Jeux olympiques spéciaux: sourires de vrais champions

Julien Cardinal-Moffet et Stéphanie Savard sont rentrés à... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Julien Cardinal-Moffet et Stéphanie Savard sont rentrés à Québec en champions, samedi soir, ayant chacun remporté deux médailles aux Jeux olympiques spéciaux mondiaux d'hiver, qui étaient disputés en Autriche.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Lui avait le sourire franc d'un Alex Harvey, elle, la fierté timide d'une Marie-Philip Poulin. Et tous deux les médailles au cou comme de vraies vedettes.

Stéphanie Savard et Julien Cardinal-­Moffet sont rentrés d'Autriche, samedi soir. Aux douanes, les deux athlètes de Québec ont dû déclarer chacun deux médailles remportées aux Jeux olympiques spéciaux mondiaux d'hiver, plus grosse compétition internationale destinée aux handicapés intellectuels.

«Je vais les mettre sur un crochet sur mon mur de brique, dans ma chambre», a expliqué Savard, skieuse alpine championne en super-G et en slalom géant dans la catégorie avancée. Ses deux médailles d'or s'ajoutent aux trois autres raflées aux Jeux olympiques spéciaux mondiaux précédents, en 2013, en Corée du Sud.

Une collection que sa mère aimerait mettre en valeur, à la maison. «Mais ce n'est pas fait encore. Pour le moment, je les mets dans un sac. On va bientôt me faire fabriquer un crochet», indique la skieuse de 23 ans de Beauport, qui a grandi sur des skis au chalet de ses grands-parents paternels, au Mont-Sainte-Anne.

Cardinal-Moffet, lui, c'est la course sprint. Sur raquettes. Avec ses succès sur le parcours de Ramsau am Dachstein - première place au relais, troisième position et record personnel sur 100 m et cinquième sur 200 m -, il poursuit la tradition gagnante du club Les Guépards de Québec.

Et ce, même s'il a dû s'entraîner cet hiver souvent dans le mauvais temps et toujours à la lampe frontale, puisque les pistes du camping Beauport n'étaient pas éclairées.

«C'est l'fun. Très hot!» sourit le raquetteur de 22 ans de Beauport, assurant ne pas avoir été stressé, même si l'entraîneur de l'équipe canadienne en a fait le dernier relayeur du 4 X 100 m. Il a devancé le Vénézuélien par seulement deux dixièmes de seconde, au fil d'arrivée.

Coups de chance

Savard estime avoir profité de deux coups de chance : l'absence de la Russe Nadezhda Erokhina, qui avait tout raflé à Pyeongchang, il y a quatre ans, et la porte ratée par l'Autrichienne Jasmin Heim en slalom géant, elle qui était plus rapide de quatre secondes.

«Les coachs [autrichiens] ont voulu être antisportifs et qu'elle passe pareil devant moi, mais ça n'a pas passé», explique-t-elle avec emphase, sous sa tuque neuve ornée des armoiries et des couleurs autrichiennes.

Après une telle aventure, un peu de repos s'avère bienvenu. «Le voyage n'est pas tant fatigant, à part peut-être le décalage. Mais aux Jeux, c'est très fatigant parce que les coachs sont tout le temps sur le même beat très sévère», souffle la jeune femme, incapable de dire si elle participera à d'autres Jeux dans quatre ans.

Quelque 3000 athlètes vivant avec une déficience intellectuelle en provenance de 110 pays ont concouru dans neuf sports à ces Jeux. Le Canada y était représenté par 110 athlètes, dont 11 du Québec et deux de la région de Québec.




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