-africains ont rejoint l'élite mondiale. Aux récents Mondiaux cadets de Nairobi, les sprinters sud-africains se sont taillés la part du lion avec deux doublés sur 100 et 200 m. Certes les Américains et les Britanniques étaient absents, mais le réservoir en talents est réel. Au Kenya, Sokwakhane Zazini, 16 ans, a lui survolé le 400 m haies avec près de trois secondes d'avance sur le deuxième. «C'est de bon augure, mais laissons-les grandir. Comme moi j'ai eu la chance qu'on me donne le temps», a remarqué Van Niekerk.  AFP




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