Nage synchronysée: un trio de la capitale dans l'équipe nationale

Laurence Vézina, Gabrielle Boisvert, Andrée-Anne Côté sont membres... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Laurence Vézina, Gabrielle Boisvert, Andrée-Anne Côté sont membres l'équipe canadienne de nage synchronisée.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Longtemps qu'on n'avait pas vu trois filles de Québec réunies dans l'équipe canadienne de nage synchronisée. Et samedi, elles étaient de retour à la maison, chez elles, à la piscine où tout a commencé.

La vétéran, la voltigeuse et la recrue. C'est ainsi qu'on pourrait étiqueter le trio de la capitale composé de Gabrielle Boisvert, Laurence Vézina et Andrée-Anne Côté.

Boisvert, 22 ans, est de Cap-Rouge; Vézina, 20 ans, de L'Ancienne-Lorette; Côté, 19 ans lundi, de Saint-Georges. Elles en sont dans l'ordre à leur troisième, deuxième et première année au sein du programme national.

«À Québec, on est tellement toutes proches dans le club», affirme Boisvert. «Quand je suis partie seule au centre national à Montréal, on est plus en compétition, là-bas, alors je me cherchais un peu des amies. Puis Laurence est arrivée l'an passé, et Andrée-Anne cette année. Là, on parle!» s'exclame en souriant la plus expérimentée des trois.

Québec a eu Élise Marcotte, Valérie Welsh et Marie-Pier Boudreau-Gagnon aux Jeux olympiques de 2012. Mais Boudreau-Gagnon, native de Rivière-du-Loup, n'était venue parfaire sa formation dans la capitale qu'une année ou deux avant de faire le grand saut avec l'équipe nationale.

Cette fois-ci, les trois ont appris chez Synchro Élite, maintenant fusionné en Québec Excellence Synchro. Elles nagent ensemble depuis plusieurs années, sont plus que des coéquipières.

Conflit de travail des employés de soutien de l'Université Laval oblige, la démonstration de l'équipe canadienne a été déplacée du PEPS à la piscine Lucien-Flamand, samedi. Ce bon vieux bassin du centre Wilbrod-Bhérer, école de métiers voisine du parc Victoria, où elles ont exercé leurs battements de jambes durant d'innombrables heures.

Chacune apporte sa touche

Entraîneure-chef de l'équipe canadienne, Meng Chen estime que chacune apporte sa touche personnelle au tableau. Boisvert s'améliore sans cesse et fait partie du programme libre et du combo. Rare petit gabarit dans ce sport, Vézina est la prochaine voltigeuse après Jacqueline Simoneau, aussi soliste.

Quant à la recrue, Côté s'aligne déjà en technique et en combo, mais Chen veut l'intégrer au programme libre d'ici l'été. «C'est de la pression, mais je suis capable. On a juste convenu de ne pas essayer d'en faire trop, trop vite», indique celle qui doit en plus s'adapter à une nouvelle vie dans une nouvelle ville.

La cible des trois reste les Jeux olympiques de 2020. Mais elles devront mériter leur place dans l'équipe chaque année. Cette saison, le point focal du calendrier se tient du 14 au 22 juillet, les Championnats du monde FINA, à Budapest, en Hongrie.

L'occasion de faire bouger les choses, changer les attentes des juges par rapport aux performances du Canada. Aux derniers Mondiaux, en 2015, les Canadiennes avaient fini sixièmes (technique), septièmes (libre) et sixièmes (combiné) aux épreuves par équipe, avant de rater leur qualification pour les JO de Rio, l'an dernier.

Elles présentent dorénavant un programme plus fort au plan artistique. L'année 2017 sera aussi l'occasion d'insuffler «davantage d'objectivité et de fair-play» dans la nage synchronisée internationale, espère Cheng. L'espoir de voir l'Albertaine Lisa Schott élue à un poste-clé au sein de la FINA y participe pour beaucoup.

L'Omnium du Japon, fin avril, et celui du Canada, début mai, à Toronto, constituent les premières compétitions au menu. États-Unis et Ouzbékistan apparaissent aussi au calendrier.

Basée à Montréal, l'équipe canadienne compte huit Québécoises sur 14 nageuses. Un autre produit de la synchro de Québec cogne à la porte de l'élite nationale, soit Camille Fiola-Dion, originaire de Rimouski et membre de l'équipe de développement.

***

Mise K.-O. en synchro

Deux semaines et demie que Gabrielle Boisvert est sur le carreau. Blessée. Il n'y a pas qu'au football ou au hockey où ça frappe dur. La nageuse synchronisée a encaissé un coup de pied en pleine tête, à l'entraînement. «On est tellement proches les unes des autres, ça arrive souvent qu'on se cogne une jambe ou un bras. Mais la tête, c'est plus important», explique celle qui a ressenti maux de coeur et difficulté à supporter la lumière quelques heures après sa mésaventure. Encore maintenant, bonnes et moins bonnes journées se succèdent. Alors pas question de revenir dans l'eau trop vite.

Elle se souvient d'anciennes coéquipières dont le retour trop hâtif a provoqué une rechute et même forcé la retraite. Elle voit des améliorations, donc ne perd pas le moral. Boisvert n'était toutefois pas en action samedi devant parents et amies. Son nom a aussi été retiré de l'alignement pour l'Omnium du Japon, fin avril. Elle tient toutefois à participer aux Mondiaux FINA, mi-juillet, et fera tout en son pouvoir pour être remise d'ici là.




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer