Isabelle Charest chef de mission aux JO de 2018

L'ex-patineuse de vitesse de courte piste  Isabelle Charest... (La Presse canadienne, Paul Chiassson)

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L'ex-patineuse de vitesse de courte piste  Isabelle Charest agira comme chef de mission pour la délégation canadienne aux Jeux olympiques de Pyongchang, en Corée du Sud, en février 2018.

La Presse canadienne, Paul Chiassson

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Montréal

Isabelle Charest attendait avec impatience l'occasion de mener la délégation canadienne à de grands jeux. Le Comité olympique canadien a exaucé son voeu en la nommant au poste de chef de mission en vue des Jeux d'hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud.

«C'est un énorme privilège, un grand honneur, a déclaré la native de Rimouski lors d'une conférence de presse tenue à la Maison olympique de Montréal, lundi. Les chefs de mission qui m'ont précédée sont de grands olympiens - de bien plus grands olympiens que ce que j'ai été. C'est une grosse tape dans le dos qu'on me donne aujourd'hui.»

Charest n'en sera tout de même pas à une première expérience du genre. Après avoir occupé les mêmes fonctions aux Jeux olympiques jeunesse de Lillehammer l'an dernier, elle a été appelée en renforts afin d'occuper le rôle de chef de mission adjointe à Curt Harnett, qui a remplacé Jean-Luc Brassard quand ce dernier a démissionné dans la foulée du scandale qui a entaché la présidence de Marcel Aubut.

Quand on lui a demandé, après les Jeux de Rio de Janiero, si le poste de chef de mission pouvait l'intéresser, elle n'a pas eu à réfléchir longuement à la question.

«Je n'ai pas hésité. L'expérience de Rio - je trouvais que c'était important d'être chef adjoint avant d'être chef de mission - a été marquante. C'est un peu inouï de l'être déjà. Curt Harnett a été un très grand mentor, qui m'a beaucoup impliquée dans le processus l'an dernier. Ça m'a donné le goût de le refaire cette année.»

«Le comité de sélection a étudié la candidature de plusieurs personnes. Je ne peux pas dire combien, mais beaucoup de candidats de choix, a expliqué Tricia Smith, la présidente du COC. Au bout de ce processus, c'était unanime: Isabelle était notre premier choix.»

Trois présences aux JO

Charest a participé aux Jeux olympiques en trois occasions: Lillehammer, en Norvège, en 1994, Nagano, au Japon, en 1998 et Salt Lake City, aux États-Unis, en 2002. Elle y a remporté trois médailles au relais 3000m: une d'argent, deux de bronze. Elle est également double championne du monde sur distance individuelle, grâce à des victoires au 500m en 1996 à La Haye, aux Pays-Bas, et en 1997 à Nagano.

«Elle sait ce que ça prend pour gérer toute la pression, tout le stress qu'endurent les athlètes, a affirmé Tricia Smith. Nous l'avons vue en action. Je l'ai vue interagir avec les athlètes. Elle est une personne facile d'approche. À Lillehammer, elle a été formidable avec les parents - il y a tellement de parents d'athlètes aux Jeux olympiques jeunesse! Elle a cette passion et c'est une formidable joueuse d'équipe. Pour moi, c'est cet aspect que j'ai surtout retenu, à quel point l'équipe est important pour elle.»

Le rôle du chef de mission consiste notamment à agir à titre de porte-parole de l'équipe canadienne et de mentor auprès des athlètes, des entraîneurs et du personnel, en plus de créer un environnement qui favorise une performance optimale aux Jeux.

«Je considère que dans ma carrière, dans ma vie, j'ai été chanceuse d'avoir des gens qui m'appuient, qui sont des mentors, qui sont là pour moi, a souligné Charest. J'ai l'impression qu'en raison d'où j'en suis et du parcours que j'ai eu, je peux servir d'appui pour un athlète et pour l'équipe. (...) Je veux contribuer, c'est tellement exaltant de faire partie de cette organisation et d'être aux premières loges avec les athlètes.

«On veut beaucoup appuyer les athlètes, mais il faut aussi beaucoup appuyer les gens qui encadrent les athlètes, car ils ont une influence immense sur les performances de nos olympiens.»

Elle estime qu'elle sera davantage en mesure d'être un pilier de l'équipe, elle qui disposera d'une année complète pour parfaire sa préparation, contrairement au court délai dont elle avait bénéficié avant les Jeux de Rio.

«Ça va me donner le temps de me familiariser avec les athlètes: plus on connaît leur histoire, plus on peut tisser des liens avec eux. J'ai cette fois une longueur d'avance, car je me sens davantage dans mon élément dans des Jeux d'hiver. Il y a un plus petit nombre d'athlètes et je préfère ce contact plus privilégié.»

Elle dispose de 368 jours exactement pour apprendre à connaître son équipe - la plus importante délégation canadienne pour des Jeux d'hiver, a promis Smith -, puisque les Jeux de Pyeongchang auront lieu du 9 au 25 février 2018.

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