Un premier championnat pour Rosberg

L'Allemand Nico Rosberg saute de joie à côté... (AP, Luca Bruno)

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L'Allemand Nico Rosberg saute de joie à côté de sa voiture, après être arrivé deuxième au Grand Prix d'Abou Dhabi, ce qui lui a assuré le championnat des pilotes de Formule 1.

AP, Luca Bruno

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Associated Press
Abou Dhabi

L'Allemand Nico Rosberg a su garder son sang-froid pour mettre la main sur un premier championnat des pilotes de Formule 1 en terminant deuxième du Grand Prix d'Abou Dhabi, le dernier de la saison.

Le champion en titre Lewis Hamilton, coéquipier de Rosberg chez Mercedes, a gagné la course, sa 53e victoire en F1. Il était parti de la pole.

Rosberg détenait une avance de 12 points devant Hamilton avant le départ de la course et n'avait besoin que d'une troisième place dans l'éventualité où son coéquipier remportait l'épreuve pour être sacré champion.

Hamilton a de façon flagrante désobéi aux ordres de l'écurie d'accélérer en fin de course, ce qui a eu pour effet de rapprocher Rosberg de Sebastian Vettel et Max Verstappen, troisième et quatrième, respectivement. Vettel n'a pas été en mesure de dépasser Rosberg et il a terminé tout juste devant Verstappen.

Vice-champion des deux dernières campagnes, le pilote de 31 ans rejoint finalement son père, Keke Rosberg, champion de la saison 1982, dans le cercle des vainqueurs.

«Cette course n'a sûrement pas été la plus agréable que j'aie connue, a déclaré Rosberg. Je ne peux pas croire que ce soit terminé. Je suis en extase!»

Pendant ce temps, Hamilton a raté de peu un troisième titre consécutif et un quatrième en carrière, même s'il a terminé la saison avec plus de victoires que Rosberg avec 10.

Hamilton a ralenti en fin de course pour augmenter les chances que Rosberg soit dépassé par d'autres pilotes. Si Rosberg avait été dépassé par Vettel et Verstappen et terminé quatrième, Hamilton aurait alors gagné le championnat.

Quand son équipe lui a demandé d'augmenter le rythme, Hamilton a carrément répondu : «Je vous suggère de nous laisser courser.»

Même un ordre direct du directeur exécutif de Mercedes, Paddy Lowe, à quatre tours de la fin n'a rien changé.

Rosberg était de toute évidence nerveux et Vettel n'était qu'à une roue derrière pendant le dernier tour. Mais il a pu rester suffisamment calme pour conserver sa position. Sa joie était évidente au moment de franchir le fil d'arrivée, alors qu'il a crié : «Oui! Champion du monde!» Il est ensuite sorti de sa monoplace et a dansé sur la piste avant d'être rejoint par ses mécaniciens, qui l'ont enlacé.

Hamilton s'est fait un point d'honneur d'aller féliciter Rosberg et de lui faire une accolade. Rosberg l'a acceptée, mais elle a été de courte durée. Il a ensuite poursuivi les célébrations avec ses mécanos. Quelques minutes plus tard, Rosberg a rejoint Bernie Ecclestone, qu'il a soulevé de terre pendant que ce dernier le félicitait.

Pendant ce temps, Hamilton se tenait à l'écart, buvant une bouteille d'eau, tandis que Vettel, lui-même quadruple champion du monde, souriait et félicitait le nouveau champion du circuit phare de la course automobile.

Les larmes aux yeux

Sur le podium, Rosberg avait les larmes aux yeux tandis que l'ampleur de l'exploit qu'il venait de réaliser l'a frappé. Il a remercié sa femme, qui a aussi essuyé une larme.

«Sincères félicitations. Beau travail», lui a alors dit Hamilton et les deux hommes ont échangé une poignée de mains plus enthousiaste cette fois. «Félicitations Lewis, tu es un grand compétiteur», a ajouté Rosberg.

Le champion a survécu aux derniers moments tendus de la course, mais également plus tôt, quand il est venu prêt d'entrer en contact avec Verstappen au 21tour, alors que les deux hommes luttaient pour la deuxième place.

Tandis que le soleil se couchait sur le circuit Yas Marina, la course s'est amorcée avec Hamilton en pole pour la 12e fois de la saison, une marque personnelle. Il s'agissait d'une 61e pole position pour lui, quatre de moins qu'Ayrton Senna.

Hamilton a connu un départ sans faute - comme Rosberg - quoique prudent. Pendant ce temps, la voiture de Verstappen a fait un tête-à-queue à la suite d'un contact au départ, ce qui l'a fait passer de la sixième à la dernière place.

Les 10 derniers champions du monde

  • 2016: Nico Rosberg (GER/Mercedes)
  • 2015: Lewis Hamilton (GBR/Mercedes)
  • 2014: Lewis Hamilton (GBR/Mercedes)
  • 2013: Sebastian Vettel (GER/Red Bull)
  • 2012: Sebastian Vettel (GER/Red Bull)
  • 2011: Sebastian Vettel (GER/Red Bull)
  • 2010: Sebastian Vettel (GER/Red Bull)
  • 2009: Jenson Button (GBR/Brawn Mercedes)
  • 2008: Lewis Hamilton (GBR/McLaren)
  • 2007: Kimi Räikkönen (FIN/Ferrari)

Champions du monde de père en fils...

Voici une petite liste non exhaustive des «pères et fils» champions du monde dans une même discipline:

AVIRON

En Italie, la famille Abbagnale est un des grands noms de ce sport, avec notamment les trois frères Giuseppe, Carmine et Agostino, multiples champions du monde dans les années 80 et 90. Fin août 2013, Vincenzo, le fils de Giuseppe a lui aussi été sacré au niveau mondial, en deux de pointe avec barreur.

