Mondiaux de natation: «revenir à Budapest autrement»

La réfugiée syrienne Yusra Mardini, qui a participé... (AFP, Martin BUREAU)

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La réfugiée syrienne Yusra Mardini, qui a participé au 100 m papillon dimanche, prendra part également au 200 m nage libre, mardi, sous la bannière de l'équipe des athlètes réfugiés.

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Agence France-Presse
Budapest

«Je m'étais promis de revenir à Budapest autrement». Deux ans après avoir dormi dans les rues de la capitale hongroise, la nageuse syrienne Yusra Mardini est de retour, mais cette fois pour participer aux championnats du monde de natation.

La jeune femme de 19 ans, qui vit désormais à Berlin, était apparue en 2015 sur la scène internationale après avoir manqué de se noyer alors qu'elle se trouvait sur un radeau de fortune avec sa famille au large de la Grèce, fuyant son pays en guerre.

Après trois heures d'efforts dans les eaux glacées de la Méditerranée, au bout de 25 jours de voyage, Yusra et sa soeur sauvaient la vie de plusieurs familles en poussant un canot en train de couler jusqu'à l'île grecque de Lesbos.

«Ma soeur [Sara] a sauté dans l'eau, je l'ai suivie et [avec deux hommes], nous avons mis une main sur le bateau et nous avons essayé de nager jusqu'au rivage», raconte-t-elle, après avoir participé au 100 m papillon à Budapest.

Un an plus tard, aux jeux Olympiques de Rio, Mardini remportait sa série sur 200 m nage libre sous les couleurs des athlètes réfugiés.

Point chaud

En 2015, la Hongrie était devenue un point chaud de la crise migratoire au fur et à mesure que la politique du premier ministre Viktor Orban, férocement anti-immigration, se durcissait, transformant les gares hongroises en campements de fortune pour réfugiés.

«J'ai dormi à même le sol, dans les gares, c'était horrible», se remémore-t-elle.

«À l'époque, je trouvais les gens très impolis. Mon entraîneur a eu peur quand je lui ai dit que je revenais [à Budapest], mais maintenant, c'est différent. Et j'ai changé mon avis sur les Hongrois. C'est vraiment cool, cette semaine», assure Mardini.

«Je comprends les gens et leurs peurs. J'aurais sans doute eu les mêmes, mais le problème, c'est qu'ils n'essaient pas de s'ouvrir», ajoute-t-elle.

«Je ne dis pas que tous les réfugiés sont incroyables ou que ce sont tous des anges. Partout dans le monde, il y a des méchants et des gentils. Et nous, les réfugiés, nous sommes comme ça aussi.»

Après son escapade brésilienne, qu'elle qualifie de «rêve devenu réalité», elle se dit «heureuse et excitée» de participer à une nouvelle compétition majeure, où elle prendra part également au 200 m nage libre, mardi, toujours sous la bannière de l'équipe des athlètes réfugiés.

À Berlin, elle s'entraîne et apprend l'allemand, mais n'oublie pas son rêve : nager sous les couleurs de la Syrie.

«Je vais attendre de voir comment les choses évoluent en Syrie et je n'oublierai jamais ce que l'Allemagne a fait pour moi donc j'espère représenter ces deux pays du mieux possible», explique la jeune femme, qui veut écrire un livre après les Mondiaux de Budapest.

Un film sur son incroyable vie est déjà en préparation.

Les Canadiennes au pied du podium au 4 X 100 m

Les Canadiennes Sandrine Mainville, Chantal Van Landeghem, Kayla Noelle Sanchez et Penny Oleksiak ont fini quatrièmes au relais 4 X 100 m libre aux Mondiaux de la FINA, dimanche.

La Bouchervilloise Mainville, la Manitobaine Van Landeghem et les Ontariennes Sanchez et Oleksiak ont arrêté le chrono à 3:33,88.

Elles ont fini à 1,24 seconde des Néerlandaises Kim Busch, Femke Heemskerk, Maud Van Der Meer et Ranomi Kromowidjojo.

Les Américaines Mallory Comerford, Kelsi Worrell, Katie Ledecky et Simone Manuel ont prévalu en 3:31,72, devant les Australiennes Shayna Jack, Bronte Campbell, Brittany Elmslie et Emma McKeon (3:32,01).

«Nous sommes près du podium, mais nous sommes loin en termes de temps, a dit Mainville. Toutefois, deux des quatre filles ont fait leur meilleur temps personnel, dont moi avec 53,77.»

Le quatuor masculin canadien composé de Yuri Kisil, Markus Thormeyer, Javier Acevedo et Carson Olafson a terminé au sixième échelon.

Katerine Savard, de Pont-Rouge, a pris le 18e rang des préliminaires du 100 m papillon avec un temps de 58,71 s, ce qui l'a écartée de la demi-finale. Les 16 premières étaient automatiquement qualifiées pour la prochaine étape. Oleksiak s'est contentée de la cinquième position à cette même épreuve grâce à un chrono de 57,07.

Au 400 m libre, la Montréalaise Mary-Sophie Harvey a fini 11e des préliminaires avec un chrono de 4 min 9,74 s, insuffisant pour passer en finale. La Britanno-Colombienne Mackenzie Padington (4 min 9,88 s) a terminé tout juste derrière en 12e place.

Savard et Harvey seront de retour dans la piscine mardi pour le 200 m libre.

Pickrem qualifiée

Sydney Pickrem s'est pour sa part placé en bonne position pour rafler une médaille après avoir battu son propre record canadien lors de la demi-finale du 200 m quatre nages.

Pickrem, de Clearwater, en Colombie-Britannique, a réussi un temps de 2:09,17 pour s'emparer du troisième meilleur chrono en vue de la finale de lundi.

«Un meilleur temps est un meilleur temps. Je ne peux pas être fâchée de ça, a-t-elle affirmé. Nous sommes dans la bonne direction alors j'espère que je serai encore meilleure demain.»

La détentrice du record mondial, la Hongroise Katinka Hosszu, a obtenu le meilleur chrono (2:07,14) tandis que l'Américaine Melanie Margalis a pris le deuxième rang, elle qui a parcouru la distance en 2:08,70. Erika Seltenreich-Hodgson, d'Ottawa, a conclu la demi-finale en 11e place.

En water-polo masculin, le Canada a perdu 10-6 contre la France. Mardi, la brigade va se mesurer aux Sud-Africains dans le match de la 15e place.

Du côté féminin, c'est lundi que les Canadiennes vont affronter la Hongrie en quarts de finale.

Sun Yang a sa revanche

Le Chinois Sun Yang a obtenu sa revanche pour un revers olympique en signant un gain convaincant devant l'Australien Mack Horton au 400 m style libre, dimanche, lors de la première finale de natation aux Mondiaux de la FINA.

Yang a distancé un peloton incluant les trois derniers médaillés d'or olympique de la discipline : Horton (2016), Sun (2012) et le Sud-Coréen Park Tae-hwan (2008).

Yang a gagné par plus de deux longueurs, touchant le mur en 3:41,38. Horton et l'Italien Gabriele Detti l'ont accompagné sur le podium, devant Park.

L'été dernier à Rio, Horton a battu Sun après l'avoir qualifié de «tricheur dopé» en référence à une suspension de trois mois pour dopage, en 2014.

Chez les dames, c'est Katie Ledecky qui s'est imposée. L'Américaine de 20 ans a pris ses distances dès le premier tour, n'étant plus menacée par la suite.

Ledecky a signé un chrono de 3:58,34, finissant plus de trois secondes devant Leah Smith, une compatriote. La Chinoise Li Bingjie a mérité le bronze.  La Presse canadienne




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