Vettel frustre Räikkönen à Monaco

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En vertu de ces résultats, Vettel dispose maintenant d'un coussin de 25 points devant Hamilton au championnat des pilotes.

AFP, Andrej Isakovic

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Agence France-Presse
Monaco

À Monaco dimanche, il fallait miser sur le «5» rouge : l'Allemand Sebastian Vettel a remporté le Grand Prix monégasque devant son coéquipier chez Ferrari Kimi Räikkönen, parti en pole position, et conforté son avance au Championnat du monde.

Le quadruple champion du monde (2010-2013) affiche désormais un total de 129 points, 25 longueurs devant son principal rival, le Britannique de Mercedes Lewis Hamilton.

Sur un circuit étroit où dépasser est quasiment impossible, c'est la stratégie qui a fait la différence, les pilotes s'étant arrêtés plus tard aux stands ayant gagné des places.

Principaux bénéficiaires, sous les yeux de nombreuses personnalités, dont le champion du monde en titre et jeune retraité Nico Rosberg : Vettel, 2e sur la grille, et l'Australien de Red Bull Daniel Ricciardo, 5e au départ et 3e à l'arrivée.

Räikkönen, qui s'élançait aux avant-postes pour la première fois en 129 courses, le Finlandais de Mercedes Valtteri Bottas (4e) et le Néerlandais de Red Bull Max Verstappen (5e), passés plus tôt par leurs garages, ont chacun perdu une place.

Hamilton, principal rival de Vettel pour le titre mondial, a été le dernier à s'arrêter et ce choix a également payé. Parti en 13e positon après des qualifications ratées qui l'avaient laissé «dévasté» samedi, il s'est repris pour limiter la casse dimanche, comme il s'y était engagé, et a terminé 7e.

Wehrlein a eu peur

L'Allemand Pascal Wehrlein, pour sa part, s'est fait une très grosse frayeur au 61e tour, dans le virage du Portier, juste avant le tunnel : un accrochage avec le Britannique Jenson Button a envoyé sa monoplace buter sur la tranche contre les barrières, laissant craindre le pire.

La course a alors été neutralisée par la voiture de sécurité et la voiture médicale déployée. Mais celui-ci a rapidement pu rassurer son équipe par radio, avant de quitter sa voiture en marchant.

Pour les deux hommes, cela devait signifier la fin prématurée de la course, a priori la seule de la saison pour Button, remplaçant chez McLaren-Honda de Fernando Alonso.

Les deux coéquipiers ont d'ailleurs eu un échange savoureux par radio avant le départ. Button, facétieux, a en effet menacé l'Espagnol de «pisser dans son baquet», alors que celui-ci lui souhaitait «bonne chance» et lui demandait de «prendre soin» de sa voiture.

C'est donc un bilan mitigé pour le champion du monde 2009, qui s'est éloigné des circuits à la fin de la saison dernière pour se consacrer à sa passion du triathlon.

Alors qu'avant les essais libres il n'avait jamais piloté les monoplaces version 2017, plus larges et plus puissantes, celui-ci a signé le 9e temps des qualifications. Mais il n'a pas convertir en course, pénalisé de quinze places sur la grille pour le 5e changement de plusieurs éléments de son moteur.

Une pénalité symbolique pour Button

Le Britannique Jenson Button (McLaren-Honda) serait pénalisé de trois places sur la grille de départ d'un éventuel prochain Grand Prix, après que les commissaires l'ont jugé «principal responsable» de son accrochage avec l'Allemand Pascal Wehrlein au GP de Monaco dimanche.

Les deux pilotes se sont heurtés au 61e tour, provoquant la neutralisation de la course jusqu'au 67e tour, alors que l'Allemand était venu heurter les barrières, sa monoplace reposant sur la tranche.