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BOXE

Le Mexique a fourni de nombreuses familles de boxeurs aux riches palmarès. Julio Cesar Chavez, l'homme aux 107 victoires en 115 combats, champion du monde chez les super-plumes WBC (1984-1987), les légers WBA (1987-1989) et WBC (1988-1989), ainsi que chez les super-légers WBC (1989-1994; 1994-1996) et IBF (1990-1991), a ainsi engendré un fils, Julio Cesar Junior, lui-même champion du monde des poids moyen WBC en 2011-2012.

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CRICKET

L'Australien Geoff Marsh a ouvert la voie en remportant la Coupe du monde 1987 en tant que joueur, puis celle de 1999 en tant qu'entraîneur de l'Australie. Son fils Mitchell marche dans ses pas, champion du monde en 2015 après sa participation à trois matches de poule et même s'il n'a pas disputé la finale victorieuse.

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CYCLISME

En cyclo-cross, les Néerlandais Van der Poel sont incontournables. Le père, Adrie, a été champion du monde de la spécialité en 1996. Et la nouvelle terreur de la discipline n'est autre que son fils Mathieu, sacré en 2015 champion du monde également, à seulement 20 ans.

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ESCRIME

Au sabre messieurs, demandez la dynastie livournaise des Montano ! Grâce au grand-père Aldo (champion du monde individuel en 1938 et 1947), son fils Mario Aldo (1973, 1974) et son petit-fils Aldo (2011), fils de Mario Aldo qui porte donc le même prénom que son grand-père, l'Italie a collectionné les titres d'honneurs à travers les générations.

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HANDBALL

L'Espagne et la France, deux grands pays de handball, ont également connu deux familles en or. Pascal Mahé, champion du monde en 1995 et un des piliers des «Barjots», est le père de Kentin Mahé, sacré à son tour 20 ans plus tard, en 2015. Plus étonnant encore, les sacres simultanés de Valero Rivera père et fils, au Mondial-2013: le premier était l'entraîneur de l'équipe, le deuxième l'ailier gauche de la sélection.

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FORMULE 1

Le sacre de Nico Rosberg après celui de son père Keke n'est pas une première. C'est le Britannique Damon Hill qui est ainsi devenu le premier +fils de+ champion du monde de F1, en 1996. C'était 28 ans après le dernier sacre de son père Graham, double champion du monde (1962, 1968).

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MOTO

La dynastie Roberts a laissé une belle trace sur les circuits. À commencer par Kenny Roberts, triple champion du monde de la catégorie reine (alors 500 cc) en 1978, 1979 et 1980. Son fils, Kenny Roberts Jr, s'est engouffré dans sa trajectoire, champion du monde également en 500cc en 2000.

Des adieux bien tristes pour Jenson Button

Jenson Button parle aux journalistes après avoir dû quitter... (AP, Luca Bruno) - image 5.0

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Jenson Button parle aux journalistes après avoir dû quitter le dernier Grand Prix de sa carrière prématurément en raison d'un bris de suspension.

AP, Luca Bruno

Les adieux de Jenson Button à la Formule 1 ont été bien tristes : il a dû quitter le dernier Grand Prix de sa carrière prématurément en raison d'un bris de suspension.

Button détient une clause d'option lui permettant de piloter une McLaren en 2018, mais il a déclaré avant l'ultime course d'Abou Dhabi qu'il ne s'attendait pas à effectuer un retour.

«Ma course a été plutôt courte, mais j'ai apprécié tout le reste. J'étais très émotif au moment de prendre place dans la voiture, a indiqué Button. C'était bien spécial d'avoir toute l'équipe, ma famille et mes amis qui m'encourageaient alors que je me dirigeais vers le garage. J'étais bien content de porter mes verres fumés à ce moment-là.»

Il en était au 13e tour quand des étincelles ont surgi de sa voiture. Incapable de suivre le parcours, Button, semblant aux prises avec un problème de suspension ou de direction, est passé sur une section gazonnée avant de rejoindre la piste un peu plus loin.

«Je ne pense pas que nous ayons jamais eu ce genre de problème», a expliqué un Button dépité, alors que sa voiture était reconduite au garage. «Je suis juste heureux d'avoir pu trouver le problème avant d'avoir mis les freins. Ça a toujours été l'une des forces de notre écurie d'éviter les pièces défectueuses. Il a fallu que ça arrive aujourd'hui.»

Très populaire auprès des partisans et des autres pilotes, Button est sorti de son véhicule et a salué la foule une dernière fois avant d'être réconforté par ses mécaniciens et sa mère.

«Je suis très heureux de tout ce que j'ai accompli au cours de ma carrière. Maintenant, elle est terminée.»

Button cédera sa place au Belge Stoffel Vandoorne, qui sera le partenaire de Fernando Alonso chez McLaren l'an prochain. Button agira à titre de conseiller auprès de l'écurie.

Le pilote de 36 ans a remporté le championnat de la F1 contre toute attente, alors qu'il s'alignait avec l'écurie Brawn, en 2009. Il a gagné 15 courses en tout. Celui qui a participé à son premier GP de Formule 1 à l'âge de 20 ans a disputé 305 courses au total, une de moins que le septuple champion Michael Schumacher.

Malheureusement, il n'a pas eu les adieux qu'il souhaitait et cet ennui mécanique l'a privé d'un dernier drapeau à damier. «Je vis dans l'instant présent», a affirmé Button, qui comptait avoir beaucoup de plaisir dimanche soir.

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