LeBron James promet un retour des Cavaliers

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Un an après avoir effectué une remontée historique, LeBron James et les Cavaliers de Cleveland ont été incapables de freiner les Warriors de Golden State, lors de la finale de la NBA.

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Associated Press
Cleveland

Après avoir félicité Kevin Durant et Stephen Curry, LeBron James a quitté le plancher à l'issue du cinquième match et rejoint Kyrie Irving, qui l'attendait.

Les deux joueurs-étoiles des Cavaliers de Cleveland se sont donné l'accolade, et alors qu'ils se dirigeaient vers le vestiaire et que la chanson We Are the Champions du groupe Queen résonnait dans les haut-parleurs de l'Oracle Arena d'Oakland, James a lancé un message à son coéquipier et au reste de la planète. «Nous reviendrons, a-t-il martelé. Nous reviendrons.»

Les champions en titre de la NBA avaient des failles dans leur armure, surtout en défensive et sur le plan de la profondeur de leur effectif, et elles ont été révélées au grand jour par une équipe de loin supérieure pendant la série finale.

Un an après avoir effectué une remontée historique, James et les Cavaliers ont été incapables de freiner les Warriors de Golden State.

Même s'ils n'ont fait qu'une bouchée de leurs adversaires en séries éliminatoires de l'Association Est et que James a joué à la hauteur des attentes pendant cinq parties contre les Warriors, les Cavaliers ont été incapables de défendre leur titre - et ce, en dépit du fait qu'ils avaient la plus importante masse salariale de la ligue. La formation de l'Ohio n'est donc plus l'équipe à battre, et même si elle peut encore aspirer aux grands honneurs, elle a des croûtes à manger si elle veut rejoindre les Warriors, qui ont présenté une fiche de 81-18 à l'occasion de la première campagne de Durant à Oakland et qui sont bâtis pour dominer longtemps.

À 32 ans, et même s'il n'a jamais joué aussi bien en 14 saisons dans la NBA, l'héritage de James pourrait être terni par la naissance d'une hypothétique dynastie.

«Je dois m'asseoir et réfléchir», a confié James, qui a présenté une moyenne de 33,6 points, 12 rebonds et 10 assistances au cours de cette série de championnat, sa septième consécutive. «Ils seront dominants longtemps. La plupart de leurs joueurs sont dans la vingtaine, et ils n'ont pas encore atteint leur plein potentiel... De ma perspective, ils seront des aspirants au titre pour quelques années encore.»

Équipe vieillissante

Les Cavaliers ne peuvent en dire autant. James est sous contrat pour encore un an, et rien ne garantit que le triple champion de la NBA acceptera une offre à long terme des Cavaliers en 2018, malgré sa volonté de demeurer dans le nord-est de l'Ohio. La semaine dernière, James a dit qu'il ignorait combien de saisons il lui restait à jouer. Il est possible que ses opportunités d'affaires à l'extérieur du terrain, qui comprennent la possibilité de se porter acquéreur d'une concession de la NBA, l'encouragent à devancer sa retraite sportive.

Mais c'est encore loin. Les Cavaliers doivent pour l'instant s'inquiéter de l'avenir du directeur général David Griffin, dont le contrat arrivera à échéance le 30 juin. Une fois que l'enjeu au sein de l'administration sera réglé, le directeur général devra colmater les failles des Cavaliers : la défensive, un groupe de réservistes vieillissants et trouver un garde substitut de qualité.

Pour James, une deuxième place n'est pas envisageable, surtout lorsque le succès se mesure en bagues de championnat. Il n'y a rien de gênant à s'incliner devant les Warriors pour la deuxième fois en trois ans, une équipe qui a amassé 73 victoires et qui a dû faire appel à Durant pour détrôner James. Ainsi, son nouveau défi sera de retourner au sommet. «Les équipes et les concessions tenteront de trouver des façons d'assembler des groupes de joueurs, de bons groupes de joueurs qui pourront se mesurer à cette équipe, a-t-il expliqué. Ils [les Warriors] forment le meilleur groupe qui soit, et j'ai affronté des groupes qui étaient très, très bons, et je crois qu'ils frôlent la perfection.»

Une dynastie qui ne fait que commencer

Avant même le coup d'envoi de la série finale de 2017, Jeff Van Gundy en était déjà persuadé : le règne de Golden State ne fait que commencer. 

«Rien ne peut les empêcher de disputer 8 à 10 finales de suite... Avec le talent qu'ils ont amassé, ils sont en position d'établir une dynastie», estimait l'ancien entraîneur des Knicks de New York Knicks et des Rockets de Houston, reconverti en analyste pour la télévision. 

Pour la troisième année consécutive, les Warriors ont terminé la saison régulière avec le meilleur dossier de la NBA. Au cours des trois dernières saisons, les Warriors ont gagné 207 matchs en saison régulière et encaissé seulement 39 défaites, soit un incroyable taux de victoires de 84,1 %! 

Ils ont réalisé la meilleure saison régulière de l'histoire en 2015-2016 avec 73 victoires en 82 matchs, et viennent de boucler les meilleures séries de l'histoire, non seulement de la NBA, mais du sport professionnel américain, avec 16 victoires contre un seul revers.  AFP

Curry: «On a connu l'enfer en 2016»

Stephen Curry avec sa fille Riley après avoir... (AP, Marcio Jose Sanchez) - image 4.0

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Stephen Curry avec sa fille Riley après avoir remporté le championnat de la NBA, lundi

AP, Marcio Jose Sanchez

Le meneur des Warriors de Golden State, Stephen Curry, a savouré lundi soir le championnat de la NBA conquis face aux Cavaliers de Cleveland comme une revanche sur la finale de 2016 qu'il a présentée comme «l'enfer du basket».

«Ce titre est différent de celui de 2015, en raison de ce qu'il s'est passé l'année dernière», a expliqué Curry en conférence de presse.

«On a connu - je ne trouve pas de meilleur mot - l'enfer du basket, dans le sens où nous avons été si proches de remporter le titre sans y parvenir», a poursuivi le détenteur de deux titres de meilleur joueur de la NBA (MVP). «On y a pensé pendant une année, tout en essayant de le mettre de côté, de mettre tout cela en perspective et d'en tirer les leçons», a ajouté Curry qui a fini la finale de 2017 avec des moyennes de 26,8 points, 8 rebonds et 9,4 passes décisives par match.

Lors de la finale de 2016, Golden State menait trois victoires à une face à Cleveland avant le cinquième match présenté à domicile, mais la franchise californienne a craqué et perdu trois matchs de suite, abandonnant son titre aux Cavaliers de LeBron James.

«Se retrouver à nouveau avec le titre de champions du monde, pouvoir célébrer ce titre et profiter pleinement de l'expérience, c'est vraiment extraordinaire. C'est difficile à comparer avec le premier titre, mais c'est très proche en termes d'intensité. Je vais en profiter tout l'été», a-t-il assuré.

Pas une promenade de santé

Depuis le recrutement retentissant de Kevin Durant durant l'été, Golden State faisait figure de grandissime favori pour le titre en 2017, mais Curry, désormais double champion de la NBA, a rappelé que cette saison n'avait pas été une promenade de santé.

«Peu importe ce que les gens disaient de nous en début de saison, on a dû travailler dur pour en arriver là», a conclu le meneur, qui devrait signer un contrat mirobolant de 200 millions $ pour cinq ans avec Golden State au début de juillet, selon la presse spécialisée.  AFP




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