Il est toutefois peu probable que cette pénalité s'applique. En effet, Button, qui se consacre depuis la fin de saison dernière à sa passion du triathlon, n'est revenu chez McLaren-Honda, dont il est le troisième pilote, que pour remplacer l'Espagnol Fernando Alonso, qui disputait dimanche les 500 miles d'Indianapolis, en IndyCar.

Stroll victime de sa voiture

Lance Stroll accumule les sorties frustrantes depuis le... (AP, Claude Paris) - image 5.0

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Lance Stroll accumule les sorties frustrantes depuis le début de la saison.

AP, Claude Paris

Lance Stroll a de nouveau été ennuyé par des problèmes de freins, dimanche, et en conséquence il a été contraint à l'abandon au Grand Prix de Formule 1 de Monaco.

Tout s'est joué à la suite de l'accrochage spectaculaire entre Pascal Wehrlein et Jenson Button au 61e tour. Alors que les voitures tournaient sous le drapeau jaune, derrière la voiture de sécurité, Stroll s'est plaint sur les ondes de la radio de Williams qu'il éprouvait des ennuis avec ses freins.

Stroll, alors en 15e et dernière position parmi les pilotes toujours en piste, a donc levé le pied, avant de rentrer sagement aux puits pour remiser définitivement sa voiture au 74e tour.

La veille, en qualifications, Stroll avait été contraint de s'arrêter très tôt en Q1 en raison d'une fuite hydraulique au niveau des freins.

«Ça n'allait pas trop mal pendant la course, mais lorsque la voiture de sécurité est sortie, c'est devenu très difficile pour plusieurs pilotes - il y a eu de nombreux accidents, a indiqué Stroll. Les freins ont perdu beaucoup de chaleur, et c'était très difficile de les remettre en température.

«Mais bon, nous avons éprouvé un problème avec un étrier [de frein] et tout ça n'a rien changé au résultat.»

Le Québécois a pourtant connu un départ sans histoire qui lui a permis de maintenir sa 17e place au classement, et il a même grimpé d'un rang à la suite de l'abandon du pilote Renault Nico Hulkenberg au 17e tour. Sauf que le principal intéressé semblait être resté sur son appétit.

«Mon départ n'a pas été le meilleur, car j'ai été bloqué au premier virage, a-t-il confié. Et je crois qu'à Monaco, il n'y a rien que tu puisses faire pour rattraper le terrain perdu. Ç'aurait été bien de pouvoir compléter la course.»

Chaude lutte avec Perez

Le pilote de Mont-Tremblant s'est ensuite retrouvé dans la mire de Sergio Perez, tout juste derrière lui. Même si le pilote Force India disposait d'une voiture plus performante que Stroll, ce dernier est parvenu à repousser ses attaques en frôlant, à maintes reprises, les barrières de sécurité.

Évidemment, Stroll a profité de l'étroitesse du circuit de 3,4 km qui sillonne les rues de Monte-Carlo pour constamment fermer la porte au pilote mexicain, jusqu'au 35e tour. C'est à ce moment-là que la stratégie des arrêts aux puits est entrée en jeu.

Après s'être arrêté au 41e tour pour chausser de nouvelles gommes ultra-tendres, Stroll est retourné en piste au 15e rang, derrière Jolyon Palmer.

Quelques tours plus tard, l'incident entre Wehrlein et Button mettait la table pour l'abandon de Stroll.

Le pilote recrue devra donc patienter encore au moins deux semaines avant d'espérer inscrire son premier point de classement en carrière en F1. La bonne nouvelle pour lui, c'est qu'il pourra tenter de le faire chez lui, devant ses partisans, au Grand Prix du Canada.  «J'ai vraiment hâte d'être à

Montréal, de rentrer à la maison, pour voir mes amis et ma famille, a-t-il admis. Je ressens beaucoup d'ondes positives, et je suis confiant car notre voiture performe bien historiquement à Montréal. «Restez avec moi. Gardez votre tête haute et ayez confiance, ça viendra», a-t-il résumé.  La Presse canadienne




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