Hamilton, prince de Silverstone

Pour la quatrième fois consécutive, le pilote Mercedes... (AP, Frank Augstein)

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Pour la quatrième fois consécutive, le pilote Mercedes Lewis Hamilton a remporté le Grand Prix de Grande-Bretagne. Le Britannique compte maintenant cinq victoires en carrière devant son public.

AP, Frank Augstein

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Agence France-Presse
SILVERSTONE, Royaume-Uni

Un point, c'est tout... Tel est l'écart qui sépare désormais Lewis Hamilton, vainqueur pour la quatrième fois consécutive - et pour la cinquième fois de sa carrière - dimanche du Grand Prix de Grande-Bretagne, de Sebastian Vettel, meneur du Championnat du monde de F1, avec lequel Silverstone n'a pas été tendre.

On ne pouvait rêver meilleur suspense, alors que le cap de la mi-saison vient d'être franchi. Le duel qui oppose le Britannique à l'Allemand depuis la première manche australienne a encore pris une dose de piquant.

Le week-end anglais n'a réservé aucune surprise au héros national, qui s'offre une autre victoire devant son public, égalant ainsi son compatriote Jim Clark et le Français Alain Prost.

«Le soutien a été immense, a commenté Hamilton, arrivé en retard en conférence de presse après s'être offert un bain de foule désormais incontournable à Silverstone. Je suis vraiment fier d'avoir pu faire ça pour vous tous.»

Le sort a été bien cruel, par contre, avec Ferrari. Avec Vettel, plus particulièrement, qu'une crevaison spectaculaire dans le 50e et avant-dernier tour a privé de précieux points.

L'Allemand a longtemps oscillé entre la troisième et la quatrième place, subissant les assauts du Néerlandais de Red Bull Max Verstappen d'abord, puis du Finlandais de Mercedes Valtteri Bottas. Il sauve les meubles - et sa tête au Championnat - en terminant septième.

«Cette course n'a pas été positive pour nous, mais le bilan global est positif, voulait tout de même croire le pilote Ferrari. Il ne faut pas juger en fonction d'une course. Il faut accepter la défaite, même si je déteste perdre.»

Même punition, à peine adoucie par la montée sur la troisième marche du podium, pour son coéquipier finlandais Kimi Räikkönen. Celui-ci a vu la deuxième place lui passer sous le nez au 49e tour, également suite à une crevaison.

«La cause de ces soucis est actuellement en cours d'investigation, en collaboration avec l'équipe», a fait savoir Pirelli, fournisseur des pneumatiques de la F1, dans un communiqué.

Là encore, ce sont les Flèches d'argent qui en ont profité, Bottas assurant le doublé après être patiemment remonté de la neuvième position sur la grille.

«C'était le week-end parfait pour l'équipe, a noté le Finlandais, qui fait figure de troisième homme dans la lutte pour le titre mondial, à 23 points de Vettel. De mon côté, c'est incroyable ce que nous avons pu faire aujourd'hui. Kimi était trop loin pour espérer prendre la deuxième place, et puis nous avons eu de la chance...»

Stroll stagne

Après trois courses consécutives où il avait réussi à récolter des points, incluant son premier podium en carrière au Grand Prix d'Azerbaïdjan, le Québécois Lance Stroll, sur Williams, a dû se contenter de la 16e position.

Prenant le départ de la 15e case, Stroll avait réussi à gagner trois échelons dès le premier tour, mais un arrêt aux puits hâtif, dès le 23e tour, lors duquel il est passé des pneus tendres aux super-tendres, n'a pas apporté les résultats escomptés.

Son coéquipier Felipe Massa a terminé en dixième place.

«Ça n'a pas été une bonne course pour nous, a analysé le Québécois de 18 ans. Nous avons pourtant connu un bon départ en montant jusqu'à la 12e place, mais nous avons connu des problèmes avec la voiture. Je pense que c'est arrivé pendant le neuvième tour, mais je ne sais pas trop ce qui s'est passé. On s'est arrêté deux fois en pensant qu'il s'agissait d'un problème de pneus. Plus la course avançait, pire c'était», a expliqué Stroll dans les minutes suivant la fin de l'épreuve.

En conséquence, au classement des constructeurs, l'écart en faveur de Mercedes, dont la suprématie n'a pas un instant été contestée ce week-end, grimpe de 33 à 55 points.

Pour Hamilton, qui a décroché samedi la 67e pole position de sa carrière en F1, se rapprochant à une unité du record de l'Allemand Michael Schumacher, cette victoire est la conclusion parfaite d'une semaine qui avait pourtant mal commencé.

Le Britannique s'était dispensé de participer mercredi, contrairement à l'ensemble de ses concurrents, à une parade dans les rues de Londres, préférant prendre quelques jours de vacances en Grèce.

Dès le lendemain, il avait essuyé l'ire de la presse britannique, qui ne comprenait pas son choix d'aller se prélasser et faire la fête au soleil plutôt que de saluer ses fans anglais. «J'ai essayé de me préparer du mieux possible et de me relaxer», avait-il alors expliqué, évoquant une saison «intense» et la «pression» de s'imposer à domicile.

Ce nouveau succès dans son Grand Prix national lui a donné raison. Le prince de Silverstone a fait amende honorable.

Les pilotes reprendront le collier dès la fin de semaine prochaine lors du Grand Prix de Hongrie, sur le circuit de Hungaroring, en banlieue de Budapest.  Avec La Presse canadienne




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