Stroll sous les projecteurs en Autriche

Les deux séances d'essais libres du GP d'Autriche... (AP, Ronald Zak)

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Les deux séances d'essais libres du GP d'Autriche ont été plutôt difficiles pour Lance Stroll, qui a dernièrement récolté son premier podium à Bakou. Le jeune pilote de 18 ans demeure toutefois optimiste.

AP, Ronald Zak

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Associated Press
Spielberg

Les projecteurs sont braqués en direction du Québécois Lance Stroll en Autriche, deux semaines après son brillant podium au Grand Prix d'Azerbaïdjan.

L'adolescent de 18 ans a livré la course de sa carrière pour mener sa Williams jusqu'à la troisième place et, au passage, faire taire ses détracteurs avec panache. Maintenant qu'il est enfin monté sur le podium, à sa huitième sortie en Formule 1, Stroll peut commencer à bâtir sur quelque chose de solide.

«C'est vrai qu'il est jeune, qu'il a beaucoup à apprendre, mais il a prouvé qu'il grandit», a déclaré son coéquipier Felipe Massa, avec une «bien meilleure performance que les observateurs avaient anticipée».

À 36 ans, Massa est exactement deux fois plus âgé que Stroll et il connaît toute la pression entourant la jungle de la Formule 1. Il est venu tout près de remporter le Championnat du monde des pilotes alors qu'il évoluait avec Ferrari, s'inclinant devant Lewis Hamilton lors du dernier tour de piste de la saison 2008.

Maintenant qu'il a entamé sa dernière année en Formule 1, Massa s'est engagé à aider Stroll. «Je l'ai rencontré lorsqu'il était âgé de sept ou huit ans, et je n'ai aucun donc aucun problème à lui refiler toute information pouvant l'aider», a confié le Brésilien. «Il est beaucoup plus confiant.»

Expérience cruciale

Stroll a déjà fait partie de la prestigieuse école de pilotage Ferrari, où il a rencontré Massa pour la première fois. Selon le Québécois, l'expérience de son coéquipier sera cruciale au fur et à mesure où la saison va progresser.

«À ce moment, je suis à une étape de ma carrière où je ne sais pas toujours tout ce dont j'ai besoin de la voiture, et Felipe le sait. Je dois commencer à reconnaître ce qui doit être fait avec la voiture. Parfois, on pourrait emprunter la mauvaise direction, mais il s'agit d'un processus d'apprentissage.»

Même s'il a remporté le championnat de Formule 3 avec une imposante avance l'an dernier, le fait d'être le fils du milliardaire Lawrence Stroll a ouvert la porte aux critiques, qui ont commencé à laisser sous-entendre que son volant chez Williams lui avait été donné davantage grâce à son soutien financier qu'à son propre talent. Son incapacité à terminer chacune de ses quatre premières courses leur a donné des munitions.

Mais Stroll a réagi en terminant neuvième au GP du Canada, avant d'enchaîner avec sa superbe performance à Bakou. «Avant, je n'avais tout simplement pas la confiance pour pousser la voiture, parce que la voiture ne me donnait pas ce dont j'avais besoin. La voiture en obtient aussi beaucoup plus de moi.»

Vendredi, Stroll a dû se contenter des 15e et 16e positions des deux séances d'essais libres du GP d'Autriche. «Nous n'étions pas à 100 % avec l'équilibre et tout le reste. Il nous faut regarder ce qui se passe avec la voiture, comment elle réagit. Mais je pense que nous allons être très proches de tout le monde demain. Nous verrons.»




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