Les nouveaux outils de Magali

Après quelques mois en Nouvelle-Zélande, et une visite... (La Presse, François Roy)

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Après quelques mois en Nouvelle-Zélande, et une visite au Japon, Magali Harvey se sent d'attaque pour gagner sa place au sein de l'équipe canadienne de rugby à XV en prévision de la Coupe du monde.

La Presse, François Roy

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Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Montréal

Magali Harvey était partie en Nouvelle-Zélande pour apprendre. Et elle est confiante d'avoir les outils pour gagner sa place au sein de l'équipe canadienne de rugby à XV en prévision de la Coupe du monde.

Après avoir vécu la déception de son exclusion de l'équipe nationale de rugby à 7 tout juste avant les Jeux olympiques de Rio, l'athlète de Québec a décidé de prendre les grands moyens pour ne plus revivre ces émotions. Et après quelques mois en Nouvelle-Zélande, et une visite au Japon, elle se sent d'attaque pour la prochaine étape.

«Je suis vraiment excitée pour la Coupe du monde,» a-t-elle raconté mercredi lors d'un entretien téléphonique. «J'espère vraiment être capable d'utiliser mes nouveaux outils avec l'équipe, tout en suivant le plan de l'entraîneur François Ratier.»

Pendant son exil dans le royaume du rugby, Harvey a gardé contact avec Ratier en lui envoyant les vidéos de ses matchs, s'assurant ainsi que son expérience lui serait bénéfique. «En général, il semblait satisfait. Il est bon pour donner ses impressions sans m'enfler la tête! Il me disait aussi sur quoi travailler.»

Âgée de 26 ans, Harvey a pu s'imprégner de la culture du rugby, le sport national de la Nouvelle-Zélande. Elle a d'abord porté les couleurs de l'équipe provinciale de rugby à XV de Waikato, avant de se rendre au Japon. À son retour en Nouvelle-Zélande, elle a joué pour le club Hamilton Old Boys, avant de s'entraîner avec l'équipe de rugby à 7 de Waikato.

Niveau plus élevé

«Je n'avais pas le droit de jouer avec l'équipe de rugby à 7 parce que je fais encore partie de l'équipe canadienne», a expliqué Harvey. «J'ai quand même pu m'entraîner avec l'équipe et c'était intéressant de voir les différences au niveau de l'entraînement et du coaching par rapport à ce qui se fait au Canada.»

Elle soutient avoir maintenant une meilleure compréhension tactique du rugby. «Dans le rugby au Canada, on se sort des situations difficiles avec notre athlétisme, pas avec notre compréhension du jeu», a-t-elle expliqué. «Je ne dis pas que les filles ne sont pas en forme en Nouvelle-Zélande, mais elles ont une meilleure compréhension du jeu.

«Le niveau est aussi en général plus élevé. Le jeu est plus rapide, la technique est meilleure. Je devais me surpasser pour obtenir du temps de jeu.»

Harvey aura une première occasion de démontrer ses nouvelles habiletés la semaine prochaine, alors qu'elle sera rendra en Colombie-Britannique pour un premier camp regroupant les 40 meilleures joueuses au Canada. Seulement 26 joueuses seront ensuite invitées à se rendre à San Diego pour deux rencontres face aux États-Unis.

Si tout se passe bien, Harvey retournera en Nouvelle-Zélande à la fin du printemps pour disputer trois matchs préparatoires avec l'équipe canadienne contre l'Australie, l'Angleterre et la Nouvelle-Zélande. La Coupe du monde féminine de rugby à XV se déroulera ensuite du 9 au 26 août, en Irlande. Lors de la dernière édition, en 2014, le Canada avait décroché l'argent, entre autres grâce au brio de Harvey. Elle avait d'ailleurs ensuite été nommée joueuse de l'année selon la Fédération mondiale de rugby.




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