Une nouvelle culture à injecter chez les Raptors

Le président des Raptors de Toronto, Masai Ujiri,... (La Presse canadienne, Frank Gunn)

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Le président des Raptors de Toronto, Masai Ujiri, sait déjà que le style de jeu des Raptors, bien qu'ayant mené le club en séries depuis quatre ans, a besoin d'un sérieux changement.

La Presse canadienne, Frank Gunn

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La Presse Canadienne
Toronto

Une saison régulière de 51 gains suivie de deux rondes en séries ne sont pas de nature à satisfaire le président des Raptors de Toronto, Masai Ujiri.

Il faut injecter une nouvelle culture dans l'équipe, mentionne-t-il en substance après que les siens, «un peu figés d'admiration», aient été balayés par LeBron James et les Cavaliers.

Lors des prochaines semaines, Ujiri va se pencher sur tous les aspects de l'organisation. Il sait déjà que le style de jeu des Raptors, bien qu'ayant mené le club en séries depuis quatre ans, a besoin d'un sérieux changement. Et il espère que Kyle Lowry sera de la partie. «C'est notre boulot de le convaincre de revenir, a dit Ujiri. On veut qu'il reste. Il a joué un grand rôle dans nos succès.»

Le membre de trois équipes d'étoiles va exercer l'option lui permettant de devenir joueur autonome le 1er juillet.

S'adressant aux médias au lendemain du jour où les Raptors ont vidé leurs casiers, Ujiri s'est dit déçu par la série contre Cleveland, ayant parfois l'impression que ce n'était pas son club sur le terrain. «Tout le monde va devoir rendre des comptes, a dit Ujiri. C'est impératif. Il faut comprendre ce qui s'est passé.»

Après avoir longuement discuté avec l'entraîneur Dwane Casey en matinée, Ujiri a évoqué le style de jeu à un contre un des Raptors.

«J'estime que c'est devenu facile à contrer, mentionne Ujiri. C'est prévisible. Quand ça fait plusieurs fois que quelque chose ne donne pas de résultats, il faut s'orienter différemment. Dans quelle direction, je ne le sais pas. Peut-être que ce sera la nouvelle façon de gagner dans la ligue.»

Il reste deux ans au pacte de 18 millions $ sur trois saisons de Casey, qui a dû gérer l'arrivée de Serge Ibaka et de P.J. Tucker en février. Sans oublier que Lowry a raté 21 matchs en raison d'une blessure à un poignet.

Conflit entre Casey et Lowry minimisé

Ujiri a par ailleurs minimisé les échos de conflits entre Casey et Lowry. «Nous avons gagné 56 matchs la saison dernière et 51 dans celle qui vient de se terminer. Ils devraient se tenir la main et chanter et ça nous donnerait quoi, 30 victoires? En quoi ça nous aiderait à n'importe quel niveau? Il y des gardes têtus. C'est leur façon d'être, et c'est la même chose pour certains entraîneurs.»

Lowry, Ibaka, Tucker et Patrick Patterson se dirigent vers l'autonomie. Plusieurs décisions seront dictées par qui part et qui reste.

Ujiri va présenter des scénarios aux propriétaires qui, dit-il, sont pleinement d'accord avec l'idée de dépenser ce qu'il faudra. Et s'il faut reconstruire, qu'il en soit ainsi.

«Nous devons trouver le moyen de jouer avec intensité et de motiver les partisans, dit Ujiri. Nous devons repérer les bons éléments pour engendrer de l'espoir. Ce n'est pas quelque chose qui nous fait peur, loin de là.»




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