Rivalité amicale sur la piste du PEPS

Antoine Thibeault, Simon Beaulieu, Marie-Colombe St-Pierre, Leïna Durand... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Antoine Thibeault, Simon Beaulieu, Marie-Colombe St-Pierre, Leïna Durand et Yves Sikubwabo sont prêts pour la nouvelle saison universitaire d'athlétisme en salle.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Antoine Thibeault veut à tout prix défendre ses deux titres de champion canadien universitaire sur 1500 et 3000 mètres. Mais le coureur du Rouge et Or affrontera une vive concurrence. De la part de son coéquipier Yves Sikubwabo.

«C'est amical, comme compétition. Ça va nous permettre d'aller chercher un one-two punch de l'Université Laval aux Championnats canadiens», se réjouit Thibeault, à l'aube de la nouvelle saison d'athlétisme en salle. Le clou de la campagne se tient en mars, à Edmonton.

Rwandais d'origine établi au Canada depuis les Championnats du monde juniors à Moncton de 2010, Sikubwabo fait sa marque depuis son arrivée avec le Rouge et Or. Cet automne, il a gagné le Championnat canadien universitaire de cross-country, sur les plaines d'Abraham, où Thibeault a fini cinquième. Samedi dernier, au Canadien civil de cross, Sikubwabo a terminé 13e et Thibeault, 17e.

«C'est toujours bon de se faire pousser à l'entraînement, ça te motive à travailler plus fort. Avant, c'était Charles [Philibert-Thiboutot] et maintenant, c'est Yves», explique Thibeault, estimant qu'une telle rivalité à l'interne n'en fera qu'un coureur plus prêt au jour J.

«Antoine et moi, c'est plaisant de courir ensemble», assure de son côté Sikubwabo, un ancien de l'Université Guelph. «Il est mon coéquipier! Si je ne gagne pas, c'est lui qui gagne», résume celui qui dit viser le podium en Alberta, dans trois mois et demi, ajoutant que l'or s'avère «possible».

De la Nouvelle-Calédonie

Les deux fusées sur piste ne prendront pas le départ samedi au PEPS, pour l'Invitation Rouge et Or, coup d'envoi de la saison universitaire québécoise. Le volet universitaire du club d'athlétisme de l'UL réunit néanmoins une soixantaine d'athlètes dans les nombreuses disciplines.

Comme les lanceurs Simon Beaulieu et Leïna Durand, qui sont davantage dans l'ombre. «Les coureurs de demi-fond ont toujours constitué une grosse partie du club et ils ont eu du succès, alors on n'a aucune rancune d'être moins en vue», rigole Beaulieu, qui lance autant du poids que du marteau.

Comme sa coéquipière Durand, qui a acquis les bases de son sport en Nouvelle-Calédonie, son pays natal. Elle a quitté son île du Pacifique située au large de l'Australie pour aller étudier en France, à Bourg-en-Bresse, puis de là un échange étudiant l'a amenée au Cégep de Lévis. Ensuite l'Université Laval, où elle a pu reprendre la pratique du lancer du poids et du marteau, l'an dernier, à sa grande surprise.

Avec un bon taux de réussite, elle qui a récolté deux médailles au dernier Championnat universitaire québécois d'athlétisme, en février. La lanceuse de 22 ans vise cette fois d'accéder au championnat canadien dans les deux disciplines. Et de peut-être participer au Championnat civil de France, l'été prochain, pays dont la Nouvelle-Calédonie relève et dont les habitants possèdent la nationalité.

Coïncidence, Durand a retrouvé à Québec un compatriote du bout du monde. Lyvaï Faïnicka est joueur de ligne défensive au sein de l'équipe de football du Rouge et Or. Ils se connaissaient de la maison, mais ne s'attendaient pas à renouer dans le froid.

Samedi, les épreuves se tiendront de 9h30 à 17h.

Marie-Colombe St-Pierre de retour

Marie-Colombe St-Pierre n'a pas répété les exploits de sa première saison universitaire. Pas encore. Des blessures successives au gros orteil et au talon d'Achille droits ont plombé ses deux dernières années sur la piste. Mais la sprinteuse du Rouge et Or compte bien profiter de sa quatrième campagne universitaire avec le Rouge et Or pour retrouver sa superbe. «Un gros orteil, ça paraît banal, mais quand tu cours, c'est assez important!» lance en riant celle qui avait été nommée meilleure recrue et athlète féminine par excellence de l'athlétisme universitaire québécois la même saison, en 2013-2014.

Sa motivation en a toutefois pris un coup par la suite et la coureuse de 22 ans de Lac-Etchemin admet avoir songé à accrocher ses espadrilles. Le retour de l'entraîneur spécialiste du sprint Fabrice Akué avec le club de l'UL compte parmi les éléments qui ont relancé St-Pierre. Elle termine son baccalauréat en orientation et pourrait tirer sa révérence au printemps, raison supplémentaire pour finir en beauté. Cet hiver, comme lors de la compétition de samedi au PEPS, elle se produit en solo sur 60 et 300 m, en plus des relais 4 X 200 m et 4 X 400 m.

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